Les rebelles syriens sommés de se rendre à la frontière israélienne
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Les rebelles syriens sommés de se rendre à la frontière israélienne

Les groupes soutenus par l'Iran assiègent aussi les insurgés à Beit Jinn avec un ultimatum de 72 heures. Des pourparlers seraient en cours selon le Hezbollah

Des soldats israéliens patrouillent sur la frontière israélo-syrienne sur le plateau du Golan (Crédit : Basel Awidat/Flash90)
Des soldats israéliens patrouillent sur la frontière israélo-syrienne sur le plateau du Golan (Crédit : Basel Awidat/Flash90)

Les rebelles syriens assiégés près de la frontière avec Israël et le Liban à proximité du mont Hermon ont reçu l’ordre des forces environnantes du régime de capituler ou de subir une défaite, a rapporté Reuters pendant la nuit de mardi.

« Ils ont 72 heures pour se rendre et pour que les soldats aillent à Idlib [détenu par les rebelles] tandis que ceux qui voudront rester devront parvenir à un accord », a fait savoir un responsable de l’armée syrienne libre.

Les rebelles se trouvent à Beit Jinn et doivent affronter les forces militaires syriennes ainsi que les milices soutenues par l’Iran et le groupe terroriste du Hezbollah. Des combats féroces ont été rapportés dans le secteur ces derniers jours alors que les forces qui appuient le président Bashar Assad avancent vers les rebelles.

Le Hezbollah a indiqué que les rebelles avaient l’intention de se rendre et que des pourparlers ont commencé sur les termes de cette capitulation.

Suhaib al Ruhail, un responsable du groupe rebelle Liwa al Furqan qui opère dans le secteur, a indiqué lundi à Reuters que « les milices soutenues par l’Iran tentent de consolider leur sphère d’influence depuis le sud-ouest de Damas jusqu’à la frontière israélienne ».

La région de Beit Jinn est la dernière enclave significative entre les mains des rebelles au sud-ouest de Damas.

Des milliers de combattants chiites affrontent plusieurs centaines de rebelles, dont ceux de l’Armée syrienne libre, un groupe de milices affiliées, dont certaines ont reçu de l’aide et des armes de la part des pays occidentaux, notamment des Etats-Unis.

Les rebelles détiennent encore d’autres secteurs dans le centre et dans le sud de Qouneitra sur le plateau du Golan, a indiqué l’agence.

Israël, qui s’inquiète de voir l’Iran augmenter sa portée en Syrie via ses milices et le puissant mouvement terroriste chiite libanais du Hezbollah en particulier, a entrepris des démarches diplomatiques et, selon certaines informations, des initiatives militaires.

Jérusalem craint que la présence iranienne dans la zone ne serve de tremplin à des attaques contre l’Etat juif de la part des groupes terroristes à l’avenir.

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