L’Israélienne qui est entrée en Syrie condamnée à 8 mois de prison
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L’Israélienne qui est entrée en Syrie condamnée à 8 mois de prison

Les avocats de la jeune femme de 25 ans, qui a déclaré qu'elle "cherchait l'aventure", remercient le tribunal d'avoir pris en compte ses troubles mentaux

La femme israélienne qui est entrée en Syrie et qui a été renvoyée dans le cadre d'un accord négocié par la Russie, sur une photo montrée par la Douzième chaîne, le 20 février 2021. (Capture d'écran de la Douzième chaîne)
La femme israélienne qui est entrée en Syrie et qui a été renvoyée dans le cadre d'un accord négocié par la Russie, sur une photo montrée par la Douzième chaîne, le 20 février 2021. (Capture d'écran de la Douzième chaîne)

Une Israélienne qui avait traversé la frontière syrienne à pied début février et qui a été rapatriée un peu plus tard dans le mois après une série de négociations internationales a été condamnée à huit mois de prison par le tribunal de première instance de Nazareth.

La femme, dont l’identité ne peut être publiée dans la presse, aurait souffert de troubles mentaux par le passé.

Ses avocats ont remercié le tribunal d’avoir pris en compte leurs arguments sur sa santé mentale et de lui avoir infligé une peine « modérée et proportionnée ».

Il s’agirait d’une jeune femme de 25 ans originaire de Modiin Illit qui a quitté la communauté ultra-orthodoxe. Les raisons pour lesquelles elle est entrée en Syrie ne sont pas claires. Elle a apparemment traversé à pied et par ses propres moyens une partie moins surveillée de la clôture frontalière.

Le site d’information Axios, citant des responsables israéliens, a déclaré que la femme étudiait l’arabe et que, par le passé, elle avait été empêchée de traverser la frontière sud vers la bande de Gaza.

La femme a été renvoyée en Israël via la Russie le 19 février, dans le cadre d’un accord négocié par Moscou. Dans le cadre de cet accord, Israël a libéré plusieurs ressortissants syriens qu’il détenait et aurait financé l’achat de vaccins COVID-19 de fabrication russe d’une valeur de 1,2 million de dollars destinés à la Syrie.

Après son retour, la femme aurait déclaré aux enquêteurs israéliens qu’elle était « en quête d’aventure ».

La femme israélienne qui est entrée en Syrie et qui a été renvoyée dans le cadre d’un accord négocié par la Russie, sur une photo montrée par la Douzième chaîne, le 20 février 2021. (Capture d’écran de la Douzième chaîne)

Selon la Douzième chaîne, elle n’a pas présenté d’excuses ni exprimé de regrets pour son voyage. Les enquêteurs ont déterminé qu’elle n’avait coopéré avec aucune entité ennemie pendant son séjour en Syrie.

Sa page Facebook montre qu’elle voyage souvent en Israël, y compris dans les zones arabes, et en Cisjordanie.

Dans une de ses publications, elle a écrit : « Personne ne limitera mes mouvements ou ne bloquera l’air que je respire, même si je meurs demain ou à la seconde suivante. Jusqu’à mon dernier moment, je serai libre. »

« Je suis l’éternel nomade. Je me sens toujours chez moi dans mon lieu actuel et étrangère dans mon lieu de naissance », peut-on lire dans une autre publication.

Cette incursion en Syrie n’était pas le premier voyage de cette femme aux alentours des frontières interdites.

Elle avait déjà été repérée par le Hezbollah à la frontière libanaise, selon un journaliste affilié au groupe terroriste.

Selon les autorités israéliennes, elle a également tenté à deux reprises d’entrer dans la bande de Gaza, gouvernée par le Hamas – une fois par voie terrestre et une fois sur un radeau de fortune –, et une autre fois d’aller en Jordanie. Les trois fois, elle a été arrêtée par l’armée ou la police.

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