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L’Iran ne renoncera pas à venger la mort de Soleimani, assurent les Gardiens

L'Iran exige, dans le cadre des pourparlers de Vienne, le retrait des Gardiens de la liste noire américaine des "organisations terroristes étrangères"

Le commandant de la marine des Gardiens de la révolution iraniens, l'amiral Alireza Tangsiri (Capture d'écran/YouTube)
Le commandant de la marine des Gardiens de la révolution iraniens, l'amiral Alireza Tangsiri (Capture d'écran/YouTube)

Les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de l’Iran, ont affirmé jeudi qu’ils ne renonceront pas à venger l’assassinat du général Qassem Soleimani, tué dans un raid américain en 2020, contre une levée des sanctions.

Téhéran est engagé depuis un an dans des négociations avec la France, l’Allemagne, la Grande-Bretagne, la Russie et la Chine directement, et les Etats-Unis indirectement, pour relancer un accord conclu en 2015 sur son programme nucléaire.

Les négociations à Vienne visent à ramener les Etats-Unis à cet accord – dont ils se sont retirés en 2018 -, notamment par la levée des sanctions contre l’Iran, et la garantie du plein respect par Téhéran de ses engagements.

« Les ennemis nous ont demandé plusieurs fois de renoncer à venger le sang de Qassem Soleimani contre la levée de certaines sanctions, mais c’est une fantaisie », a déclaré le commandant de la marine des Gardiens, l’amiral Alireza Tangsiri, cité par Sepah News, le site officiel des Gardiens.

Affiche du général iranien Qasem Soleimani (à droite) et du commandant principal des Hachd Abu Mahdi al-Muhandis, à l’approche du deuxième anniversaire de leur mort, à Téhéran, le 31 décembre 2021. (Crédit : AFP)

Artisan de l’influence régionale de l’Iran, Soleimani a été tué le 3 janvier 2020 dans une frappe américaine près de l’aéroport de Bagdad.

L’ancien président américain Donald Trump avait ordonné l’élimination du général, affirmant qu’il préparait une attaque « imminente » contre du personnel américain dans la capitale irakienne.

L’Iran avait riposté à son assassinat en tirant quelques jours plus tard des missiles sur des bases irakiennes abritant des soldats américains, faisant des blessés.

« Nous avons souligné à plusieurs reprises (aux Américains) que l’Iran n’est pas disposée à abandonner ses lignes rouges », a affirmé jeudi le chef de la diplomatie iranienne, Hossein Amir-Abdollahian, sans donner plus de détails.

Hossein Amir-Abdollahian (Crédit : Capture d’écran YouTube)

Lundi, le porte-parole des Affaires étrangères iraniennes, Saïd Khatibzadeh, a déclaré que « les auteurs, les responsables, les complices et les conseillers » impliqués dans la mort de Soleimani « ne resteront pas impunis ».

Téhéran a affirmé mercredi que les « questions techniques » des négociations de Vienne, qui sont dans l’impasse depuis des semaines, avaient été résolues mais qu’il restait des « problèmes politiques ».

L’Iran exige notamment le retrait des Gardiens de la liste noire américaine des « organisations terroristes étrangères », une mesure prise par Donald Trump en 2019, mais qui est officiellement séparée du dossier atomique.

La droite américaine et Israël, ennemi juré de la République islamique, ont toutefois mis en garde Washington contre une telle décision.

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