L’Irak rouvre le poste-frontière de Rabia pour relancer ses exportations de fioul via la Syrie
Ce poste situé dans la province de Ninive, au nord de l’Irak, rouvrira également la route au trafic commercial, à l'arrêt depuis le conflit qui a suivi la guerre civile syrienne

Bagdad a décidé de rouvrir le poste-frontière de Rabia entre l’Irak et la Syrie, qui était fermé depuis treize ans, afin d’accélérer les exportations terrestres de produits pétroliers et de relancer le commerce transfrontalier, dans un contexte de perturbation du transport maritime dans le Golfe suite à la guerre avec l’Iran, ont indiqué des responsables des autorités frontalières irakiennes.
Ce poste-frontière, situé dans la province de Ninive, au nord de l’Irak, permettra le transport par camion de cargaisons de fioul à travers la Syrie. Il rouvrira également la route au trafic commercial, suspendu depuis le conflit qui a suivi la guerre civile syrienne, ont ajouté les responsables.
Selon Omar al-Waeli, chef de l’Autorité des ports frontaliers irakiens, la réouverture de Rabia permettra d’alléger la pression sur les livraisons de fioul en Syrie en autorisant le passage d’un plus grand nombre de camions-citernes. La plupart des convois sont actuellement bloqués au poste-frontière d’al-Waleed, dans l’ouest de l’Irak, l’unique point de passage opérationnel à ce jour.
L’Irak peine à écouler ses stocks de fioul, qui ont considérablement augmenté depuis que les exportations par voie maritime via le Golfe ont fortement diminué en raison de la fermeture de facto du détroit d’Ormuz.
La société publique irakienne de commercialisation du pétrole, SOMO, s’est récemment rabattue sur les itinéraires terrestres via la Syrie, malgré des coûts plus élevés, l’une des rares alternatives viables pour maintenir le flux des exportations.
SOMO a passé des contrats pour la fourniture d’environ 650 000 tonnes de fioul par mois, d’avril à juin, acheminées par camion via la Syrie.
Des convois de camions-citernes chargés de fioul irakien sont attendus à la frontière dans les prochains jours, venant renforcer une opération qui, selon les responsables du secteur de l’énergie, a déjà mis à rude épreuve les infrastructures routières et frontalières de l’Irak.
L’Irak exportait auparavant la majeure partie de son fioul via le terminal de Khor al-Zubair, sur le golfe.







