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Liban : Manifestation contre l’extraction de gaz par Israël d’un champ offshore

Pour le Liban, le champ de Karish se trouve dans une partie des eaux contestées avec Israël, tandis que l'État hébreu estime qu'il est situé dans sa zone économique exclusive

Des manifestants libanais dans la ville frontalière de Naqura, pour dénoncer la présence de la plateforme gazière israélienne au champ de Karish, le 11 juin 2022. (Crédit : Mahmoud Zayyat/AFP)
Des manifestants libanais dans la ville frontalière de Naqura, pour dénoncer la présence de la plateforme gazière israélienne au champ de Karish, le 11 juin 2022. (Crédit : Mahmoud Zayyat/AFP)

Des centaines de personnes ont manifesté samedi dans le sud du Liban contre la présence dans les eaux contestées avec Israël d’un navire qui doit exploiter du gaz pour l’État hébreu, a constaté un journaliste de l’AFP.

Des centaines de manifestants se sont réunis dans la ville de Naqoura, frontalière avec Israël, et ont brandi des drapeaux libanais et palestiniens.

Un navire de la société gazière britannique Energean Plc, mandatée par Israël, est arrivé dimanche sur le champ offshore controversé de Karish pour commencer à l’exploiter, selon un communiqué de la compagnie.

Pour le Liban, le champ de Karish se trouve dans une partie des eaux contestées avec Israël, tandis que l’État hébreu estime qu’il est situé dans sa zone économique exclusive.

« Nous refusons catégoriquement d’abandonner les ressources maritimes du pays, elles appartiennent à tous les Libanais », a déclaré le député indépendant Firas Hamdane devant la foule de manifestants.

Le Liban et Israël, officiellement toujours en guerre, avaient entamé en octobre 2020 des négociations sous l’égide de Washington pour délimiter leur frontière maritime, afin de lever les obstacles à la prospection d’hydrocarbures.

Mais les pourparlers ont été suspendus en mai 2021 à la suite de différends concernant la surface de la zone contestée.

Lundi, le président libanais Michel Aoun et le Premier ministre sortant Najib Mikati, ont dénoncé une « provocation » de la part d’Israël et réclamé une médiation américaine au sujet de la délimitation des frontières maritimes entre les deux pays.

Le président libanais Michel Aoun, à droite, rencontre l’envoyé des États-Unis pour les affaires énergétiques Amos Hochstein, au centre, et l’ambassadrice des États-Unis au Liban, Dorothy Shea, à gauche, au palais présidentiel de Baabda, à l’est de Beyrouth, au Liban, le 9 février 2022. (Crédit : Dalati Nohra/Gouvernement libanais via l’AP)

Le médiateur américain Amos Hochstein doit arriver au Liban lundi pour une visite de deux jours, a indiqué le département d’État américain vendredi.

Le puissant mouvement chiite pro-iranien Hezbollah a mis en garde jeudi la société d’exploration gazière mandatée par Israël contre le lancement d’une telle opération.

Israël de son côté avait prévenu mercredi qu’il accordait « la priorité à la protection de ses acquis stratégiques » et dit qu’il était prêt à les défendre.

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