Possibilité de transférer des villes arabes du « triangle » aux Palestiniens
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Le plan de paix de Trump dévoilé

Trump : "Jérusalem restera la capitale indivisible d'Israël" ; Protestations en Cisjordanie et dans la bande de Gaza ; Réunion de la Ligue arabe samedi à la demande du chef de l'AP

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le président américain Donald Trump s'exprimant depuis la Maison-Blanche, le 28 janvier 2020. (Capture écran / YouTube)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le président américain Donald Trump s'exprimant depuis la Maison-Blanche, le 28 janvier 2020. (Capture écran / YouTube)

En amont de la révélation du plan de paix américain, les spéculations dans les médias ont été quasiment innombrables. Le Times of Israël suit pour vous les événements :

Ayman Odeh : le plan US « est un assassinat ciblé de la solution à deux États »

Ayman Odeh, chef du parti de la Liste arabe unie, déclare que la proposition de paix américaine « est un assassinat ciblé de la solution à deux États ».

Il déclare à la Douzième chaîne d’information : « L’important, c’est que les deux peuples et leurs dirigeants s’entendent ici, et non pas que le corrompu Trump et le corrompu Netanyahu siègent à la Maison Blanche et décident pour le peuple ici ».

Son collègue Yousef Jabareen a ajouté que le président américain est devenu un serviteur des caprices de Netanyahu, qualifiant Trump de « président du Likud – branche de la Maison Blanche ».

Le chef de la Liste arabe unie, le député Ayman Odeh, assiste à une conférence de presse devant le cabinet du Premier ministre à Jérusalem, le 3 novembre 2019. (Yonatan Sindel/Flash90)

Abbas aurait refusé de recevoir le plan de paix US

Le député de la Liste arabe unie, Ahmad Tibi, a déclaré à la Douzième chaîne que l’administration américaine avait tenté aujourd’hui d’envoyer le texte de son plan de proposition de paix au président de l’Autorité palestinienne (AP) Mahmoud Abbas.

Ramallah a refusé de l’accepter.

Réunion de la Ligue arabe samedi à la demande d’Abbas

Une réunion extraordinaire de la Ligue arabe, en présence du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, se tiendra samedi au Caire afin d’évoquer le plan de paix pour le Proche-Orient que Washington compte dévoiler ce mardi, a indiqué son secrétaire général, Hossam Zaki.

Cette « réunion extraordinaire », en présence de M. Abbas et des ministres des Affaires étrangères des pays membres, se tiendra à la suite « d’une demande palestinienne », est-il précisé dans un communiqué.

Le grand imam de la mosquée d’al-Azhar, grande institution de l’islam sunnite, a de son côté violemment critiqué ce plan lors d’une conférence internationale pour la réforme du discours religieux au Caire.

« Nous n’avons plus d’identité (…) en tant qu’Arabes et musulmans. Nous ne sommes plus rien. (…). Je me suis senti terriblement déshonoré quand j’ai vu (Donald) Trump avec (le Premier ministre) israélien », a affirmé mardi le grand imam Ahmed al-Tayeb.

« Ce sont eux qui prévoient, discutent, décident et résolvent nos problèmes. Il n’y a aucun Arabe ou musulman », a-t-il déploré.

– AFP

Trump : Les Palestiniens « méritent une vie meilleure »

Donald Trump déclare que son plan pour résoudre le conflit israélo-palestinien permettait à Israël de « faire un grand pas vers la paix ».

Le président américain déclare que le soutien de Netanyahu et de Benny Gantz au plan montre que « la paix transcende la politique en Israël ».

Les Palestiniens « méritent une vie meilleure », a aussi assuré le président des Etats-Unis aux côtés du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour la présentation officielle de ce plan de 80 pages, « le plus détaillé » jamais mis au point selon lui.

Trump : le plan prévoit la solution à deux Etats, Jérusalem restant indivisible

Selon le président, le plan détaillé des États-Unis préconise une solution à deux États et comprend des cartes détaillées du territoire.

Il affirme que le futur État palestinien sera contigu. Il dit aussi que Jérusalem restera la « capitale indivisible » d’Israël, sous un tonnerre d’applaudissements.

Il n’a pas détaillé quelles frontières il envisageait pour cette capitale israélienne au cours d’un discours durant lequel il a aussi évoqué une capitale de l’Etat palestinien à Jérusalem-Est. Les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est, partie de la ville occupée depuis 1967 par Israël puis annexée, la capitale du futur Etat auquel ils aspirent.

Trump évoque une « solution réaliste à deux Etats »

Donald Trump a présenté mardi une « solution réaliste à deux Etats » pour résoudre le conflit israélo-palestinien, qui conditionnerait toutefois la naissance d’un Etat palestinien au « rejet clair du terrorisme » et ferait de Jérusalem la « capitale indivisible d’Israël ».

« Ma vision présente une occasion gagnant-gagnant pour les deux parties, une solution réaliste à deux Etats qui résoud le risque que représente un Etat palestinien pour la sécurité d’Israël », a-t-il dit lors d’une déclaration à la Maison Blanche.

Le « futur Etat palestinien » ne verrait le jour que sous plusieurs « conditions », dont « le rejet clair du terrorisme ». Il pourrait avoir « une capitale palestinienne à Jérusalem-Est », a assuré le président des Etats-Unis.

