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Les ‘squatteurs’ de Hébron posent leurs conditions pour partir

Ils réclament la destruction d'un auvent et la présence de gardes devant la maison Machpela

Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.

Le Tombeau des Patriarches à Hébron, en Cisjordanie. Illustration. (Crédit : Gershon Elinson/Flash90)
Le Tombeau des Patriarches à Hébron, en Cisjordanie. Illustration. (Crédit : Gershon Elinson/Flash90)

Un groupe d’habitants d’implantations qui squatte un bâtiment disputé de Hébron a soumis à la Haute cour dimanche ses conditions pour accepter d’évacuer le complexe qu’ils occupent illégalement depuis plus de quatre mois.

Environ 100 habitants d’implantations vivent dans la maison Machpela, adjacente au Tombeau des Patriarches, dans cette ville sensible de Cisjordanie depuis le 25 juillet.

Après une requête devant la Haute cour qui a été déposée contre les squatteurs par un groupe de résidents palestiniens de Hébron, le procureur général Avichai Mandelblit avait émis une réponse au nom de l’Etat, donnant une semaine aux occupants de la maison Machpela pour évacuer pacifiquement les lieux avant une expulsion par la force par l’armée israélienne.

Toutefois, les squatteurs ont émis une série de requêtes reportant cette évacuation au cours des trois derniers mois depuis l’ordre original de Mandelblit. Dans l’offre déposée dimanche, les occupants évoquent un auvent qui a été récemment placé par les résidents palestiniens qui vivent au rez-de-chaussée de l’habitation. Ils conditionnent leur départ pacifique à la démolition préalable de cet auvent. Ils demandent de surcroît que la Haute cour leur donne l’autorisation de poster deux ou trois gardes à la maison Machpela « pour superviser la structure ».

Le mouvement La Paix maintenant a qualifié cette initiative « d’autre exercice douteux ». Le communiqué émis par l’ONG affirme que les « gardes » réclamés à l’entrée de la maison sont des habitants d’implantation eux-mêmes et que les squatteurs n »ont aucunement l’intention de quitter pacifiquement les lieux.

Pour leur part, ces derniers affirment avoir acheté ce bien immobilier légalement et que le document d’enregistrement qui, selon l’Etat, ne se trouvait pas en leur possession, n’est pas nécessaire pour occuper l’immeuble.

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