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L’Iran se dit prête à affronter Israël « partout où ce sera nécessaire »

Le commandant de la Force al-Qods a affirmé que "la destruction d’Israël est en marche"

Le commandant des Gardiens de la révolution chargé des opérations à l'étranger, Esmail Ghaani. (Crédit : Bureau du Guide suprême iranien via l' AP)
Le commandant des Gardiens de la révolution chargé des opérations à l'étranger, Esmail Ghaani. (Crédit : Bureau du Guide suprême iranien via l' AP)

Selon une information de l’agence de presse semi-officielle Nour, Esmail Ghaani, chef de la Force al-Qods du Corps des gardiens de la révolution islamique d’Iran, aurait déclaré jeudi que la République islamique affronterait Israël « partout où elle le jugerait nécessaire ».

« Partout où nous identifierons une menace sioniste, nous frapperons durement », a déclaré Ghaani, dont la milice est le bras opérationnel du CGRI au-delà des frontières iraniennes. « Ils sont trop petits pour se mesurer à nous », a-t-il affirmé, selon Reuters.

Selon la même information, le commandant de la Force al-Qods – qui a succédé à Qassem Soleimani, assassiné lors d’une frappe de drone américaine en janvier 2020 – aurait déclaré que « la destruction d’Israël était en marche », promettant un soutien logistique à tout groupe désireux de combattre le « régime sioniste ».

Le mois dernier, le CGRI avait revendiqué la responsabilité de tirs de missiles en plusieurs endroits de la ville d’Erbil, dans le nord de l’Irak, et notamment ce qu’il avait présenté comme un « centre stratégique » israélien.

Selon la déclaration du CGRI, l’attaque se voulait un acte de représailles à la mort de deux commandants du CGRI, tués dans une frappe aérienne attribuée à Israël près de Damas, la capitale syrienne, une semaine plus tôt.

Plus tard ce mois-là, un général iranien de haut rang avait averti que Téhéran se vengerait sans délai si l’un de ses soldats venait à être tué par Israël.

Une maison endommagée par une attaque de missiles balistiques iraniens à Erbil, en Irak, le 23 mars 2022. (Crédit : AP Photo/Ahmed Mzoori, Metrography)

Le CGRI est au cœur de discussions entre l’Iran et les États-Unis, dans le cadre des négociations visant à rétablir l’accord nucléaire de 2015 (ou Plan d’action global conjoint).

Téhéran a exigé que le CGRI soit retiré de la liste américaine répertoriant les organisations terroristes étrangères comme préalable au rétablissement de l’accord, menaçant, à défaut, de faire échouer les négociations dans leur ensemble.

Les États-Unis ont fait savoir qu’ils n’étaient pas pleinement convaincus par la demande iranienne. Le Washington Post a récemment évoqué les propos d’un responsable américain affirmant que l’administration Biden ne retirerait pas le CGRI de sa liste noire terroriste, même si cela devait mettre en péril la relance de l’accord nucléaire.

Mohammad Eslami, chef de l’Agence nucléaire iranienne (à gauche), et le gouverneur de l’Iran auprès de l’Agence internationale de l’énergie atomique, Kazem Gharib Abadi, quittent la Conférence générale internationale de l’énergie atomique à Vienne, en Autriche, le 20 septembre 2021. (Crédit : AP Photo/Lisa Leutner, archive)

Par ailleurs, l’AIEA a annoncé jeudi avoir installé, à la demande de Téhéran, des caméras pour surveiller le nouvel atelier de centrifugeuses du site souterrain de Natanz, en Iran, alors même que les initiatives diplomatiques pour rétablir l’accord nucléaire semblent au point mort.

Les travaux dans ce nouvel atelier ont commencé après que l’installation de centrifugeuses iraniennes de Karaj ait été ciblée par ce que l’Iran a décrit comme un sabotage, en juin dernier.

Le site de Natanz avait lui-même déjà été la cible de sabotage, à deux reprises. Téhéran avait à chaque fois attribué la responsabilité de ces attaques à Israël.

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