Les Etats-Unis sont en outre prêts à « reconnaître la souveraineté israélienne sur des territoires » occupés, dont il n’a pas précisé l’ampleur.

Trump appelle les Palestiniens à « relever les défis de la coexistence pacifique »

« Nous demandons aux Palestiniens de relever les défis de la coexistence pacifique », a déclaré M. Trump.

Cela comprend des lois consacrant les droits de l’homme, « l’arrêt des activités malveillantes du Hamas, du Jihad islamique » et d’autres groupes terroristes et « l’arrêt des compensations financières aux terroristes ».

Trump : un plan fondamentalement différent des efforts diplomatiques passés

« Cette vision de la paix est fondamentalement différente des diplomaties passées », a déclaré mardi Donald Trump.

« Même les plans les mieux intentionnés étaient légers sur les détails factuels et lourds sur le plan conceptuel ».

Et d’ajouter : « Aujourd’hui, Israël fait un pas de géant vers la paix… Netanyahu m’a informé qu’il était prêt à approuver la vision comme base de négociations directes ».

Trump : Aucun Palestinien ou Israélien ne sera chassé de sa maison

« Aucun Palestinien ou Israélien ne sera déraciné de sa maison » dans le cadre du plan américain, a assuré mardi le président américain.

Trump annonce avoir écrit à Abbas

Donald Trump a annoncé avoir envoyé mardi « une lettre » au président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, estimant que son plan était « une chance historique » pour les Palestiniens d’obtenir un Etat indépendant.

« Je lui ai expliqué que le territoire prévu pour son nouvel Etat resterait ouvert et sans développement » d’implantations israéliennes « pendant une période de quatre ans », a dit le président des Etats-Unis.

Cet Etat sera « d’un seul tenant », a-t-il ajouté.

Il a estimé que son plan « pourrait être la dernière chance » pour les Palestiniens d’obtenir un État indépendant.

Trump : « il est temps pour le monde musulman de réparer l’erreur de 1948 »

« Il est temps pour le monde musulman de réparer l’erreur qu’il a commise en 1948 en choisissant d’attaquer au lieu de reconnaître le nouvel État d’Israël », a déclaré Donald Trump.

Netanyahu : Trump a « tracé un brillant avenir » pour la région

Benjamin Netanyahu a salué la présence d’envoyés de Bahreïn, d’Oman et des Émirats arabes unis dans l’assistance.

Il a affirmé que ce jour lui rappelait le 14 mai 1948, lorsque le président américain Truman a reconnu l’État d’Israël.

« Je crois qu’au fil des décennies et peut-être des siècles, nous nous souviendrons aussi du 28 janvier 2020, car ce jour-là, vous êtes devenu le premier dirigeant mondial à reconnaître la souveraineté d’Israël sur les régions de Judée et de Samarie qui sont vitales pour notre sécurité et centrales pour notre patrimoine ».

Pour lui, Donald Trump a « tracé un brillant avenir » pour les Israéliens, les Palestiniens et la région.

Netanyahu : Israël appliquera sa souveraineté sur la vallée du Jourdain

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré que Trump « a brisé le grand mensonge » selon lequel Israël occupe illégalement le territoire de ses ancêtres. « Vous reconnaissez la souveraineté d’Israël sur toutes les localités juives, grandes et petites ».

Il a expliqué que les plans passés ont échoué parce qu’ils « ont essayé de faire pression sur Israël pour qu’il se retire de territoires vitaux comme la vallée du Jourdain ».

Mais Trump « a reconnu qu’Israël doit exercer sa souveraineté dans la vallée du Jourdain et d’autres zones stratégiques en Judée et en Samarie ».

Netanyahu explique qu’Israël appliquera ses lois à la vallée du Jourdain et à toutes les implantations.

Pendant au moins quatre ans, Israël maintiendra le statu quo « dans les zones que votre plan ne désigne pas comme faisant partie d’Israël à l’avenir ».

« Dans le même temps, Israël appliquera ses lois à la vallée du Jourdain, à toutes les localités juives de Judée et de Samarie et aux autres régions que votre plan désigne comme faisant partie d’Israël et que les États-Unis ont accepté de reconnaître comme faisant partie d’Israël ».

Washington va reconnaître les implantations dans les Territoires palestiniens comme faisant partie d’Israël, s’est félicité Netanyahu, en affirmant que la présentation du plan Trump pour le Proche-Orient marquait « une journée historique ».

Netanyahu : les Palestiniens devront reconnaître l’Etat juif ; pas de droit au retour

Sous le nouveau plan proposé par Donald Trump pour le Proche-Orient, les réfugiés palestiniens n’auront pas droit au retour en Israël, a annoncé mardi lors d’une conférence de presse à Washington le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Ce dernier s’est dit prêt à négocier avec les Palestiniens pour leur accorder « un chemin vers un futur Etat », mais a posé comme condition qu’ils reconnaissent Israël comme un « Etat juif ».

Londres : le plan de Trump « pourrait constituer une avancée positive »

Le gouvernement britannique a estimé mardi que le plan présenté par le président américain Donald Trump pour résoudre le conflit israélo-palestinien « pourrait constituer une avancée positive ».

Rejeté d’avance par les Palestiniens, ce plan a été discuté lors d’un entretien téléphonique entre Donald Trump et le Premier ministre britannique Boris Johnson.

