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Les prisonniers sécuritaires exclus de la loi de libération anticipée en Israël

Le texte dont l'objectif est de décharger des prisons surpeuplées ne s'appliquera pas aux condamnés pour terrorisme ou autres crimes relatifs à la sécurité

Illustration : des prisonniers sécuritaire de la prison d'Ofer, en Israël, le 20 août 2008. (Crédit : Moshe Shai/Flash90)
Illustration : des prisonniers sécuritaire de la prison d'Ofer, en Israël, le 20 août 2008. (Crédit : Moshe Shai/Flash90)

La commission des Affaires internes de la Knesset a approuvé cette semaine le texte d’un projet de loi visant à soulager les prisons actuellement surpeuplées en autorisant la libération anticipée de certains détenus.

Environ 700 personnes devraient être libérées lorsque cette nouvelle loi gouvernementale entrera en vigueur aux alentours du 20 décembre, ce qui permettra à l’Autorité des prisons de réduire de manière automatique chaque condamnation.

Alors qu’à l’heure actuelle, le service concerné peut réduire une condamnation à hauteur d’une semaine pour six mois d’incarcération, une peine de six mois sera automatiquement diminuée de deux semaines. Une peine d’un an sera ainsi réduite d’un mois, et un détenu purgeant une condamnation de vingt ans pourra bénéficier d’une réduction de sept mois.

Le projet de loi sera présenté dans les prochaines jours en séance plénière à la Knesset pour ses deuxième et sa troisième lectures avant adoption définitive.

Le service israélien des prisons a été placé dans l’obligation de programmer la libération de 1 000 prisonniers en raison d’un jugement de la Haute cour qui exige que les détenus puissent dorénavant jouir d’au moins 4,5 mètres carrés d’espace chacun, ce qui représente une augmentation de 50 % par rapport aux trois mètres carrés qui étaient accordés par le passé.

Le projet de loi original englobait également les prisonniers détenus pour des crimes liés à la sécurité.

Le texte a été modifié et les exclut dorénavant, après que les médias ont révélé qu’environ 300 prisonniers condamnés pour terrorisme et autres crimes sécuritaires bénéficieraient d’une libération anticipée de plusieurs mois.

La législation inclura néanmoins les personnes condamnées pour avoir aidé des terroristes, a fait savoir Haaretz mardi. Un grand nombre d’entre elles ont été condamnées pour mort par négligence mais pas pour des crimes sécuritaires, a noté l’article.

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