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Les victimes du 7 octobre

Lior Tarshansky, 15 ans : un fan du Maccabi Haïfa au « sourire effacé »

Il a été assassiné par des terroristes du Hamas dans le kibboutz Beeri et sa sœur, prise en otage et conduite à Gaza

Lior Tarshansky. (Autorisation)
Lior Tarshansky. (Autorisation)

Lior Tarshansky, 15 ans, a été assassiné par des terroristes du Hamas au kibboutz Beeri, le 7 octobre dernier.

Des terroristes ont tenté de faire irruption dans la pièce sécurisée où Lior se cachait avec sa sœur, Gali, et son père, Ilya, avant de mettre le feu à la maison. Les Tarshansky ont tenté de sauter par la fenêtre, mais les terroristes les attendaient et ont ouvert le feu, tuant Lior. Gali a été prise en otage et conduite à Gaza et Ilya a réussi à s’échapper.

Lior laisse dans la peine sa mère, Reuma, son père, Ilya, sa sœur, Gali, ses grands-parents Kamelia et Yehuda et tout le reste de sa famille. L’oncle de Lior, Noy Shosh, a également été assassiné le 7 octobre.

« Je n’arrive pas à faire le deuil de Lior », a déclaré sa mère, Reuma, à la Douzième chaîne le 9 novembre. « Je n’ai pas encore accepté d’avoir une fille qui a disparu et un autre enfant qui est parti… Parfois, je pleure, d’autres fois, je m’effondre, mais je ne fais pas mon deuil. »

« Nous avons demandé pardon à Lior de nous concentrer en ce moment sur la situation de Gali », a-t-elle déclaré, notant que pour cette raison, ils n’ont pas encore organisé de funérailles. Reuma a précisé qu’ils prenaient part à des marches et des manifestations en faveur des otages : « Nous l’avons inclus sur nos pancartes, il fait aussi partie du débat, il est avec nous. Le moment venu, nous pourrons lui consacrer tout le temps et les honneurs qu’il mérite. Pour l’instant, nous ne sommes pas disponibles pour cela. »

Sa grand-mère, Kamelia, qui vit également à Beeri, a déclaré à Ynet que le matin du 7 octobre : « J’ai écrit à Lior : il m’a dit que tout allait bien, mais la brièveté de ses réponses m’a laissé penser qu’il était très stressé. Il m’a envoyé un baiser : je lui ai dit que je l’aimais. Ce fut notre dernière conversation. »

Kamelia a déclaré à la radio 103FM : « Durant deux semaines, nous n’avons pas su où se trouvaient les deux enfants : ils avaient disparu. Deux semaines plus tard, ils nous ont dit que le corps de Lior avait été retrouvé, qu’il avait été tué et encore un peu plus tard, on nous a dit que Gali avait été kidnappée. »

Lior, grand fan de l’équipe de football du Maccabi Haïfa, aurait eu 16 ans le 24 octobre dernier. L’équipe a publié ce jour-là une vidéo pour lui rendre hommage, mettant en scène un ballon sur un siège vide.

« Aujourd’hui, tu aurais dû fêter ton 16e anniversaire, et dans ce siège, tu aurais assisté au match contre l’Hapoel Beer Sheva », a écrit l’équipe. « Lior Tarshansky, du kibboutz Beeri, a été assassiné lors de l’attaque terroriste du Hamas du 7 octobre. Il sera à jamais dans nos cœurs. »

Sa tante, Roxanne Saar, lui a rendu hommage sur Facebook.

« Liori, mon bien-aimé aux yeux en amande. Comment est-ce possible que tu ne sois plus là ? », a-t-elle écrit. « Que je ne vois plus ton petit sourire ? Le beau gosse viril que tu étais devenu ? Comment est-il possible que tu ne verras plus jamais les victoires du Maccabi Haïfa, que tu aimais tant ? »

« Comment se fait-il que tu ne ries plus, que tu n’aies plus l’occasion d’être triste, de voir, de conquérir pas le monde, de tomber amoureux ? », a-t-elle écrit. « Liorki, je ne sais pas comment me remettre d’une telle horreur… Je regrette tellement de ne pas avoir pu te sauver, mon enfant bien-aimé. Je regrette que nous ayons été impuissants. »

L’oncle de Lior, Gonen Saar, lui a également rendu hommage sur les réseaux sociaux.

« Je pense à toi, à ce que tu ne deviendras jamais. Et toi, tu aurais pu devenir ce que tu voulais, le roi de la jungle ou le roi des montagnes – il y a tellement de choses que tu aurais pu être et que tu ne seras jamais. Mon esprit ne le supporte pas. »

Le temps s’est arrêté le 7 octobre, a écrit Saar. « Les souvenirs ? Peut-être, plus tard, qui sait. Quand tu ne réponds pas, quand tu n’appelles pas, quand tu ne viens pas nous rendre visite, quand tu nous manques sur les photos, au match, à ta place à table », a-t-il écrit. « Quand j’arrêterai de te chercher et que je m’habituerai à ton absence, alors peut-être que le temps des souvenirs sera venu. En attendant, je vais fermer les yeux et te serrer contre moi. »

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