L’hôpital Hadassah extrait une balle logée dans le cerveau d’un enfant de 9 ans
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L’hôpital Hadassah extrait une balle logée dans le cerveau d’un enfant de 9 ans

Après que les parents de Jérusalem-Est ont déclaré ignorer ce qui était arrivé à leur fils, les médecins, sous le choc, ont découvert la balle et l'ont extraite

Image radiographique d'une balle logée dans le cerveau d'un garçon de 9 ans à l'hôpital universitaire Hadassah de Jérusalem, le 31 juillet 2020. (Avec l'aimable autorisation de l'hôpital universitaire Hadassah)
Image radiographique d'une balle logée dans le cerveau d'un garçon de 9 ans à l'hôpital universitaire Hadassah de Jérusalem, le 31 juillet 2020. (Avec l'aimable autorisation de l'hôpital universitaire Hadassah)

Un enfant de neuf ans originaire de Jérusalem-Est est en cours de rétablissement après une opération délicate au Centre médical Hadassah. Les médecins ont extrait une balle qui s’était logée dans la tête du garçon. Le projectile avait traversé son cerveau, s’était arrêté en atteignant sa boîte crânienne, et était ensuite retourné dans son cerveau.

Les parents, des résidents du quartier palestinien de Ras al-Amud, avaient conduit à l’hôpital leur enfant, conscient mais somnolent, qui ne présentait qu’une petite blessure à la tête et un peu de sang sur ses cheveux. Les médecins ont eu la stupéfaction de découvrir une balle dans la tête du petit garçon au cours du scanner.

Guy Elor, neurochirurgien, a confié au Times of Israël qu’il avait été « sidéré » en constatant que même si la balle avait « traversé des structures cérébrales très importantes », le blessé parlait et semblait se rétablir, et qu’il ne devrait avoir que peu ou pas de séquelles.

La police enquête, entre autres, sur la possibilité que la balle ait pu avoir pour origine des tirs festifs qui marquent habituellement la fête musulmane de l’Aïd-el-Adha, qui a eu lieu ce week-end, a déclaré le porte-parole de la police Micky Rosenfeld au Times of Israël.

Photo d’illustration : Des médecins lors d’une intervention chirurgicale au cerveau. (Crédit : iStock)

L’enfant, un citoyen arabe israélien, avait été emmené par ses parents, qui n’avaient pu faire part que d’informations vagues, à l’hôpital universitaire Hadassah dans le quartier d’Ein Kerem, vendredi soir.

« C’était très étrange », a déclaré Elor. « Personne, à l’hôpital, n’aurait pu avoir l’idée qu’il avait été blessé par arme à feu. C’était un petit garçon de neuf ans qui était un peu somnolent. Sa mère nous a dit qu’il jouait avec des amis et que quelque chose était arrivé, que peut-être quelque chose lui était tombé dessus. »

« L’histoire n’était réellement pas claire mais il était impossible de seulement s’imaginer qu’il avait reçu une balle. Il n’avait qu’une blessure minuscule en haut de la tête », a-t-il continué.

Le neurochirurgien Guy Elor de l’hôpital universitaire Hadassah à Ein Kerem, à Jérusalem. (Autorisation : Hôpital universitaire de Hadassah)

Les médecins ont découvert la balle après un scanner. Elor, le neurochirurgien de garde, rentrait à ce moment-là chez lui pour le dîner du Shabbat en présence de sa famille. Les radiologues lui ont téléphoné, lui demandant de se garer sur le côté de la route et de regarder l’image du scanner.

« Le scanner montrait que la balle était entrée dans la tête sur la droite et qu’elle avait arrêtée par l’arrière du squelette », a expliqué Elor.

Le médecin a alors fait demi-tour et, deux heures après l’arrivée du garçon, il se trouvait en salle d’opération.

La décision de l’opérer a été prise immédiatement, et Elor avait la certitude qu’il retrouverait la balle aux abords du cerveau, près du squelette.

La balle extraite du cerveau d’un garçon de 9 ans à l’hôpital universitaire Hadassah de Jérusalem, le 31 juillet 2020. (Avec l’aimable autorisation de l’hôpital universitaire Hadassah)

« Après avoir stabilisé l’enfant, nous l’avons emmené en salle d’opération et nous avons tenté de localiser la balle que nous avions aperçue sur le scanner », a-t-il dit. « Et à notre grande surprise, elle n’était pas là. Nous avons dû utiliser des outils hi-tech alors que le crâne de l’enfant était ouvert pour voir où cette balle avait pu disparaître, et nous avons découvert qu’elle avait migré dans le côté gauche du cerveau », a-t-il poursuivi.

La balle a été retirée avec succès et le médecin a déclaré que le travail attentif de l’anesthésiste avait empêché le cerveau de se dilater. Elor a ajouté que l’enfant avait eu « beaucoup de chance », commentant : « Si la balle était partie dans un autre angle, alors elle aurait bien davantage endommagé le cerveau et entraîné des dégâts neurologiques significatifs. »

Il a ajouté : « Aujourd’hui [dimanche], le patient est dans un état de santé très bon – il est réveillé et il communique avec nous. Nous sommes à la fois surpris et heureux. Son cerveau semble se rétablir de manière remarquable. »

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