Il « pourrait constituer une avancée positive », a indiqué un porte-parole de M. Johnson.

Le président Donald Trump serre la main du ministre des Affaires étrangères Boris Johnson au cours d’une rencontre à l’Assemblée générale des Nations unies, à New York, le 18 septembre 2017 (Crédit : AP Photo/Evan Vucci)

Netanyahu : Israël a une dette éternelle envers Trump et Kushner

Netanyahu dit à Jared Kushner : « L’Etat juif vous est redevable, et il doit au président Trump une dette éternelle de gratitude ».

Le président Donald Trump échange avec le haut-conseiller de la Maison Blanche Jared Kushner après une réception à la Maison Blanche, le 7 décembre 2017 (Crédit : AP /Alex Brandon)

La Paix maintenant: le plan « aussi détaché de la réalité qu’il est accrocheur »

L’organisation de gauche La Paix maintenant a déclaré que le plan de paix Trump est « aussi détaché de la réalité qu’il est accrocheur. Le feu vert du plan pour qu’Israël annexe des implantations isolées en échange d’un État palestinien perforé n’est pas viable et n’apporterait pas de stabilité ».

« Ce n’est pas ainsi que l’on construit la paix ».

Et d’ajouter : « Tout projet qui n’inclut pas la création d’un État palestinien sur la base des lignes d’avant 1967 avec des échanges de terres mineurs, l’évacuation d’implantations situées en profondeur et de deux capitales à Jérusalem se retrouvera dans les poubelles de l’Histoire ».

Trump tweete en hébreu son soutien à Israël

« Je serai toujours aux côtés de l’État d’Israël et du peuple juif. Je soutiens fermement leur sûreté et leur sécurité et leur droit de vivre dans leur patrie historique. C’est l’heure de la paix !, » a écrit le président américain sur son compte Twitter.

La carte des Etats israélien et palestinien du plan de paix de Donald Trump, dévoilée mardi par la Maison Blanche, prévoit un tunnel reliant la Cisjordanie à la Bande de Gaza et une souveraineté d’Israël sur la vallée du Jourdain.

« Tous les musulmans aux intentions pacifiques seront bienvenus pour visiter et prier à la mosquée Al-Aqsa », précise la légende de la carte, qu’a tweetée M. Trump. Une quinzaine d’implantations israéliennes figurent par ailleurs en Cisjordanie.

Le Hamas rejette le plan de paix américain

Le groupe terroriste palestinien du Hamas a rejeté mardi le plan de paix pour le Moyen-Orient dévoilé à Washington par le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

« Aujourd’hui nous disons que nous rejetons ce plan. Nous n’accepterons pas de substitut à Jérusalem comme la capitale de l’Etat de Palestine », a déclaré à l’AFP Khalil al-Hayya, un haut responsable du mouvement, en référence aux déclarations de M. Trump dont le plan prévoit de faire de Jérusalem la capitale « indivisible » d’Israël, tout en ouvrant la voie à un Etat palestinien avec Jérusalem-Est comme capitale.

Le mouvement terroriste a déclaré que les Palestiniens de Cisjordanie et de la bande de Gaza « doivent s’unir pour lutter contre l’occupation », tant sur le terrain, légalement que diplomatiquement.

Khalil al-Hayya, membre du Bureau politique du Hamas, a indiqué que les Palestiniens avaient maintenant besoin « d’une stratégie unifiée… le monde doit voir l’indignation des Palestiniens à propos de l’accord ».

Ce plan de paix « ne passera pas » et pourrait conduire les Palestiniens vers une « nouvelle phase » de leur lutte, avait prévenu le chef du Hamas, Ismaïl Haniyeh, avant l’annonce du président Trump.

Maison Blanche : Le plan propose un Etat palestinien « démilitarisé »

Le plan de paix de Donald Trump pour le Proche-Orient propose un Etat palestinien « démilitarisé », a détaillé la Maison Blanche mardi après sa présentation par Donald Trump, aux côtés du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Le plan « garantit à un Etat palestinien démilitarisé de vivre en paix aux côtés d’Israël », a écrit la Maison Blanche dans un communiqué résumant les points clés du projet, qui a déjà été rejeté par le Hamas.

L’administration Trump a publié une fiche d’information sur la proposition de paix récemment publiée. Vous pouvez le lire ici.

La proposition complète de 181 pages a également été publiée et peut être consultée ici.

Tamir Hyman : la proposition de paix risque de provoquer l’instabilité

Le chef des services de renseignements militaires israéliens a prédit mardi que la proposition de paix du président américain Donald Trump pourrait provoquer une instabilité au sein de la société palestinienne et dans le monde arabe, mais s’est abstenu de faire des prédictions plus importantes.

Le major général Tamir Hyman, qui s’exprimait à Tel-Aviv au moment de la présentation du plan américain, a déclaré que le facteur décisif pour les ramifications immédiates du plan sera la façon dont il sera reçu par les jeunes et les citoyens moyens, et comment ils forceront leurs gouvernements à agir.

« Nous n’avons pas encore vu [le plan], mais nous supposons qu’il aura un impact sur la région », a commenté Tamir Hyman.

