‘L’Intifada bénie’ jusqu’à la ‘libération de Jérusalem’, affirme le chef du Hamas
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‘L’Intifada bénie’ jusqu’à la ‘libération de Jérusalem’, affirme le chef du Hamas

Ismail Haniyeh déclare que le groupe terroriste est prêt à l'escalade des violences : "Ceux qui pensent que nous nous limiterons à des manifestations rêvent"

Le chef du Hamas, Ismail Haniyeh, en arrivant au passage transfrontalier de Rafah, en provenance d'Égypte après la réconciliation avec le mouvement Fatah négocié par les renseignements égyptiens, dans le sud de la bande de Gaza, le 19 septembre 2017 (Crédit : Abed Rahim Khatib / Flash90)
Le chef du Hamas, Ismail Haniyeh, en arrivant au passage transfrontalier de Rafah, en provenance d'Égypte après la réconciliation avec le mouvement Fatah négocié par les renseignements égyptiens, dans le sud de la bande de Gaza, le 19 septembre 2017 (Crédit : Abed Rahim Khatib / Flash90)

Le chef du groupe terroriste du Hamas a juré vendredi que « l’intifada bénie » des Palestiniens contre la reconnaissance par le président américain Donald Trump de Jérusalem en tant que capitale d’Israël continuera jusqu’à la « libération » de la terre sainte, soulignant qu’il cherchera l’escalade des violences.

« Ceux qui pensent que nous nous limiterons à des manifestations rêvent », a dit Ismail Haniyeh, selon le site d’information Ynet.

Ses commentaires surviennent alors qu’environ 5 000 Palestiniens ont affronté les forces de sécurité israéliennes dans la bande de Gaza et en Cisjordanie, peu après l’interception par le système de défense du Dôme de Fer d’une roquette tirée sur l’Etat juif depuis Gaza, contrôlé par le Hamas.

Deux hommes de Gaza auraient été tués lors d’affrontements avec les troupes israéliennes sur la frontière avec la bande.

Saluant les manifestations, auxquelles il se référait comme à une intifada « bénie » (soulèvement), Haniyeh a indiqué que ces mouvements de protestation témoignaient de « la volonté [des Palestiniens] de sacrifier leurs vies pour la défense de Jérusalem ».

Des manifestants palestiniens affrontent les soldats israéliens le long de la frontière avec Gaza, le 8 décembre 2017 (Crédit : AFP Photo/Jack Guez)

« Nous nous en tiendrons au plan stratégique jusqu’à atteindre le point final – la libération de Jérusalem et de toute la terre de Palestine », a-t-il dit.

Le chef terroriste a précisé s’être entretenu avec le président turc Recep Tayyip Erodgan et l’émir du Qatar concernant Jérusalem ainsi qu’avec un haut-responsable du mouvement du Fatah du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

Des manifestants palestiniens brûlent des photos du président américain Donald Trump et du Premier ministre Benjamin Netanyahu après la décision de Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël, dans la ville de Gaza, le 7 décembre 2017 (AFP PHOTO / MOHAMMED ABED)

Les propos de Haniyeh surviennent vingt-quatre heures après son appel à un nouveau soulèvement violent après la décision de Trump de transférer l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem.

Il a également appelé à terminer rapidement le processus de réconciliation avec le Fatah afin de créer un front uni contre les politiques israélienne et américaine.

Le Hamas, qui a pris le contrôle de Gaza en 2007, cherche la destruction d’Israël.

Un émeutier palestinien pousse un pneu en feu vers les forces de sécurité israéliennes lors d’affrontements dans la ville de Naplouse, en Cisjordanie, le 9 décembre 2017. (Crédit : AFP / AAFAR ASHTIYEH)
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