Liban : Guterres réclame à nouveau un désarmement du Hezbollah
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Liban : Guterres réclame à nouveau un désarmement du Hezbollah

Faisant allusion à l'Iran, le dirigeant de l'ONU a aussi réclamé "aux pays qui entretiennent des liens étroits avec le Hezbollah" de l'amener "à devenir un parti politique civil"

Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres, à o'ouveture du sommet de la COP24 à Katowice, en Pologne, le 3 décembre 2018. (Crédit : Janek SKARZYNSKI/AFP)
Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres, à o'ouveture du sommet de la COP24 à Katowice, en Pologne, le 3 décembre 2018. (Crédit : Janek SKARZYNSKI/AFP)

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, réclame à nouveau le désarmement du mouvement terroriste chiite Hezbollah au Liban ainsi que l’arrêt de ses interventions militaires en Syrie voisine, dans un rapport semestriel rendu public vendredi.

Relevant que le nouveau gouvernement libanais fait de la situation économique sa priorité, Antonio Guterres souligne qu’il « importe également de se pencher (sur) l’élaboration d’une stratégie de défense nationale », et évoque « la nécessité de garantir à l’Etat le monopole de la détention et de l’usage des armes ainsi que de l’emploi de la force, question capitale au cœur de la souveraineté et de l’indépendance politique du Liban ».

« L’omniprésence d’armes échappant au contrôle de l’Etat, à laquelle s’ajoute l’existence des milices armées, continue de compromettre la sécurité et la stabilité du Liban. Le fait que le Hezbollah dispose toujours d’importants moyens militaires de pointe échappant au contrôle de l’Etat libanais reste très préoccupant », insiste-t-il.

Le secrétaire général fait valoir aussi que l’engagement du Hezbollah dans le conflit en Syrie risque « d’embourber le Liban dans les conflits régionaux et menace sa stabilité ainsi que celle de la région ».

Une photo prise le 26 juillet 2017 au cours d’une visite guidée par le mouvement chiite libanais Hezbollah montre des membres du groupe armés d’un canon antiaérien monté sur une camionnette dans une zone montagneuse autour de la ville libanaise d’Arsal, le long de la frontière avec la Syrie. (AFP/Anwar Amro)

« Je demande de nouveau au Hezbollah et à toutes les autres parties concernées de s’abstenir de toute activité militaire à l’intérieur ou à l’extérieur du pays, conformément aux dispositions des Accords de Taëf et de la résolution 1559 » (adoptée en 2004), indique Antonio Guterres.

Outre un appel au gouvernement libanais « à empêcher le Hezbollah et les autres groupes armés de se procurer des armes », le chef de l’ONU, en allusion à l’Iran, réclame aussi « aux pays qui entretiennent des liens étroits avec le Hezbollah d’encourager celui-ci à déposer les armes et à devenir un parti politique exclusivement civil ».

Inscrit sur la liste noire américaine des organisations terroristes, le Hezbollah est le seul mouvement terroriste à ne pas avoir déposé les armes à la fin de la guerre civile libanaise (1975-1990). Il a mené trois guerres contre Israël.

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