Liberman : « Une question de temps » avant d’autres tirs de roquettes du Hamas
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Liberman : « Une question de temps » avant d’autres tirs de roquettes du Hamas

L'ancien ministre de la Défense a déclaré que "la sécurité ne s'achète pas avec l'argent qatari transféré au Hamas", et que les terroristes éprouvent un sentiment "d'impunité”

Avigdor Liberman, chef du parti Yisrael Beytenu, prend la parole à la Globes Business Conference à Jérusalem le 19 décembre 2018. (Yonatan Sindel/Flash90)
Avigdor Liberman, chef du parti Yisrael Beytenu, prend la parole à la Globes Business Conference à Jérusalem le 19 décembre 2018. (Yonatan Sindel/Flash90)

L’ancien ministre de la Défense Avigdor Liberman a prévenu samedi que ce n’était qu’ « une question de temps » avant que d’autres roquettes ne tombent sur le sud d’Israël depuis Gaza, au lendemain d’un tir de roquette lancée depuis la Bande de Gaza après six semaines de répit.

« La sécurité ne s’achète pas avec l’argent du Qatar », a écrit le chef du parti Yisrael Beytenu sur Twitter, faisant référence aux millions de dollars en fonds qatari qui sont versés mensuellement dans la bande et autorisé par Israël, dans le cadre d’une trêve non officielle entre Israël et le Hamas, organisation terroriste palestinienne implantée à Gaza.

« Les dirigeants du Hamas ont un sentiment d’impunité et sont sûrs d’eux, ce n’est qu’une question de temps avant que nous ne recevions toujours plus de roquettes dans le sud », a-t-il déclaré.

Liberman a démissionné du gouvernement à la suite d’une flambée de violence en novembre, lorsque le Hamas et d’autres groupes terroristes palestiniens à Gaza se sont lancés dans la plus importante bataille contre Israël jamais menée depuis la guerre en 2014.

Il avait alors déclaré qu’il avait été empêché de réagir plus durement à la violence à Gaza et avait affirmé que le gouvernement avait offert une victoire au Hamas.

Des Palestiniens courent lors d’affrontements avec les forces israéliennes de l’autre côté de la barrière frontalière, à l’est de la ville de Gaza, le 28 décembre 2018. (Mahmud Hams/AFP)

Samedi, l’armée israélienne a déclaré qu’un hélicoptère de combat avait attaqué une position du Hamas dans le sud de la bande de Gaza en réponse au lancement d’une roquette tirée sur Israël vendredi dernier.

Le système d’alerte rouge n’a pas été activé lorsque le projectile a atterri dans une zone ouverte. Aucun blessé ni dégât n’a été signalé.

Le Hamas a confirmé l’attaque contre un de ses postes, précisant que deux missiles avaient été tirés faisant des dégâts mais pas de blessé.

Plus tôt vendredi, un Palestinien aurait été tué alors que des milliers de personnes participaient à des manifestations le long de la frontière avec la bande de Gaza, alors que des factions terroristes dans l’enclave côtière menaçaient de faire monter la violence avec Israël.

Un porte-parole de l’armée israélienne a déclaré que quelque 4 000 Palestiniens avaient pris part aux émeutes, lançant des pierres et des engins explosifs sur les soldats. Les explosifs n’ont pas atteint la clôture de la frontière où les soldats étaient déployés.

Les forces israéliennes ont réagi par des moyens de dispersion anti-émeute, y compris des tirs réels, a indiqué le porte-parole.

Vendredi également, un engin incendiaire présumé a atterri près d’un jardin d’enfants dans une localité de la région de Gaza en Israël après une accalmie de plusieurs semaines dans les tentatives d’incendie depuis les airs en provenance de l’enclave côtière.

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