Les panneaux anti-américains dominent toujours les rues de Téhéran
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Les panneaux anti-américains dominent toujours les rues de Téhéran

Un graffiti comparant Obama au meurtrier d'un imam shiite est toujours présent et c'est loin d'être le seul

Un panneau représentant le président Barack Obama debout à côté du calife Yazid I, le souverain du septième siècle responsable de l'assassinat de l'Imam Hussein (Crédit : Times of Israel staff)
Un panneau représentant le président Barack Obama debout à côté du calife Yazid I, le souverain du septième siècle responsable de l'assassinat de l'Imam Hussein (Crédit : Times of Israel staff)

Alors même que les autorités iraniennes ont pris soin d’effacer des graffitis anti-américains d’un mur dans le centre de Téhéran, les affiches géantes appelant à la chute des Etats-Unis et celle se moquant du président Barack Obama ornent encore des bâtiments de la capitale de la République islamique, selon un photographe du Times of Israel.

Plus tôt cette semaine, le site conservateur iranien Farda News a publié une photo d’un homme recouvrant le slogan « Mort à l’Amérique de 2015 », qui a été tagué sur la paroi extérieure de ce qui était autrefois l’ambassade américaine à Téhéran.

La photo a été interprétée par un certain nombre de personnes comme étant la démonstration du régime des ayatollahs de bonne volonté envers les Etats-Unis suite à la signature d’un accord sur le nucléaire connu sous le nom de plan global d’action conjoint le 14 juillet.

Mais les signes dénigrant Obama et les Etats-Unis sont encore bien présentes à Téhéran, et ont été photographiées le 1er septembre.

Un panneau géant représente les étoiles et les bandes du drapeau américain comme des crânes et des bombes qui tombent sur les mots « Mort à l’Amérique ». L’inscription sous l’image cite l’ayatollah Ali Khamenei : « Nous ne ferons aucun compromis avec les États-Unis, même pas l’espace d’un instant ».

Les étoiles et les bandes du drapeau américain représentées comme des crânes et des bombes dans le centre de Téhéran, le 1er septembre  2015 (Crédit : Times of Israel staff)
Les étoiles et les bandes du drapeau américain représentées comme des crânes et des bombes dans le centre de Téhéran, le 1er septembre 2015 (Crédit : Times of Israel staff)

Un autre panneau cite Sayyed Mohammad Beheshti, un leader révolutionnaire iranien qui a dirigé le système judiciaire post-1979 de l'Iran jusqu'à son assassinat en 1981, qui déclare : « Amérique, vous pouvez être en colère contre nous et mourir dans votre colère ! », photo prise le 1er septembre 2015 (Crédit : Times of Israel staff)
Un autre panneau cite Sayyed Mohammad Beheshti, un leader révolutionnaire iranien qui a dirigé le système judiciaire post-1979 de l’Iran jusqu’à son assassinat en 1981, qui déclare : « Amérique, vous pouvez être en colère contre nous et mourir dans votre colère ! », photo prise le 1er septembre 2015 (Crédit : Times of Israel staff)
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Un troisième panneau dénigre Obama en le dépeignant debout à côté d’une image de Yazid I, un calife sunnite du septième siècle responsable de l’assassinat de l’imam Hussein, l’un des personnages les plus vénérés de l’islam chiite.

Un panneau représentant le président Barack Obama debout à côté du calife Yazid I, le souverain du septième siècle responsable de l'assassinat de l'Imam Hussein (Crédit : Times of Israel staff)
Un panneau représentant le président Barack Obama debout à côté du calife Yazid I, le souverain du septième siècle responsable de l’assassinat de l’Imam Hussein (Crédit : Times of Israel staff)

Pendant ce temps, plus d’une douzaine d’étudiants iraniens ont dévoilé une plaque anti-américaine sur la porte de l’ancienne ambassade américaine à Téhéran.

La plaque dévoilée mercredi par les forces paramilitaires Basij porte une liste de condamnations de l’Amérique prononcées par le défunt fondateur de la République islamique, l’ayatollah Ruhollah Khomeini. Durant l’événement, des étudiants ont mis le feu à des drapeaux américain, anglais et israélien.

L’Iran et les Etats-Unis n’ont eu pas de relations diplomatiques depuis 1979, lorsque des étudiants iraniens ont pris d’assaut l’ambassade et 52 Américains en otage pendant 444 jours.

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