L’Italie nie être concernée par l’accord de réinstallation de migrants
Rechercher

L’Italie nie être concernée par l’accord de réinstallation de migrants

L'Allemagne a assuré "ne pas avoir connaissance d'une demande concrète concernant une prise en charge de réfugiés vivants en Israël, en particulier originaires de pays africains"

Des demandeurs d'asile africains et des militants protestent contre les projets d'expulsion de migrants sur la place Rabin à Tel Aviv le 24 mars 2018. (Miriam Alster/Flash90)
Des demandeurs d'asile africains et des militants protestent contre les projets d'expulsion de migrants sur la place Rabin à Tel Aviv le 24 mars 2018. (Miriam Alster/Flash90)

L’Italie a nié lundi être concernée par l’accord conclu entre l’ONU et Israël sur la réinstallation de migrants africains dans des pays occidentaux, contrairement aux déclarations des autorités israéliennes.

Il n’existe « aucun accord » avec l’Italie dans le cadre de l’accord conclu entre Israël et le Haut-commissariat de l’ONU pour les Réfugiés, pour la relocation de ces migrants, indique le ministère italien des Affaires étrangères dans un communiqué, sans plus de précisions.

Les autorités israéliennes ont de leur côté annoncé plus tôt être parvenues à un accord avec l’ONU pour permettre « le départ d’au moins 16 250 migrants africains vers des pays occidentaux », dont l’Italie.

Selon le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, cet accord va permettre de déplacer une partie de ces migrants africains vers « des pays développés comme le Canada, l’Allemagne ou l’Italie ».

Le ministère allemand de l’Intérieur a toutefois assuré « ne pas avoir connaissance d’une demande concrète concernant une prise en charge de réfugiés vivants en Israël, en particulier originaires de pays africains ».

Selon le ministère de l’Intérieur israélien, 42 000 migrants africains, principalement originaires du Soudan et d’Erythrée, vivent en Israël, dont la moitié – des femmes et des enfants – n’étaient pas menacés par ce plan.

Ces migrants sont arrivés majoritairement après 2007 en s’infiltrant à partir du Sinaï égyptien. La frontière, à l’époque poreuse, avec l’Egypte a depuis été rendue quasiment hermétique. Ils se sont installés en nombre dans les quartiers pauvres de Tel-Aviv.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...