Liban: un « agent du Mossad » arrêté pour un attentat raté sur un agent du Hamas
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Liban: un « agent du Mossad » arrêté pour un attentat raté sur un agent du Hamas

Le groupe terroriste palestinien, proche du Hezbollah, maintient des branches ailleurs au Moyen-Orient, comme au pays du cèdre

Le chef politique adjoint du Hamas Saleh al-Arouri lors d'une rare rencontre publique avec le chef du groupe terroriste libanais Hassan Nasrallah à Beyrouth, au Liban, le 31 octobre 2017 (Capture d'écran : PalInfo )
Le chef politique adjoint du Hamas Saleh al-Arouri lors d'une rare rencontre publique avec le chef du groupe terroriste libanais Hassan Nasrallah à Beyrouth, au Liban, le 31 octobre 2017 (Capture d'écran : PalInfo )

L’armée libanaise a annoncé mardi avoir arrêté un agent du service de renseignement israélien impliqué en janvier 2018 dans une tentative d’assassinat d’un responsable du mouvement islamiste palestiniens Hamas dans le sud du Liban.

Le 14 janvier 2018, Mohammed Hamdane avait été grièvement blessé aux jambes lorsqu’une bombe avait explosé dans sa voiture à Saïda, à 40 km au sud de Beyrouth. Selon une source palestinienne, il faisait partie des services de sécurité du Hamas.

Les autorités libanaises ont déjà accusé Israël d’être impliqué dans cette tentative d’assassinat. Dès janvier 2018 elles avaient annoncé avoir arrêté « un des auteurs du crime ».

Mardi, l’armée libanaise a annoncé l’interpellation d’un complice qui aurait « effectué des opérations de reconnaissance et de surveillance » avant l’attentat, selon un communiqué publié sur son site.

Le texte ne précise pas la nationalité de l’homme interpellé, mais assure qu’il a « avoué être employé par le Mossad depuis 2014 ». Il aurait également « avoué » avoir été chargé de surveiller le responsable du Hamas dès l’été 2017.

Après l’attentat manqué, le service de renseignement israélien aurait demandé au suspect de quitter le Liban, puis d’y revenir trois mois plus tard, ajoute le communiqué de l’armée.

Le Hamas a mené trois guerres contre Israël ces dix dernières années. Ce mouvement terroriste qui gouverne sans partage la bande de Gaza depuis 2007, maintient des branches ailleurs au Moyen-Orient, comme au Liban.

Une barrière de sécurité construite par l’armée libanaise au camp de réfugiés palestiniens d’Aïn Héloué, dans le sud du pays, le 21 novembre 2016. (Crédit : AFP/STRINGER)

Des dizaines de milliers de réfugiés palestiniens vivent au Liban, pour la plupart dans les 12 camps du pays, dont celui de Aïn Héloué, le plus grand, situé près de Saïda.

En vertu d’un accord de longue date, l’armée libanaise ne pénètre pas dans ces camps, où la sécurité est assurée par des factions palestiniennes.

Aïn Héloué abrite différents groupes armés et est régulièrement le théâtre d’affrontements impliquant de petits groupes extrémistes qui s’y sont implantés au fil des années.

En 2010, le Liban avait condamné à mort un ancien membre de la Sûreté générale libanaise reconnu coupable de collaboration avec Israël et d’implication dans l’assassinat de deux dirigeants du groupe terroriste du Jihad islamique palestinien.

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