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L’IAA attribue les importants retards à Ben Gurion aux ravitailleurs américains

L’autorité aeroportuaire évoque aussi la congestion du ciel grec et le pic estival de trafic ; plus de 90 000 passagers sont attendus vendredi ; elle écarte un manque de personnel

Un avion d'El Al décolle de l'aéroport international Ben Gurion, près de Tel-Aviv, le 4 août 2026. (Yossi Aloni/Flash90)
Un avion d'El Al décolle de l'aéroport international Ben Gurion, près de Tel-Aviv, le 4 août 2026. (Yossi Aloni/Flash90)

L’Autorité aéroportuaire israélienne (IAA) a indiqué vendredi que les importants retards enregistrés à l’aéroport Ben Gurion étaient dus à une conjonction de facteurs, parmi lesquels la présence prolongée d’avions ravitailleurs américains.

Dans son communiqué, l’IAA fait état de retards ayant affecté 90 vols en l’espace de seulement trois heures, en raison de la congestion du trafic aérien au-dessus de la Grèce, de l’affluence estivale dans le ciel et de la présence d’avions ravitailleurs américains stationnés à l’aéroport.

« Lorsqu’un grand nombre de vols arrivent à intervalles rapprochés, le nombre limité de postes de stationnement disponibles réduit la marge de manœuvre opérationnelle et accroît la pression sur les opérations au sol », explique l’IAA, qui dément que les retards soient dus à un manque de personnel.

L’IAA souligne également l’intensité du trafic, avec plus de 90 000 passagers attendus à l’aéroport vendredi, qui entraîne notamment des retards dans le chargement et le déchargement des bagages ainsi que dans « l’ensemble de la chaîne de manutention ».

Selon le site internet de l’IAA, 10 des 17 vols qui devaient décoller entre 9 heures et midi aujourd’hui ont accusé d’importants retards.

La présence prolongée de ravitailleurs américains à l’aéroport Ben Gurion suscite la controverse. Le mois dernier, la ministre des Transports, Miri Regev, s’était engagée à limiter à 20 le nombre d’appareils autorisés à y stationner simultanément, les autres devant être redirigés vers des bases militaires ailleurs dans le pays.

On ignore pour l’heure si cette limite de 20 ravitailleurs est effectivement respectée à l’aéroport Ben Gurion, alors que les États-Unis font pression pour qu’un plus grand nombre de ces appareils soient autorisés à y stationner.

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