Le général de division Tamir Hyman, chef du commandement nord de l’armée israélienne, qui a été désigné prochain chef des renseignements militaires, sur une photographie non-datée (Crédit : Armée israélienne)

Les chefs d’implantations veulent voir Netanyahu avant de commenter le plan

Les hauts responsables d’implantations qui accompagnent le Premier ministre Benjamin Netanyahu à Washington rencontreront le Premier ministre dans l’heure qui vient pour être informés des détails du plan de paix de Trump, a indiqué le conseil de coordination de Yesha dans un communiqué.

A l’issue de cette réunion, le groupe publiera une déclaration en réaction au plan.

Friedman : Israël peut annexer sans délai ses implantations en Cisjordanie

Israël, qui est prêt à négocier « pendant quatre ans » une solution à deux Etats avec les Palestiniens, pourra de son côté annexer sans délai à son territoire ses implantations en Cisjordanie, a déclaré mardi l’ambassadeur des Etats-Unis à Jérusalem.

« Israël ne doit pas attendre du tout », a répondu David Friedman à un journaliste lui demandant si l’annexion serait aussi soumise au délai de quatre ans, juste après la présentation du plan de paix de Donald Trump pour le conflit israélo-palestinien.

L’ambassadeur américain en Israël, David Friedman, s’exprime pendant la conférence du Forum Kohelet au centre Menachem Begin de Jérusalem, le 8 janvier 2020 (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Des manifestants palestiniens à Ramallah brûlent des photos de Netanyahu, Trump

Des Palestiniens ont manifesté mardi à Ramallah en réaction à l’annonce par les États-Unis de leur plan de paix, considéré comme plus favorable à Israël que toute autre proposition dans l’histoire.

L’ampleur des protestations n’est pas encore claire, mais des photos montrent des manifestants brûlant des images du Premier ministre Benjamin Netanyahu et du président américain Donald Trump.

Des manifestants palestiniens brûlent des photos du président américain Donald Trump et du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors d’une manifestation dans la ville de Ramallah, le 28 janvier 2020, contre la proposition de paix américaine. (Crédit : Ahmad GHARABLI / AFP)

Oded Revivi : Le plan est loin d’être parfait mais nous devons agir avec sagesse

Le plan américain « comprend de nombreuses avancées et, parallèlement, des défis difficiles pour Israël et les implantations » a déclaré le chef du Conseil régional d’Efrat.

Le chef du Conseil régional d’Efrat en Cisjordanie, qui s’occupe des affaires étrangères du groupe de coordination de Yesha, déclare que le plan américain « comprend de nombreuses avancées et, parallèlement, des défis difficiles pour Israël et les implantations ».

Oded Revivi dit que le plan « est loin d’être parfait » et que les dirigeants des implantations doivent réfléchir « à la manière de réaliser et d’exploiter le plan pour Israël ».

Selon lui, bien qu’il puisse être difficile pour les Israéliens des implantations d’avaler certaines des concessions de la proposition, « nous devons agir avec sagesse et pas seulement par instinct ».

Oded Revivi, le porte-parole à l’étranger du Conseil de Yesha, mouvement pro-implantation, lors de la Conférence sur la paix de Haaretz à Tel Aviv, le 12 juin 2017. (Crédit : Tomer Appelbaum)

Moscou appelle Israéliens et Palestiniens à « négocier directement »

La Russie a appelé mardi Israéliens et Palestiniens à entamer des « négociations directes » pour trouver un « compromis mutuellement acceptable » après la présentation du plan de Donald Trump pour le Proche-Orient.

« Il faut entamer des négociations directes pour aboutir à un compromis mutuellement acceptable. Nous ne savons pas si la proposition américaine est mutuellement acceptable ou non. Nous devons attendre la réaction des parties », a déclaré aux agences russes le vice-ministre des Affaires étrangères, Mikhaïl Bogdanov.

Peretz : Le gouvernement n’a aucune légitimité pour les démarches diplomatiques

Pour le chef de l’alliance Travailliste-Gesher-Meretz, l’avenir d’Israël doit être décidé dans le cadre de négociations directes avec l’Autorité palestinienne.

Selon lui, le fait qu’elle ait lieu des semaines avant une élection nationale signifie « qu’il n’est pas légitime pour le gouvernement de mener des actions diplomatiques, malgré le soutien américain, et qu’elle doit être traitée après l’élection ».

Le chef du parti Travailliste Amir Peretz s’exprime lors d’une conférence de presse pour présenter le programme économique de l’alliance Travailliste-Gesher, le 12 août 2019. (Flash90)

Bennett : Nous soutenons l’annexion, mais pas la création d’un État palestinien

Mardi, le ministre de la défense Naftali Bennett s’est dit favorable à l’extension de la souveraineté israélienne « sur toutes les zones d’implantations » dans les jours à venir.

Il a toutefois précisé : « Nous ne permettrons en aucun cas au gouvernement israélien de reconnaître un État palestinien ».

Naftali Bennett arrive à une réunion hebdomadaire du cabinet au Bureau du Premier ministre à Jérusalem, le 2 décembre 2018. (Marc Israel Sellem/POOL via Flash90)

L’envoyée d’Oman sur le plan de Trump : « Nous ne l’avons pas encore vu »

Interrogée pour savoir si sa présence à la conférence de presse de la Maison Blanche signifie que son pays accepte le plan de paix de Trump, l’ambassadrice d’Oman aux États-Unis, Hunaina Al-Mughairy, a répondu : « nous n’avons pas encore vu le plan ».

