Liban: président, Premier ministre et chef du Parlement seront les 1ers vaccinés
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Liban: président, Premier ministre et chef du Parlement seront les 1ers vaccinés

En raison de leur âge, le président Michel Aoun, 87 ans, et le chef du Parlement, Nabih Berri, 83 ans, font partie de la catégorie de population prioritaire pour la vaccination

Le président libanais Michel Aoun à Beyrouth, le 1er août 2019. (Crédit : AP Photo/Hassan Ammar)
Le président libanais Michel Aoun à Beyrouth, le 1er août 2019. (Crédit : AP Photo/Hassan Ammar)

Le président libanais, le Premier ministre et le chef du Parlement seront les premiers à se faire vacciner contre le coronavirus pour « encourager » la population à faire de même, a assuré le ministre de la Santé.

Le Liban observe actuellement trois semaines de confinement après une explosion des contaminations en décembre. Les premiers vaccins, fournis par l’américain Pfizer, sont attendus à la mi-février.

« Les trois présidents » seront vaccinés en premier « à l’instar de ce qui s’est fait dans d’autres pays, pour encourager » à la vaccination, a indiqué le ministre de la Santé démissionnaire Hamad Hassan, interrogé vendredi soir sur la chaîne de télévision du Hezbollah, Al-Manar.

En raison de leur âge, le président Michel Aoun, 87 ans, et le chef du Parlement, Nabih Berri, 83 ans, font partie de la catégorie de population habilitée à recevoir le vaccin en priorité. Le Premier ministre démissionnaire Hassan Diab est lui âgé de 61 ans.

Ne s’agit-il pas d’un « passe-droit ? », a demandé le présentateur, alors que cette annonce a été accueillie avec ironie ou indignation sur les réseaux sociaux.

« Non, c’est un symbole car aujourd’hui il y a les pro-vaccin et les anti-vaccin », a répondu M. Hassan.

Dans un pays affligé par des crises, économique, sociale et politique, où les hôpitaux sont saturés et le secteur médical dépassé par l’épidémie de Covid-19, les responsables politiques sont régulièrement fustigés pour une gestion désastreuse des affaires publiques.

Le Liban vient de connaître plusieurs jours de heurts dans la ville de Tripoli (nord), secouée par des manifestations dénonçant les répercussions économiques du confinement et l’inaction des dirigeants.

A l’automne 2019, le Liban avait connu un soulèvement populaire inédit, conspuant l’intégralité d’une classe politique quasi inchangée depuis des décennies, accusée de corruption, d’incompétence, et d’être déconnectée des réalités sociales.

Un sondage réalisé récemment par l’hôpital public Rafic Hariri de Beyrouth auprès de ses employés a révélé que « 49 % n’ont pas encore décidé » s’ils allaient se faire vacciner.

« 12 % ne vont pas prendre le vaccin, tandis que 39 % vont le prendre », a complété sur Twitter le directeur de l’hôpital Firass Abiad, précisant que l’enquête englobait 736 sondés, « pour la plupart des travailleurs de santé ».

Si ces derniers, « qui sont en première ligne, sont préoccupés par le vaccin, le grand public l’est également », a-t-il averti.

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