Les propos sur l’annexion de Friedman, un pas vers « le changement », selon Erdan
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Les propos sur l’annexion de Friedman, un pas vers « le changement », selon Erdan

Des ministres ont défendu l'ambassadeur américain, sous le feu des critiques palestiniennes pour avoir dit qu'Israël avait le "droit" de conserver une partie de la Cisjordanie

Le ministre de la Sécurité publique, Gilad Erdan, s'exprime lors d'une conférence de presse à Tel Aviv, le 13 septembre 2018. (Roy Alima/Flash90)
Le ministre de la Sécurité publique, Gilad Erdan, s'exprime lors d'une conférence de presse à Tel Aviv, le 13 septembre 2018. (Roy Alima/Flash90)

Le ministre de la Sécurité intérieure Gilad Erdan a salué dimanche l’ambassadeur américain qui a déclaré que l’Etat juif avait le droit d’annexer « certaines parties » de la Cisjordanie.

« La vision du monde de l’administration Trump qui a été exprimée par l’ambassadeur (David) Friedman est la seule susceptible d’apporter un changement », a dit Erdan.

Le ministre a ajouté que c’était la seule manière de « faire comprendre aux Palestiniens que le boycott d’Israël et des Etats-Unis et le soutien au terrorisme et aux incitations n’auront aucun résultat ».

« Ce sont eux qui perdront s’il rejettent la paix », a continué Erdan.

Le ministre de la Coopération régionale, Tzachi Hanegbi, assiste à une conférence de presse à l’hôtel King David à Jérusalem le 13 juillet 2017, annonçant un accord sur l’eau entre Israël et l’Autorité palestinienne. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

« Le positionnement adopté par la majorité de la société israélienne est que tout futur accord sera basé sur le maintien inchangé de notre contrôle sur la Judée-Samarie », a dit Tzachi Hengbi, député du Likud aux côtés d’Erdan, qui s’est référé à la Cisjordanie par ses noms bibliques.

« C’est la raison pour laquelle les propos de Friedman sont remplis de beaucoup de sagesse et de bon sens », a-t-il ajouté.

Dans une interview qui avait été publiée samedi par le New York Times, Friedman avait déclaré que l’annexion par Israël de certaines zones de la Cisjordanie serait légitime.

« Sous certaines circonstances, je pense qu’Israël a le droit de conserver une partie – mais probablement pas toute – la Cisjordanie », avait expliqué l’ambassadeur.

Le ministre de l’Economie Eli Cohen, issu des rangs du parti Koulanou, a également tweeté son soutien à Friedman, disant qu’il n’avait nul besoin s’excuser pour les paroles tenues face à la colère des Palestiniens.

« Maintenant, après 52 ans, le temps est venu d’élargir la souveraineté israélienne sur les blocs d’implantations comme à Jérusalem », a écrit Cohen. « Les autres pays le reconnaîtront tôt ou tard ».

Le député de l’opposition Yoaz Hendel, membre relativement à droite de la formation centriste Kakhol lavan, a également salué cette déclaration, disant au micro de la station de radio publique Kan qu’elle était « conforme au programme de Kakhol lavan ».

Le député de Kakhol lavan Yoaz Hendel à la Knesset, le 29 mai 2019 (Capture d’écran)

« L’administration Trump adopte une approche sobre du conflit israélo-palestinien », a écrit Hendel sur Twitter.

« Ce que dit Friedman est conforme au plan Allon », a-t-il ajouté, faisant référence à un plan avancé par le ministre israélien Yigal Allon qui prévoyait la division de la Cisjordanie entre Israël et la Jordanie.

Les Palestiniens et les Arabes israéliens ont pour leur part réagi avec colère aux propos de Friedman.

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