Elle a souligné la bienveillance de son pays envers Israël et le fait que le dirigeant défunt de l’État du Golfe a accueilli Netanyahu à Mascate.

L’ambassadeur d’Oman aux États-Unis, Hunaina Al-Mughairy, à la Maison Blanche, le 28 janvier 2020. (Crédit : Raphael Ahren)

La Jordanie met en garde contre une action israélienne unilatérale

La Jordanie a estimé mardi que l’établissement d’un Etat palestinien indépendant sur les lignes de 1967 restait « la seule voie pour une paix globale et durable », en réaction à la présentation d’un plan de règlement du conflit israélo-palestinien par les Etats-Unis.

Amman recherche « une paix véritable, juste, sur la base d’une solution à deux Etats mettant un terme à l’occupation ayant débuté en 1967, préservant les droits du peuple palestinien et garantissant la sécurité de toutes les parties », ajoute le ministre des Affaires étrangères, Aymane Safadi, dans un communiqué.

Ayman Safadi, le ministre jordanien des Affaires étrangères, le 25 juillet 2017 (Crédit : AFP/Khalil Mazraawi)

Abbas : Le plan de Trump ne « passera pas »

Le plan de paix américain pour le Moyen-Orient ne « passera pas », a soutenu mardi soir le président de l’Autorité palestinienne (AP) Mahmoud Abbas.

Le président de l’AP a fait cette déclaration à Ramallah au terme d’une réunion des factions palestiniennes, incluant les islamistes du Hamas, devant décider de la politique à suivre après l’annonce du projet américain à Washington.

Annexions de la Vallée du Jourdain/implantations soumises au cabinet dimanche

Benjamin Netanyahu a déclaré mardi aux journalistes présents à Washington qu’il soumettrait l’annexion de la vallée du Jourdain et de toutes les implantations de Cisjordanie au vote du cabinet ministériel dimanche.

Hezbollah : Le plan, une « tentative d’éliminer les droits du peuple palestinien »

Le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah a estimé que le plan de règlement du conflit israélo-palestinien dévoilé mardi par le président américain Donald Trump était une « tentative d’éliminer les droits du peuple palestinien, historiques et légitimes ».

Ce « marché de la honte », comme l’appelle le Hezbollah, « n’aurait pas pu se faire sans la complicité et la trahison d’un certain nombre de régimes arabes », a asséné le puissant mouvement pro-iranien dans un communiqué.

Dominic Raab : le plan de Trump est « une proposition sérieuse »

Le plan présenté par le président américain Donald Trump pour résoudre le conflit israélo-palestinien est « une proposition sérieuse », a estimé mardi le ministre britannique des Affaires étrangères Dominic Raab.

« Il s’agit clairement d’une proposition sérieuse » ayant nécessité « beaucoup de temps et d’efforts », a déclaré le chef de la diplomatie dans un communiqué.

Plus tôt, le Premier ministre Boris Johnson avait estimé que le plan, rejeté par avance par les Palestiniens, « pourrait constituer une avancée positive ».

Le ministre du Brexit Dominic Raab, le 1er octobre 2018. (Crédit : Paul ELLIS/AFP)

Gantz dit qu’il devrait mettre en oeuvre le plan

Le parti Kakhol lavan dit qu’il soutient le nouveau plan de paix américain et qu’il est « tout à fait conforme aux principes d’État et de sécurité adoptés par Kakhol lavan ».

Il dit que la proposition « fournit une base solide et viable pour faire avancer un accord de paix avec les Palestiniens, tout en préservant les accords existants entre Israël et la Jordanie et l’Égypte, et en permettre à d’autres pays de la région leur expansion ».

Et il ajoute que pour le mettre en œuvre, Israël a besoin « d’un gouvernement fort et stable, dirigé par un individu qui peut consacrer la totalité de son temps et de son énergie à assurer la sécurité du pays et son avenir » et non par « un accusé faisant face à de graves accusations de corruption, qui serait entièrement imprégné de ses intérêts personnels et légaux. »

Le chef de Kakhol lavan Benny Gantz s’exprime devant les journalistes à Washington, le 27 janvier 2020. (Crédit : Elad Malka)

Pour l’Iran, le plan Trump est « la trahison du siècle »

L’Iran a jugé mardi que le plan du président américain Donald Trump censé mettre un terme au conflit israélo-palestinien était « voué à l’échec ».

« Le plan de paix de la honte imposé par l’Amérique aux Palestiniens est la trahison du siècle et est voué à l’échec », écrit le ministère des Affaires étrangères iranien dans un communiqué.

La Turquie dénonce un plan Trump « mort-né »

La Turquie a jugé que le plan proposé mardi par Donald Trump pour régler le conflit israélo-palestinien était « mort-né », le qualifiant de « plan d’occupation » voué à détruire tout espoir d’une solution à deux Etats.

« Le prétendu plan de paix des Etats-Unis est mort-né », a déclaré le ministère turc des Affaires étrangères dans un communiqué.

« C’est un plan d’occupation visant à tuer une solution à deux Etats et à extorquer des territoires palestiniens », a-t-il ajouté.

