Liberman appelle à un référendum sur une Constitution dans les 6 mois du scrutin
Le chef d’Yisrael Beytenu affirme qu’il ne siégera pas avec Netanyahu, mais il se dit ouvert à une coalition avec un Likud "post-Netanyahu" sous certaines conditions
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Le président d’Yisrael Beytenu, Avigdor Liberman, a appelé mercredi à l’organisation d’un référendum national sur une Constitution en cas de victoire de l’opposition aux prochaines élections prévues en 2026.
S’exprimant lors d’une conférence de presse à Tel Aviv, Liberman a estimé que « la seule façon d’établir une Constitution est d’adopter une loi approuvant un référendum » sur le sujet.
« Le prochain gouvernement devra nommer une équipe de professionnels externes chargée de rédiger un projet de Constitution. Une échéance devra être fixée. Dans un délai de six mois, un texte complet sera présenté et l’ensemble des citoyens seront appelés à voter sur la question suivante : acceptez-vous ce texte constitutionnel ou non ? », a-t-il déclaré.
Le soutien à une Constitution constitue l’un des axes centraux de la campagne de Liberman. En septembre 2025, il avait publié un document détaillant une série de mesures sociales, sécuritaires et économiques destinées à guider un futur gouvernement.
Dans une publication sur X résumant ce programme, cet ancien allié de Benjamin Netanyahu avait mis en avant la défense de la démocratie et de l’indépendance du système judiciaire par l’adoption d’une Constitution nationale.
« La Constitution consacrera les principes de gouvernance démocratique, des droits de l’Homme et de la séparation des pouvoirs. Elle limitera le mandat du Premier ministre à deux mandats, réduira le nombre de ministres et rendra obligatoire le partage de la charge du service militaire », avait écrit Liberman.
Le chef d’Yisrael Beytenu a également réaffirmé qu’il ne rejoindrait pas un gouvernement dirigé par Netanyahu, tout en se disant ouvert à une coalition incluant un Likud « post-Netanyahu », à condition que le parti adopte plusieurs éléments clés de son programme, une hypothèse peu probable.
« Je ne siégerai pas avec Netanyahu », a déclaré Liberman, estimant que le Premier ministre porte une « responsabilité personnelle » dans les événements du 7-Octobre et qu’il « tente d’en rejeter la faute sur les autres ».
Il a ajouté que Netanyahu « n’est pas digne de siéger dans un quelconque gouvernement » et « ne peut en aucun cas être un partenaire dans une future coalition ».
Selon Liberman, une coopération avec un Likud dirigé par un autre chef nécessiterait notamment l’adoption de plusieurs réformes, parmi lesquelles la limitation du nombre de mandats du Premier ministre, l’interdiction pour une personne mise en examen de briguer ce poste, la création d’une commission d’enquête nationale et la mise en place de transports publics pendant le Shabbat.
Liberman et ses alliés cherchent depuis plusieurs mois à présenter leur parti comme le véritable héritier du Likud d’avant l’ère Netanyahu.
Il a également dénoncé la personnalisation croissante de la vie politique israélienne, estimant que le débat public se concentrait davantage sur les dirigeants que sur les enjeux de fond.
Liberman a par ailleurs affirmé qu’Israël ne pouvait continuer à mener des affrontements successifs contre ses ennemis et il a soutenu qu’un changement de régime en Iran ainsi que la destruction du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah au Liban étaient possibles.
Interrogé sur les rumeurs d’une éventuelle fusion avec le parti Yashar de Gadi Eisenkot, Liberman a répondu que l’objectif principal des prochaines élections était de remplacer le gouvernement Netanyahu.
« Toute initiative permettant de gagner deux ou trois mandats supplémentaires sera la bienvenue. Mais il doit y avoir une réelle valeur ajoutée. Si une initiative ne permet pas de gagner des mandats, alors, à mon avis, c’est une perte de temps », a-t-il déclaré.
Une alliance entre Yashar et Yisrael Beytenu, actuellement crédité de six sièges à la Knesset, mais régulièrement donné autour de dix sièges dans les sondages, pourrait atteindre environ 25 sièges, le plaçant au coude à coude avec la liste de BeYahad de Bennett et Lapid et risquant de détourner des voix de la coalition.
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