Iran : Une poignée de miliciens brûlent des drapeaux israélien, américain et anglais
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Iran : Une poignée de miliciens brûlent des drapeaux israélien, américain et anglais

Les drapeaux ont été piétinés et brûlés par une trentaine de personnes, à la fin d'une cérémonie devant l'ancienne ambassade des Etats-Unis

Quelques étudiants de la milice iranienne islamique des Bassidjis ont piétiné et brûlé mercredi à Téhéran des drapeaux israélien, américain et britannique, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Les drapeaux ont été piétinés et brûlés par une trentaine de personnes, à la fin d’une cérémonie devant l’ancienne ambassade des Etats-Unis, toujours considérés par certains en Iran comme le « grand Satan », en dépit de la conclusion d’un accord nucléaire entre ce pays et les grandes puissances dont les Etats-Unis et la Grande-Bretagne.

Cette cérémonie avait été organisée pour dévoiler une pierre murale énumérant « les cent termes » utilisés par le fondateur de la République islamique, l’ayatollah Rouhollah Khomeiny, pour qualifier les Etats-Unis : « grand Satan », « criminels », « corrompus », « arrogants » ou encore « anti-Coran ».

Mardi, la police iranienne avait arrêté à Téhéran des distributeurs de vêtements imprimés de « drapeaux américain et britannique ».

L’Iran ne reconnaît pas l’existence d’Israël et ses relations diplomatiques avec Washington sont rompues depuis 1980, année de la prise en otage des diplomates de l’ambassade des Etats-Unis à Téhéran par des étudiants islamistes, quelques mois après la révolution islamique de 1979.

De son côté, la Grande-Bretagne a été accusée par l’Iran d’avoir, avec les Etats-Unis, renversé le régime nationaliste du Premier ministre nationaliste Mohammad Mossadegh en 1953.

Mais les relations entre les deux pays se sont réchauffées récemment avec l’accord sur le nucléaire et la visite en aôut de Philip Hammond, la première d’un chef de la diplomatie britannique en Iran depuis 2003. A cette occasion, l’ambassade du Royaume-uni, fermée en 2011 après avoir été saccagée par des manifestants hostiles au renforcement des sanctions contre l’Iran, a rouvert ses portes.

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