L’OCDE note des disparités mais plus d’investissements dans les écoles en Israël
Rechercher

L’OCDE note des disparités mais plus d’investissements dans les écoles en Israël

Les données soulignent une augmentation des fonds versés aux institutions,tous niveaux confondus, mais la dépense par élève reste relativement faible et les classes surchargées

Des enfants du cours préparatoire dans leur classe à Maale Adumim, le jour de la rentrée, le 1er septembre 2017. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)
Des enfants du cours préparatoire dans leur classe à Maale Adumim, le jour de la rentrée, le 1er septembre 2017. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Un nouveau rapport établi par l’Organisation pour la coopération économique et le développement (OCDE) révélé mardi montre des écarts significatifs des investissements israéliens dans le système de l’éducation du pays en comparaison avec les autres pays membres, même s’il pointe également des tendances positives et la reconnaissance apparente par l’Etat de l’importance du problème.

Le rapport annuel de l’OCDE sur l’éducation – qui se base majoritairement sur des données remontant jusqu’à 2015 – montre que la dépense par élève en Israël est plus basse que la moyenne dans tous les domaines, avec des investissements de l’Etat qui s’élèvent à 8 000 dollars par an aux niveaux de l’école élémentaire et du lycée (contre 8 500 et 9 900 en moyenne) et 11 000 dollars dans le tertiaire (contre 15 500 dollars).

Les dépenses pour l’éducation des enfants entre 0 et 3 ans s’élèvent seulement à 20 % de la moyenne parmi les nations de l’OCDE, à 2 713 dollars par an contre 12 400 dollars. Cette disparité s’explique notamment par le fait que seul un quart des petits Israéliens de cet âge se rendent dans des crèches publiquement financées par l’Etat, tandis que les autres fréquentent des institutions privés ou ne sont pas confiés à des structures de garde.

Toutefois, établit le rapport, Israël a substantiellement augmenté son investissement public dans l’éducation des tous-petits et dans les crèches entre 2004 et 2015, une période pendant laquelle « les dépenses publiques en faveur l’éducation pré-primaire ont augmenté de 12 points de pourcentage en Israël contre 5 points en moyenne dans les pays de l’OCDE ».

Le nombre d’élèves par classe en Israël n’est dépassé que par le Chili parmi les nations de l’OCDE, avec une moyenne de 25 à 29 élèves par classe dans le primaire et dans le secondaire, contre 21 à 23 élèves en moyenne au sein des états de l’OCDE. Toutefois, le ratio élèves/professeurs se situe dans la moyenne de l’OCDE.

Les heures de travail des enseignants ont augmenté ces dernières années, comme leurs salaires. Toutefois, le temps consacré à l’enseignement, pour les élèves, reste inférieur à la moyenne de l’OCDE. Les salaires de début de carrière des professeurs sont également significativement inférieurs au salaires moyens au sein de l’Etat juif et ils progressent plus lentement que dans les autres nations.

En 2010-2015, les dépenses en faveur des « institutions primaires, secondaires, post-secondaires et non-tertiaires ont augmenté de 35 % par rapport à 4 % en moyenne dans les pays de l’OCDE ».

Le rapport a également noté qu’Israël « dépense davantage que la moyenne pour l’éducation sur son produit intérieur brut (PIB) à 6 % contre 5 % ».

Toutefois, alors que les inscriptions dans les institutions tertiaires ont augmenté de 22 % durant la même période contre 2 % dans les pays de l’OCDE, les investissement publics n’ont pas suivi le rythme et n’ont connu une hausse que de 13 % – ce qui signifie que la dépense par élève a baissé de 7 %.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...