Israël en guerre - Jour 262

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L’infirmière qui a pris soin des otages dit qu’ils vivent dans des « conditions impossibles »

À Gaza, Nili Margalit était avec des otages âgés avec parfois des maladies graves comme des problèmes rénaux, le tout sans beaucoup d'oxygène ni de nourriture

L'infirmière Nili Margalit a été capturée par des terroristes du Hamas le 7 octobre 2023 au kibboutz Nir Oz et libérée le 30 novembre 2023. (Autorisation)
L'infirmière Nili Margalit a été capturée par des terroristes du Hamas le 7 octobre 2023 au kibboutz Nir Oz et libérée le 30 novembre 2023. (Autorisation)

Une infirmière détenue par le Hamas pendant près de deux mois a fait savoir aux autorités israéliennes que les otages encore à Gaza, qui sont nombreux à souffrir de graves problèmes de santé, vivent dans des conditions désastreuses et sont « en sursis ».

Dans une lettre adressée au cabinet de guerre et communiquée aux médias israéliens, Nili Margalit explique que ces otages, qui souffrent de problèmes cardiaques, d’insuffisance rénale ou encore de la maladie de Parkinson, ne bénéficient d’aucun soin médical sans parler des conditions d’hygiène.

« Nous nous trouvions dans des tunnels, dans des conditions difficiles, quasiment insupportables », a écrit Margalit, kidnappée au kibboutz Nir Oz avec son père et plus de 70 autres personnes.

À Gaza, elle se trouvait avec d’autres otages dont la plupart avaient 75 ans et plus. Infirmière spécialisée en pédiatrie à l’hôpital Soroka de Beer Sheva, elle explique être très rapidement devenue la soignante des otages séquestrés avec elle.

« Nous étions sous terre, avec peu d’oxygène et peu d’électricité : nous passions parfois des journées entières dans le noir », a-t-elle écrit. « On nous donnait à manger du riz ou de la pita une à deux fois par jour. »

Margalit décrit des « conditions sanitaires effroyables » qui, selon elle, ont causé des problèmes digestifs aux personnes enlevées.

« Ces personnes sont clairement en sursis ».

Yocheved Lifshitz, au centre, libérée en octobre des geôles du Hamas, manifestant aux côtés de membres de sa famille, pour la libération des otages restants, dont son époux, Oded, à Tel Aviv, le 28 novembre 2023. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

Margalit a été libérée le 30 novembre dernier. Le lendemain, le 1er décembre, l’armée israélienne confirmait la mort de son père, Eliyahu Margalit, ainsi que celle d’Aryeh Zalmanowicz, le plus âgé sans doute des 240 personnes enlevées par le Hamas le 7 octobre, dont Margalit se serait occupée.

On ignore si Margalit était détenue aux côtés de son père.

Yocheved Lifshitz, l’une des deux otages âgées libérées à la mi-novembre, a révélé avoir été séquestrée au même endroit que Margalit à Gaza, et a décrit ce que l’infirmière a fait pour aider les autres otages.

Une maison détruite dans le kibboutz Nir Oz, le 30 octobre 2023. (Crédit : Carrie Keller-Lynn / The Times of Israel)

Le récit de Margalit concorde avec ceux d’autres ex-otages qui ont connu des conditions difficiles à Gaza, à commencer par le manque de nourriture ou d’accès à des soins médicaux, sans oublier les mauvais traitements infligés par leurs ravisseurs.

Le mois dernier, Elma Avraham, ex-otage, a été évacuée de Gaza vers l’hôpital Soroka, dans un état critique, en raison du manque de soins pour diverses maladies chroniques. Elle se rétablit peu à peu.

La pression s’est récemment faite plus forte pour que le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) soit autorisé à entrer en contact avec les otages afin d’évaluer leur état de santé et d’assurer leur bien-être, de leur administrer des médicaments et de faciliter la communication avec les familles, conformément à son mandat.

Le CICR fait l’objet de vives critiques, en Israël et ailleurs, pour son peu d’empressement à favoriser l’accès des otages aux médicaments essentiels voire à les leur distribuer.

Nombreuses sont les femmes, âgées ou infirmes, qui ont été relâchées, mais l’organisation terroriste du Hamas continue de détenir les hommes âgés qu’il a enlevés. En outre, nombre d’otages plus jeunes ont été blessés le 7 octobre ou dans les semaines qui ont suivi.

Nir Oz est l’une des communautés les plus durement touchées par le massacre du 7 octobre, jour où des milliers de terroristes du Hamas ont fait irruption dans le sud d’Israël et tué 1 200 personnes, pour la plupart des civils. On estime à 35 le nombre d’habitants de Nir Oz tués ce jour-là.

Une femme tient une pancarte contre la Croix-Rouge lors d’une manifestation en faveur de la libération des otages détenus à Gaza par le groupe terroriste du Hamas, sur la Place des Otages, face au Musée d’art de Tel Aviv, en Israël, le samedi 2 décembre 2023. (Crédit : AP Photo/Ariel Schalit)

Israël s’est depuis donné pour mission d’éliminer le Hamas de la bande de Gaza, que le groupe terroriste dirige depuis 2007. L’armée israélienne a lancé une campagne aérienne et une opération terrestre qui a commencé dans le nord de Gaza et s’est progressivement étendue vers le sud ces derniers jours.

L’alourdissement du bilan humain et la crise humanitaire qui se déroule à Gaza suscitent l’indignation d’une grande partie du monde. Le ministère de la Santé dirigé par le Hamas à Gaza affirme que la campagne militaire d’Israël, déclenchée en riposte aux attaques meurtrières du groupe terroriste, a tué jusqu’à présent plus de 17 700 personnes, pour la plupart des femmes et des enfants. Ces chiffres, invérifiables de manière indépendante, ne font pas la distinction entre les terroristes et civils du Hamas, et incluraient des personnes tuées par des tirs ratés de roquettes terroristes.

Selon les estimations de l’armée israélienne, 5 000 membres environ du Hamas ont été tués dans la bande de Gaza, ce qui a coûté la vie à deux civils par terroriste éliminé. En outre, un millier de terroristes ont été tués en Israël lors de l’attaque du 7 octobre.

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