Le président américain Donald Trump, à gauche, se dirige vers le bureau ovale après avoir posé pour des photographes en compagnie du président turc Recep Tayyip Erdogan avant une réunion à la Maison Blanche, le 13 novembre 2019, à Washington. (Crédit : Evan Vucci/AP)

Avertissement aux citoyens américains suite à l’annonce du plan de paix de Trump

Le communiqué de l’ambassade interdit aux employés du gouvernement américain et à leurs familles de se rendre dans la plupart de la Vieille Ville de Jérusalem, en Cisjordanie et dans la bande de Gaza en raison des « appels généralisés à la manifestation » lancés par les Palestiniens.

« Les citoyens américains doivent éviter les zones où les foules se sont rassemblées et où la présence policière et/ou militaire est accrue », ajoute la déclaration de l’ambassade.

Au moins 13 Palestiniens blessés dans des heurts en Cisjordanie

Au moins 13 Palestiniens ont été blessés mardi soir dans des heurts avec les forces israéliennes en Cisjordanie après l’annonce du plan de paix américain pour le Moyen-Orient, a annoncé le Croissant-Rouge palestinien.

Selon un journaliste de l’AFP, environ 200 Palestiniens étaient réunis à la sortie de Ramallah, certains brûlant des photos de Donald Trump et d’autres lançant des pierres en direction de soldats israéliens qui ont répliqué avec des tirs de gaz lacrymogène.

Des manifestants palestiniens brûlent des photos du président américain Donald Trump et du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors d’une manifestation dans la ville de Ramallah, le 28 janvier 2020, contre la proposition de paix américaine. (Crédit : Ahmad GHARABLI / AFP)

Ligue arabe: la réaction palestinienne au plan définira la réponse arabe

Le chef de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, a déclaré que la réaction palestinienne au plan de paix américain définira la réponse arabe.

Il s’est exprimé après avoir rencontré des responsables palestiniens au siège de la Ligue arabe au Caire.

Le secrétaire-général de la Ligue arabe Ahmed Aboul Gheit lors du sommet réunissant la Ligue arabe et l’Union européenne, à Charm el-Cheikh, le 24 février 2019. (Crédit :MOHAMED EL-SHAHED / AFP)

L’UE réaffirme son engagement « ferme » pour négocier une solution à deux Etats

L’Union européenne a réaffirmé mardi son engagement « ferme » en faveur d’ « une solution négociée et viable à deux Etats », peu après la présentation par Donald Trump d’un plan de paix pour le Proche-Orient.

L’UE « va étudier et évaluer les propositions avancées », assure le chef de diplomatie de l’UE Josep Borrell dans une déclaration faite au nom des 28 pays membres. Mais elle le fera sur la base de ce qu’elle a déjà exprimé, précise-t-il, en appelant à « relancer les efforts dont on a urgemment besoin » en vue de cette solution négociée.

Le ministre des Affaires étrangères espagnol Josep Borrell, à Washington DC pour rencontrer Mike Pompeo, le 1er avril 2019. (Crédit : ANDREW CABALLERO-REYNOLDS / AFP)

Le plan américain exclut le « droit au retour » et offre 3 options aux réfugiés

La proposition de paix américaine exclut le « droit au retour » des Palestiniens et propose trois options pour résoudre la question des réfugiés palestiniens.

Elle stipule que « les propositions qui exigent que l’État d’Israël accepte d’accueillir des réfugiés palestiniens, ou qui promettent des dizaines de milliards de dollars de compensation pour les réfugiés, n’ont jamais été réalistes ».

Elle estime aussi que les réfugiés « ont été traités comme des pions sur l’échiquier du Moyen-Orient élargi ».

Elle propose trois options aux réfugiés qui souhaitent un lieu de résidence permanent :

1. L’intégration dans l’État de Palestine.

2. Intégration locale dans les pays d’accueil actuels (sous réserve du consentement de ces pays).

3. L’acceptation de 5 000 réfugiés chaque année, pendant une période maximale de 10 ans (50 000 réfugiés au total), dans les différents pays membres de l’Organisation de coopération islamique (OCI) qui acceptent de participer.

L’ONU dit s’en tenir aux lignes définies en 1967

L’ONU s’en tient aux résolutions onusiennes et aux accords bilatéraux sur la création de deux Etats, Israël et la Palestine, « vivant côte à côte en paix et sécurité dans des frontières reconnues sur la base des lignes définies en 1967 », a déclaré mardi son porte-parole.

« La position des Nations unies sur la solution à deux Etats a été définie à travers les ans par des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale auxquelles est tenu le secrétariat » de l’ONU, a précisé dans un communiqué Stéphane Dujarric après la publication du plan de paix américain pour le Proche-Orient.

« Les Nations unies restent engagées à aider les Palestiniens et les Israéliens à résoudre le conflit sur la base des résolutions de l’ONU, du droit international et des accords bilatéraux », a-t-il ajouté.

« Maintenir le statu quo au mont du Temple mais autoriser la prière pour tous »

Le plan de paix américain stipule que le statu quo au mont du Temple à Jérusalem sera maintenu, mais que toutes les confessions devraient y être autorisés à prier – ce qui, en somme, est un amendement au statu quo.

