L’Iran affirme disposer de drones capables de voler sur 7 000 km
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L’Iran affirme disposer de drones capables de voler sur 7 000 km

Le général de la Garde républicaine Hossein Salami affirme que les drones peuvent "voler, rentrer chez eux et atterrir là où ils sont prévus"

Une photo prise le 13 janvier 2020, lors d'une tournée de presse, organisée par la coalition dirigée par les États-Unis qui combat les restes du groupe État islamique, montre des drones de l'armée américaine sur la base aérienne d'Ain al-Asad, dans la province d'Anbar, dans l'ouest de l'Irak (Crédits: Ayman Henna / AFP).
Une photo prise le 13 janvier 2020, lors d'une tournée de presse, organisée par la coalition dirigée par les États-Unis qui combat les restes du groupe État islamique, montre des drones de l'armée américaine sur la base aérienne d'Ain al-Asad, dans la province d'Anbar, dans l'ouest de l'Irak (Crédits: Ayman Henna / AFP).

L’Iran a affirmé posséder des drones d’une portée de 7 000 kilomètres, qui peuvent ainsi atteindre Israël et bien au-delà. L’information a été annoncée dimanche par un haut commandant des Gardiens de la révolution.

L’Iran a par le passé fait des déclarations douteuses et exagérées concernant ses capacités militaires, et aucune confirmation extérieure permet de valider la dernière affirmation.

« Nous avons des véhicules aériens sans pilote (drones) avec une longue portée de 7 000 kilomètres. Ils peuvent voler, rentrer chez eux, et atterrir là où ils sont prévus », a déclaré le chef des Gardiens de la révolution, Hossein Salami, cité par l’agence de presse nationale IRNA.

Israël se trouve à environ 1 700 kilomètres de l’Iran.

Les États-Unis et Israël auraient tenu des discussions au début du mois sur la coopération contre les drones iraniens – que la République islamique est soupçonnée de fournir aux milices chiites et aux organisations terroristes dans la région.

Sur la base d’un accord conclu en avril par les conseillers à la sécurité nationale des deux pays, un groupe de travail inter-agences chargé de la menace que représentent les drones et les missiles à guidage de précision iraniens pour Israël et d’autres alliés des États-Unis s’est réuni pour la première fois il y a trois semaines, selon le site d’information Walla.

Citant des hauts fonctionnaires américains et israéliens impliqués dans les discussions, l’article indique que l’équipe américaine était dirigée par le coordinateur du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, Brett McGurk, et que l’équipe israélienne était dirigée par le conseiller adjoint à la sécurité nationale, Reuven Ezer.

Illustration. Le commandant des Gardiens de la Révolution iranienne, le général Hossein Salami, à gauche, et le commandant de la division aérospatiale des gardiens, le général Amir Ali Hajizadeh, discutent lors du dévoilement d’un nouveau drone appelé « Gaza » dans un lieu non divulgué en Iran, sur une photo publiée le 22 mai 2021. (Crédit : Sepahnews / Gardiens de la révolution iranienne, via AP)

Une idée qui aurait été soulevée lors de la réunion serait d’établir une « zone d’exclusion aérienne » au Moyen-Orient pour les drones iraniens.

En mai, Israël a abattu un drone alors qu’il s’approchait de l’espace aérien israélien près de la ville de Beit She’an, dans le nord-est du pays, le Premier ministre de l’époque, Benjamin Netanyahu, ayant déclaré par la suite qu’il avait été fabriqué par l’Iran et lancé par les forces iraniennes vers Israël depuis la Syrie ou l’Irak. Dans un cas similaire en 2018, un drone a été piloté depuis la Syrie vers le nord d’Israël avant d’être abattu par un hélicoptère israélien. En réponse, Tsahal a lancé une vague de frappes sur les actifs iraniens en Syrie.

Depuis près de dix ans, Israël mène une campagne de bombardement en Syrie visant à contrecarrer les efforts de l’Iran et des milices alliées, dont le Hezbollah, pour l’installation de bases et pour le transfert d’armes avancées de l’Iran au Hezbollah.

La semaine dernière, Walla a indiqué que les États-Unis avaient renforcé leur coordination militaire avec Israël et avec un certain nombre de pays modérés du Moyen-Orient dans le but de contrer la menace que représente la République islamique pour la région.

Au cours des deux derniers mois, le commandement central de l’armée américaine (CENTCOM) a augmenté le rythme de la coordination et le nombre de réunions de haut niveau avec Israël, l’Égypte, la Jordanie, plusieurs États du Golfe, Chypre et la Grèce.

Au cours de son voyage aux États-Unis la semaine dernière, le chef d’état-major de l’armée israélienne, Aviv Kohavi, a visité le quartier général du CENTCOM en Floride et a qualifié la « coopération opérationnelle » entre les armées américaine et israélienne de « sans précédent ».

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