Les nationalistes blancs encore autorisés dans l’armée US, déplore un officiel
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Les nationalistes blancs encore autorisés dans l’armée US, déplore un officiel

Pour les membres d'une sous-commission de la Chambre, les politiques militaires concernant l'extrémisme doivent être remises à jour pour refléter l'essor du terrorisme national

Des centaines de suprématistes, de néonazis et de membres de l'extrême-droite américaine à Charlottesville, en Virginie, le 12 août 2017. (Crédit : Chip Somodevilla/Getty Images/AFP)
Des centaines de suprématistes, de néonazis et de membres de l'extrême-droite américaine à Charlottesville, en Virginie, le 12 août 2017. (Crédit : Chip Somodevilla/Getty Images/AFP)

L’adhésion à un groupe nationaliste blanc devrait être suffisante pour empêcher un homme ou une femme d’intégrer l’armée, a estimé un responsable américain de la Défense devant une sous-commission de la chambre.

Robert Grabosky, vice-directeur chargé de l’application de la loi au sein du bureau des enquêtes spéciales de l’armée de l’air, a déclaré devant la sous-commission des services armés, lors d’une audience qui a eu lieu mardi dernier, que si l’adhésion à un groupe nationaliste blanc « n’est pas interdite », une « participation active » dans le même groupe devait pouvoir entraîner une décharge administrative décidée à la discrétion du commandant en charge, a fait savoir Military.com.

Une participation active se définit par des activités de collecte de fonds, de rassemblement, de recrutement et d’organisation.

Un sondage effectué par Military Times, dont les résultats ont été publiés au début du mois, a révélé que plus d’un tiers des militaires en service actif et plus d’une moitié des militaires issus des minorités avaient dit avoir été témoins de nationalisme blanc ou de « racisme idéologique » pendant leur service.

Lors de l’audience, les membres de la sous-commission ont suggéré que les politiques militaires en termes de transmission d’information et de sanction, concernant le nationalisme blanc et l’extrémisme, devaient être réactualisées de manière à refléter la résurgence du terrorisme domestique aux Etats-Unis, a fait savoir Connectingvets.com.

Les recruteurs militaires utilisent des systèmes de vérification des antécédents des recrues, leurs empreintes digitales et ils identifient les tatouages pour contrôler leur éventuelle adhésion à des groupes extrémistes.

Les membres de la sous-commission ont affirmé que l’armée devait également contrôler les réseaux sociaux pour identifier les extrémistes dangereux et ce dans le but de prévenir leur entrée chez les militaires, selon l’article.

« Je ne pense pas que les militaires prennent suffisamment au sérieux cette menace et qu’ils aient les outils suffisants ou les ressources nécessaires pour y faire face », a commenté la représentante démocrate de Californie Jackie Speier. « Nos initiatives de contrôle et d’inscription regroupent les activités des suprématistes blancs avec les affiliations aux gangs sans les traiter comme une question de sécurité nationale au même niveau que le terrorisme venu de l’étranger ».

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