L’Iran à l’origine de l’attaque ratée à la frontière syrienne – Aviv Kohavi
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L’Iran à l’origine de l’attaque ratée à la frontière syrienne – Aviv Kohavi

Le chef de l'Etat-major de l'armée a déclaré que la cellule de quatre hommes ayant posé des bombes le long de la clôture de sécurité avait agi sur l'ordre de Téhéran

Une image de Tsahal montrant un groupe de quatre personnes qui, selon l'armée, sont entrées sur le territoire israélien et ont tenté de poser une bombe dans un poste militaire abandonné, le 2 août 2020 (Capture d'écran : Armée israélienne)
Une image de Tsahal montrant un groupe de quatre personnes qui, selon l'armée, sont entrées sur le territoire israélien et ont tenté de poser une bombe dans un poste militaire abandonné, le 2 août 2020 (Capture d'écran : Armée israélienne)

La cellule terroriste qui a placé plusieurs explosifs le long de la frontière israélienne avec la Syrie au début de la semaine dernière a agi sur instruction de l’Iran, a déclaré vendredi le chef d’Etat-major de l’armée israélienne Aviv Kohavi.

Avec ces propos, tenus par le responsable militaire au cours d’une réunion avec les soldats de l’unité de reconnaissance Maglan – la même unité qui a déjoué l’attaque de dimanche –, Israël a pointé pour la toute première fois la responsabilité directe de l’Iran dans une attaque de ce type. Les paroles de Kohavi semblent également rejeter les hypothèses initiales qui avaient laissé entendre que l’incident était une tentative du groupe terroriste du Hezbollah de venger la mort présumée de l’un de ses membres, le mois dernier.

« Vous avez déjoué une équipe envoyée par l’Iran, ce qui entrait dans le cadre du processus d’établissement d’un axe radical en Syrie », a dit Kohavi aux soldats dans la journée de vendredi, les saluant pour leurs efforts, qui avaient entraîné la neutralisation des quatre combattants qui avaient installé les explosifs.

L’armée de l’air israélienne avait mené une série de frappes de représailles contre des cibles militaires syriennes, lundi soir, en réponse à l’attaque manquée sur le plateau du Golan.

Le chef d’état-major de l’armée israélienne, Aviv Kohavi, s’exprime lors d’une cérémonie au siège de l’armée à la Kirya, à Tel Aviv, le 18 juin 2020. (Armée israélienne)

L’armée avait ajouté avoir bombardé des postes d’observation syriens, des équipements des services de renseignement, des systèmes de défense antiaérienne et des infrastructures de commandement et de contrôle.

« L’armée attribue la responsabilité de toutes les activités survenant sur son territoire depuis la Syrie au régime syrien, et elle continuera à agir avec détermination contre toutes les violations de la souveraineté de l’Etat d’Israël », avait écrit Israël dans un communiqué.

Les médias officiels syriens avaient confirmé ces frappes. L’agence de presse SANA avait ainsi rapporté que les systèmes de défense anti-aérienne du pays avaient été activés à l’approche des missiles, qui avaient visé le sud-ouest de Damas.

Selon SANA, une source militaire avait fait savoir que l’attaque n’avait entraîné que des dégâts matériels et n’avait pas causé de blessés.

Les propos tenus par Kohavi vendredi surviennent quatre jours après des informations transmises dans le journal Haaretz, qui avaient rapporté que l’armée avait attribué la responsabilité de l’attaque manquée à une milice mandataire de l’Iran et non au Hezbollah – avec lequel l’Etat juif est à couteaux tirés depuis ces deux dernières semaines.

Le groupe libanais avait menacé Israël de représailles après la mort de l’un de ses combattants en Syrie au cours d’une frappe aérienne qu’il avait attribué à l’Etat juif. Ce dernier n’a pas officiellement reconnu être à l’origine du raid.

L’armée n’a pas confirmé les informations transmises par Haaretz.

Les militaires avaient expliqué que les soldats qui avaient fait des fouilles dans le secteur de l’attaque manquée de dimanche avaient retrouvé une arme à feu ainsi qu’un sac à dos rempli de plusieurs bombes prêtes à être utilisées.

Ces objets avaient été découverts sur le territoire israélien, à 25 mètres de la frontière.

L’armée avait précisé que les officiers avaient rencontré le général de division Ishwar Hamal, chef de la FNUOD, pour montrer aux forces de maintien de la paix des Nations unies la scène de l’incident.

Selon l’armée, le poste où les hommes avaient placé les explosifs se trouvait dans une enclave située dans le secteur de Tel Fares qui, par le passé, accueillait une clinique placée sous l’autorité d’une organisation caritative chrétienne, sous les auspices de l’armée israélienne, et qui prenait en charge les civils syriens blessés lors de la guerre civile qui a ravagé le pays. Cette clinique avait été fermée quand les forces du dictateur syrien Bashar el-Assad avaient repris le Golan syrien, en 2018.

Judah Ari Gross a contribué à cet article.

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