Le plan indique que « le statu quo au mont du Temple/Haram al-Sharif devrait rester tel quel ». Le plan poursuit en indiquant que « les lieux saints de Jérusalem devraient rester ouverts et accessibles aux fidèles et aux touristes de toutes les religions. Les personnes de toutes confessions devraient pouvoir prier sur le mont du Temple/Haram al-Sharif, de manière pleinement respectueuse de leur religion ».

A l’heure actuelle, les Juifs et les chrétiens peuvent se rendre sur le mont du Temple, mais seuls les musulmans sont autorisés à y prier.

Ce décalage dans la formulation du plan de paix peut être imputé à une disposition concernant le statu quo, qui prévoit que « tous les lieux saints de Jérusalem soient soumis à la même gouvernance que le régime en vigueur ». Le maintien du statu quo ferait donc référence à la gouvernance de ces sites.

Des fidèles musulmans prient à la mosquée Al-Aqsa sur le mont du Temple à Jérusalem pour le premier vendredi saint du ramadan, le 10 mai 2019 (Crédit : Ahmad GHARABLI / AFP)

Les Emirats arabes unis saluent le plan Trump comme un « important point de départ »

Le plan de paix présenté mardi par Donald Trump est « un important point de départ pour un retour à la table des négociations », ont affirmé les Emirats arabes unis, saluant cette « initiative sérieuse ».

« Les Emirats arabes unis apprécient les efforts persistants des Etats-Unis pour parvenir à un accord de paix palestino-israélien », a déclaré leur ambassadeur à Washington Youssef al-Otaïba dans un communiqué diffusé sur Twitter.

Le diplomate émirati était, avec ses homologues d’Oman et de Bahreïn, un des représentants de pays arabes présent lorsque le président américain a dévoilé son plan à la Maison Blanche, en l’absence des Palestiniens.

L’ambassadeur émirati aux États-Unis, Yousef al-Otaiba, lors d’un événement avec le président de la Chambre des Représentants des États-Unis, Paul Ryan, à l’Académie diplomatique des Émirats, à Abu Dhabi, Émirats arabes unis, le jeudi 25 janvier 2018. (Crédit : AP / Jon Gambrell)

Sissi appelle Israéliens et Palestiniens à un examen « attentif » et « approfondi »

L’Egypte a appelé mardi les Israéliens et les Palestiniens à un examen « attentif » et « approfondi » du plan de paix pour le Proche-Orient présenté par le président américain Donald Trump.

« L’Egypte appelle les deux parties concernées à un examen attentif et approfondi de la vision américaine pour parvenir à la paix et à ouvrir des voies de dialogue, sous les auspices des Etats-Unis, pour une reprise des négociations », afin de parvenir à « une paix juste et globale » et « à l’établissement d’un Etat palestinien indépendant », a déclaré le ministère égyptien des Affaires étrangères dans un communiqué.

Odeh: le plan approuve la déchéance de nationalité des citoyens arabes d’Israël

Le chef de la Liste arabe unie, Ayman Odeh, a déclaré que la potentielle redéfinition des frontières prévue par le plan de paix américain, transformera inévitablement certaines villes arabes en pans de Palestine.

« C’est l’objectif inévitable du programme raciste de Trump et de Bibi, un feu vert pour révoquer la citoyenneté de centaines de milliers de citoyens arabes palestiniens qui vivent dans le nord d’Israël. »

« Nous sommes à la croisée des chemins. Nous tous – Arabes et Juifs – qui croyons en la démocratie et en la paix devons décider de rester unis et de refuser que ces despotes dépouillent nos frères et sœurs de leur citoyenneté ».

Réactions de l’AIPAC et de J Street

L’AIPAC, le lobby pro-israélien américain, salue les efforts de Trump « pour présenter des idées pour résoudre le conflit » et qualifie le plan de base solide pour les négociations. Il exhorte les Palestiniens à « renoncer à la voie de la violence, du boycott et de la criminalisation au sein des forums internationaux et à reprendre les pourparlers de paix avec Israël ».

Le groupe de défense libéral J Street, quant à lui, dénonce le plan comme n’ayant « aucune chance de servir de base à une diplomatie renouvelée », ajoutant qu’il est « l’aboutissement logique des mesures répétées de mauvaise foi que cette administration a prises pour valider l’agenda de la politique israélienne de droite. »

« En approuvant la souveraineté israélienne sur de vastes portions de la Cisjordanie occupée, le président et son équipe semblent donner aux dirigeants israéliens le pouvoir de procéder à des annexions unilatérales qui violeraient de manière flagrante le droit international, fouleraient aux pieds les droits des Palestiniens et mettraient gravement en danger l’avenir d’Israël en tant que patrie démocratique pour le peuple juif. »

Heiko Maas : le plan US soulève des questions qui doivent être étudiées

Le ministre des Affaires étrangères allemand a réagi avec précaution au plan de paix pour le Moyen-Orient annoncé par le président américain Donald Trump, indiquant qu’il soulevait des questions qui doivent être traitées.

Heiko Maas a déclaré dans un communiqué que « seule une solution à deux Etats négociée, acceptable pour les deux parties peut conduire à une paix durable entre Israéliens et Palestiniens ».

Il a ajouté que « sur cette base, il faut féliciter toute impulsion visant à relancer le processus de paix au Moyen-Orient, qui reste depuis longtemps dans l’impasse ».

