Les victimes de Charlie Hebdo honorés au musée de la presse de Washington
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Les victimes de Charlie Hebdo honorés au musée de la presse de Washington

Les noms de 20 journalistes tués dans l'exercice de leurs fonctions en 2015 ont été ajoutés au monument

Manifestation de soutien après l'attentat contre les locaux de Charlie Hebdo - 7 janvier 2015 (Crédit : AFP)
Manifestation de soutien après l'attentat contre les locaux de Charlie Hebdo - 7 janvier 2015 (Crédit : AFP)

Les noms des huit journalistes tués lors de l’attaque contre le journal satirique Charlie Hebdo à Paris en janvier 2015 ont été ajoutés lundi à un monument à la mémoire des reporters tués dans l’exercice de leurs fonctions à Washington, aux Etats-Unis.

Les noms de 20 journalistes tués l’année passée ont été ajoutés à ce mémorial situé au Newseum, musée privé dédié à la presse et au journalisme, tout près du Capitole.

Ces 20 noms ne représentent qu’une petite partie des journalistes tués en rapportant l’information en 2015, a rappelé le président et directeur exécutif du musée, Jeffrey Herbst.

Pour Charlie Hebdo, Stéphane Charbonnier, Georges Wolinski, Jean Cabut, Elsa Cayat, Philippe Honoré, Bernard Maris, Mustapha Ourrad et Bernard Verlhac figurent à présent sur ce mur du souvenir.

Ont également été honorés deux journalistes américains abattus en direct à la télévision par un ancien collègue mécontent, ainsi que des blogueurs et caméramen tués au Bangladesh, au Brésil, en République démocratique du Congo, en Irak, au Mexique, au Pakistan, en Somalie, en Turquie et en Syrie.

L’année 2015 « a été particulièrement tragique pour les journalistes, c’est pourquoi nous avons retenu 20 personnes, un nombre plus important que d’habitude, pour représenter tous ceux qui ont été tués », a encore dit M. Herbst.

L’ambassadeur de France à Washington, Gérard Araud, a quant à lui rappelé que l’attaque de Charlie Hebdo « nous a montré pourquoi nous défendons si ardemment notre droit de parler et de dessiner sans censure ».

« Défendre une presse libre et indépendante est profondément ancré dans nos cultures respectives et protégé par nos textes fondateurs », a-t-il ajouté, et le combat pour la liberté de la presse est inextricablement lié à des questions de sécurité plus larges.

La cérémonie s’est déroulée au lendemain d’un week-end au cours duquel un journaliste américain, David Gilkey, et son confrère et traducteur afghan, Zabihullah Tamanna, ont été tués par un obus en couvrant le conflit en Afghanistan.

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