L’Iran dévoile un nouveau missile de défense
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L’Iran dévoile un nouveau missile de défense

Le ministre de la Défense iranien a fait savoir que le Khordad 15 peut traquer les cibles à 150 kilomètres de distance et les intercepter à 120 kilomètres

Le Kohrdad 15, une nouvelle batterie de missiles sol-air , quelque part en Iran, le 6 juin 2019 (Crédit : Ministère iranien de la Défense via l'AP)
Le Kohrdad 15, une nouvelle batterie de missiles sol-air , quelque part en Iran, le 6 juin 2019 (Crédit : Ministère iranien de la Défense via l'AP)

L’Iran a dévoilé un système de missile de défense avancé dans la journée de dimanche qui, selon le pays, est capable de détruire des avions-chasseurs et des drones ennemis à 120 kilomètres de distance, ont fait savoir les médias d’Etat.

Le système d’armement, le « Khordad 15 », a été présenté lors d’une cérémonie en présence du ministre de la Défense Amir Hatami à Téhéran. Ce dernier a précisé, dans une allocution, que son dispositif était en mesure de détecter des cibles jusqu’à 150 kilomètres aux alentours.

« Il peut également traquer des cibles furtives dans un périmètre de 85 kilomètres et les détruire à une distance de 45 kilomètres », aurait dit Hatami, des propos repris par l’agence semi-officielle Fars.

Il a ajouté que le système était capable de détruire six cibles simultanément et prêt à passer en opération en l’espace de cinq minutes.

Il utilise des missiles fabriqués localement qui ressemblent aux missiles HAWK vendus par les Etats-Unis au Shah, dans le passé, et ultérieurement livrés à la république islamique lors du scandale de « l’Affaire Iran-Contra », dans les années 1980.

Le ministre a expliqué que le Khordad 15 et les autres systèmes similaires serviraient à défendre l’Iran contre les menaces étrangères.

L’Iran a œuvré, ces dernières années, à fabriquer ses propres armes dans le pays plutôt que de s’appuyer sur des acteurs étrangers.

Au mois de février, la république islamique avait fait savoir qu’elle était parvenue à lancer un missile de croisière de longue portée dans le cadre des événements célébrant le 40e anniversaire de la république islamique, en 1979.

Le missile, appelé Hoveyzeh, avait été décrit comme une arme de haute-précision capable de voler à faible altitude et de porter une charge significative.

« L’essai du missile de croisière Hoveyzeh s’est bien passé et il a détruit la cible visée avec une portée de 1 200 kilomètres », avait alors commenté Hatami, dont les propos avaient été retransmis sur la télévision d’Etat qui avait diffusé les images du lancement.

Le programme de missiles balistiques iraniens (les missiles de croisière appartiennent à une catégorie différente) a suscité des inquiétudes croissantes en Occident.

Au début de l’année, le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a accusé l’Iran de tester un missile de moyenne portée capable de transporter « des ogives multiples » qui, a-t-il ajouté, peuvent frapper « partout » au Moyen-Orient et dans certaines parties de l’Europe.

Le président Hassan Rouhani, au centre, durant une conférence de presse après une réunion du cabinet, avec le vice-président Eshaq Jahangiri, à gauche, et le ministre de la Défense, le général Amir Hatami à Téhéran, le 18 mars 2019 (Crédit : Présidence iranienne via AP)

Les efforts iraniens visant à établir une présence militaire en Syrie et les tentatives de transférer des armements avancés au groupe terroriste du Hezbollah, basé au Liban, ont entraîné des centaines de frappes aériennes israéliennes en Syrie, en représailles aux violations des « lignes rouges » mises en place par l’Etat juif.

Une firme d’analyse de photos prises par satellite a déterminé, mardi dernier, que la cible d’un raid mené contre une base aérienne syrienne, au début de la semaine dernière, qui avait été attribuée à l’Etat juif, était une structure de drones iraniens.

Le programme de missiles mis en place par l’Iran a été l’une des raisons citées par Donald Trump pour annuler sa participation à l’accord sur le nucléaire conclu en 2015, l’année dernière, et de la réimposition de sanctions écrasantes.

La semaine dernière, Trump a déclaré qu’il souhaitait relancer des pourparlers tant que l’Iran consentirait à abandonner l’arme nucléaire.

L’Iran a expliqué samedi que les nouvelles sanctions américaines imposées à son industrie pétrochimique montraient que les propos de Trump affirmant être ouvert à de nouvelles négociations avec Téhéran étaient creux.

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