Maas a ajouté que la proposition américaine « soulève des questions » que l’Allemagne étudiera avec ses partenaires européens. Ces questions, dit-il, comprennent l’implication des deux parties dans le processus de négociation et « sa relation avec les paramètres internationaux reconnus et les positions juridiques. »

Le ministre des Affairs étrangères allemand Heiko Maas à Berlin le 31 juillet 2019. (Crédit : AP Photo/Michael Sohn)

Des chefs d’implantation soutiennent l’annexion, rejettent l’Etat palestinien

Les responsables de droite et les dirigeants d’implantations ont fait des déclarations similaires mardi, exprimant leur soutien total à l’annexion des implantations et de la vallée du Jourdain dès que possible, mais excluant tout État palestinien.

Ayalet Shaked de Yamina, le chef du Conseil régional de Samarie et le chef du Conseil régional de Har Hebron ont tous commenté en ce sens.

Possibilité de transférer des villes arabes du « triangle » aux Palestiniens

La proposition de paix des États-Unis comprend une référence à la possibilité d’échanges de terres qui verraient les villes arabes israéliennes du « triangle » au sud-est de Haïfa remises sous contrôle palestinien – une possibilité qui a été rejetée depuis longtemps par les dirigeants arabes israéliens.

« Ces communautés, qui s’identifient en grande partie comme palestiniennes, ont été désignées à l’origine pour tomber sous contrôle jordanien lors des négociations de la ligne d’armistice de 1949, mais ont finalement été retenues par Israël pour des raisons militaires qui ont été atténuées depuis ».

Le plan « envisage la possibilité, sous réserve de l’accord des parties, que les frontières d’Israël soient redessinées de telle sorte que les communautés du Triangle fassent partie de l’État de Palestine ».

Le leader d’Yisrael Beytenu, Avidgor Liberman, qui prône un transfert de population depuis des années, a souligné cette clause et « se félicite que le président Trump… adopte mon plan de 2004 ».

Le chef du parti Yisrael Beytenu Avigdor Liberman dans la vallée du Jourdain, le 26 janvier 2020 (Crédit : Flash90)

Aryeh Deri félicite Netanyahu et Trump

« Les droits du peuple israélien sur son territoire ont été reconnus ce soir ! », a déclaré le bureau du chef du Shas dans un communiqué.

« Shas félicite le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le président américain Donald Trump pour la reconnaissance historique et émouvante des droits du peuple israélien sur la Terre d’Israël. »

Deri dit que Shas soutiendra l’annexion immédiate des territoires de Cisjordanie, qui sera soumise à un vote dimanche.

« Nous ne devons pas manquer cette opportunité historique et nous ne devons pas la retarder. »

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre de l’Intérieur Aryeh Deri lors d’une conférence de presse à Jérusalem, le 3 décembre 2017. (Yonatan Sindel/Flash90)

Pompeo : « Les États arabes comprennent que les temps ont changé »

Dans une interview accordée à la Douzième chaîne, le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a déclaré qu’il pensait que la proposition de paix de l’administration ira de l’avant « peu importe qui sera élu » lors des élections du 2 mars.

Les extraits d’une interview avec Pompeo, qui doit être diffusée mercredi, ont été fournis en hébreu uniquement, et non en anglais.

Pompeo dit que le plan apportera paix et prospérité dans la région. « Les États arabes comprennent que les temps ont changé », a-t-il déclaré à propos du soutien arabe apparent à la proposition.

Concernant l’annexion, Pompeo déclare : « Les Israéliens prendront des décisions conformément à la loi israélienne. Nous avons vu comment les Israéliens traitent [légalement] la question des colonies, et ils trouvent toujours leur chemin. »

Le secrétaire d’État américain Michael Pompeo lors d’une conférence de presse avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu à Jérusalem, le 20 mars 2019. (Noam Revkin Fenton/Flash90)

Rassemblement devant le consulat turc pour contester le plan Trump

Des manifestants se sont rassemblés devant le consulat américain à Istanbul pour protester contre le nouveau plan de paix américain qui est considéré comme très favorable à Israël.

Une vidéo de la scène semble montrer plusieurs centaines de personnes lors de la manifestation.

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Possibilité de transférer des villes arabes du « triangle » aux Palestiniens

La proposition de paix des États-Unis comprend une référence à la possibilité d’échanges de terres qui verraient les villes arabes israéliennes du « triangle » au sud-est de Haïfa remises sous contrôle palestinien – une possibilité qui a été rejetée depuis longtemps par les dirigeants arabes israéliens.

« Ces communautés, qui s’identifient en grande partie comme palestiniennes, ont été désignées à l’origine pour tomber sous contrôle jordanien lors des négociations de la ligne d’armistice de 1949, mais ont finalement été retenues par Israël pour des raisons militaires qui ont été atténuées depuis ».

Le plan « envisage la possibilité, sous réserve de l’accord des parties, que les frontières d’Israël soient redessinées de telle sorte que les communautés du Triangle fassent partie de l’État de Palestine ».

Le leader d’Yisrael Beytenu, Avidgor Liberman, qui prône un transfert de population depuis des années, a souligné cette clause et « se félicite que le président Trump… adopte mon plan de 2004 ».

Le chef du parti Yisrael Beytenu Avigdor Liberman dans la vallée du Jourdain, le 26 janvier 2020 (Crédit : Flash90)