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Libération de deux pétroliers grecs saisis par l’Iran en mai – Athènes

Le ministre de la Marine marchande, Giannis Plakiotakis, s'est félicité du dénouement de cette affaire "particulièrement désagréable et compliquée"

Le pétrolier battant pavillon grec  Prudent Warrior, l'un des navires saisis par l'Iran, vogue aux abords d'Istanbul, en Turquie, le 19 avril 2019. (Crédit :  Dursun Çam via AP)
Le pétrolier battant pavillon grec Prudent Warrior, l'un des navires saisis par l'Iran, vogue aux abords d'Istanbul, en Turquie, le 19 avril 2019. (Crédit : Dursun Çam via AP)

Deux pétroliers battant pavillon grec et saisis en mai dernier par les Gardiens de la Révolution iraniens ont été libérés et ont quitté mercredi l’Iran, a annoncé mercredi le ministère grec de la Marine marchande.

« Après des négociations de plusieurs mois avec l’Iran, les pétroliers Prudent Warrior et Delta Poseidon, saisis depuis le 27 mai, ont quitté » ce pays, selon un communiqué.

La plupart des 50 marins des deux équipages avaient quitté les pétroliers et été remplacés il y a quelques semaines.

Le ministre de la Marine marchande, Giannis Plakiotakis, s’est félicité du dénouement de cette affaire « particulièrement désagréable et compliquée ».

« Aujourd’hui c’est une journée très agréable pour nos marins, pour la Grèce », a-t-il affirmé, cité dans le communiqué.

La société qui gère le Prudent Warrior, Polembros Shipping, a déclaré lundi que sept des premiers membres d’équipage du pétrolier saisi en mai étaient toujours à son bord avant l’annonce de l’accord.

« Nous avons été des victimes innocentes prises au milieu d’affrontements politiques », a déclaré la société.

La querelle a commencé en avril, après la saisie par la Grèce près d’Athènes d’un pétrolier battant pavillon russe et transportant du brut iranien.

La Grèce avait initialement déclaré qu’elle appliquait les sanctions européennes imposées à la Russie suite à son invasion de l’Ukraine en février avant d’affirmer que la saisie avait eu lieu à la demande des autorités judiciaires américaines.

Téhéran a vivement protesté contre la saisie de son brut, la qualifiant de « vol international ».

Lorsqu’Athènes a annoncé qu’elle transfèrerait le pétrole à Washington, à la demande « de la justice américaine », des hélicoptères iraniens ont débarqué des commandos sur les deux pétroliers grecs, qui ont été emmenés au port de Bandar Abbas.

Selon le ministère grec des Affaires étrangères, lors de cette opération, le Delta Poseidon naviguait dans les eaux internationales.

A l’époque les Gardiens de la Révolution avaient indiqué avoir saisi les deux pétroliers grecs dans le Golfe persique « en raison de violations qu’ils ont commises ».

Pour sa part Athènes avait alors dénoncé cet acte « assimilable à de la piraterie » et informé l’Union européenne et l’Organisation maritime internationale de l’incident.

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