Lockheed Martin choisi pour exploiter un centre d’entraînement israélien de F-35
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Lockheed Martin choisi pour exploiter un centre d’entraînement israélien de F-35

Le contractuel américain de la Défense va superviser le centre dans la base du sud d'Israël de Nevatim pendant les 5 ou 10 prochaines années et recruter 25 résidents locaux

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

L'un des deux premiers chasseurs furtifs F-35 d'Israël décolle pour son premier vol dans le cadre de l'armée de l'air israélienne le 13 décembre 2016. (Unité du porte-parole de Tsahal)
L'un des deux premiers chasseurs furtifs F-35 d'Israël décolle pour son premier vol dans le cadre de l'armée de l'air israélienne le 13 décembre 2016. (Unité du porte-parole de Tsahal)

Mardi, Lockheed Martin, le contractuel américain de la défense, a été choisi pour gérer le centre d’entraînement et de maintenance des avions de combat furtifs F-35 de l’armée israélienne, a déclaré le ministère de la Défense.

Lockheed Martin, qui fabrique les avions de combat F-35, s’occupera des installations d’entraînement de la base de Nevatim de l’armée de l’air dans le sud d’Israël pendant les cinq prochaines années au moins, et peut-être la prochaine décennie.

Le contractuel américain de la Défense fournira « des services de maintenance étendus à l’Etat d’Israël » au centre d’entraînement, qui abrite un simulateur avancé du F-35, a déclaré le ministère de la Défense.

Le contrat initial est prévu pour cinq ans de service et pourrait être prolongé pour cinq années supplémentaires, a déclaré le ministère de la Défense.

L’accord a une valeur potentielle de 150 millions de shekels (37 millions d’euros), s’il est prolongé pour 10 ans, selon le ministère de la Défense.

Une fois que l’installation sera prête et fonctionnelle, « l’armée de l’air israélienne recevra un service et un soutien immédiats du personnel de Lockheed Martin Israël pour la maintenance de l’avion F-35 », a déclaré Joshua Shani, le PDG de Lockheed Martin en Israël, dans un communiqué.

Actuellement, certains travaux de maintenance sont effectués en envoyant les avions aux Etats-Unis dans les installations américaines de Lockheed Martin. On ne sait pas encore clairement combien de temps il faudra pour que les nouvelles installations de maintenance soient opérationnelles.

L’accord a été passé sous réserve que Lockheed Martin accepte d’employer environ 25 personnes du sud d’Israël dans le centre d’entraînement.

« Ce projet est de la plus haute importance stratégique, particulièrement pour garantir l’indépendance de l’armée de l’Air israélienne, à la fois pour ses activités de routine que pour des scénarios d’urgence, mais aussi pour développer l’économique du sud d’Israël », a déclaré Zeev Landau, responsable de l’approvisionnement de la marine et de l’armée de l’air au ministère de la Défense.

Un avion de combat israélien F-35 en démonstration lors d’un spectacle aérien à Tel Aviv le 9 mai 2019, alors qu’Israël célèbre son 71ème Jour d’Indépendance. (Jack Guez/AFP)

L’avion de combat de cinquième génération F-35 a été salué par l’armée israélienne comme étant capable de « changer la donne », non seulement pour ses capacité offensives et furtives, mais aussi pour ses capacités à connecter ses systèmes avec d’autres avions et à former un réseau de partage d’information.

Israël a accepté d’acheter 50 de ces engins aux Etats-Unis, lesquels devraient être livrés progressivement par groupe de deux et de trois d’ici 2024. Le pays a commencé à recevoir ses premiers avions de combat des Etats-Unis en décembre 2016, et dispose actuellement d’au moins 14 avions dans sa flotte.

L’avion a été déclaré opérationnel en 2017 et l’année dernière, l’armée israélienne a annoncé qu’elle avait utilisé l’avion furtif à deux reprises, ce qui en a fait la première armée de l’air dans le monde à l’utiliser en mission de combat. Le chef de l’armée n’a pas précisé quand ces deux attaques ont eu lieu, mais il a dit que le F-35 n’a pas mené de frappes lors du bombardement israélien massif sur des cibles iraniennes en Syrie le 10 mai 2018.

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