L’ONU réclame la levée des restrictions US imposées aux diplomates iraniens
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L’ONU réclame la levée des restrictions US imposées aux diplomates iraniens

Depuis cet été, diplomates et ministres iraniens ont vu leurs mouvements limités au siège des Nations unies, à la mission iranienne et à la résidence de l'ambassadeur

À titre d’illustration : le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, prend la parole devant la 73e Assemblée générale des Nations Unies, le 25 septembre 2018 à New York. (Crédit : AFP / Timothy A. Clary)
À titre d’illustration : le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, prend la parole devant la 73e Assemblée générale des Nations Unies, le 25 septembre 2018 à New York. (Crédit : AFP / Timothy A. Clary)

L’Assemblée générale de l’ONU a adopté mercredi une résolution réclamant aux Etats-Unis, pays hôte du siège de l’Organisation, de lever les restrictions imposées cette année aux diplomates iraniens, un texte qui condamne aussi un refus de visas pour des diplomates russes.

La résolution, proposée par Chypre au nom de la Bulgarie, du Canada, du Costa Rica et de la Côte d’Ivoire, a été approuvée par consensus, sans mise au vote. A la différence des résolutions du Conseil de sécurité, celles de l’Assemblée générale ne sont pas contraignantes mais ont une valeur politique.

Le texte ne cite pas de pays mais vise notamment, selon des diplomates, les restrictions imposées à l’Iran depuis juillet et à la Russie lors de l’Assemblée générale annuelle de l’ONU en cours depuis septembre.

La résolution indique que l’ONU « prie instamment le pays hôte de lever toutes les restrictions aux déplacements qu’il continue d’imposer au personnel de certaines missions et aux fonctionnaires du Secrétariat ayant la nationalité de certains pays ». Elle affirme aussi que l’Organisation « prend au sérieux » ces restrictions et les arguments de « deux missions » affirmant subir des entraves à leurs fonctions.

Depuis cet été, diplomates et ministres iraniens ont vu leurs mouvements limités principalement au siège des Nations unies, à la mission iranienne et à la résidence de l’ambassadeur. En septembre, lors de sa participation à l’Assemblée générale, le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, s’était plaint de n’avoir pu se rendre dans un hôpital new-yorkais où était soigné pour une maladie l’ambassadeur iranien auprès de l’ONU.

Dans la résolution par ailleurs, l’ONU « se déclare gravement préoccupée par la non-délivrance de visas d’entrée à certains représentants de certains États membres ». Cette mention concerne la Russie dont 18 diplomates devant participer à différentes commissions des Nations unies jusqu’à décembre avaient essuyé en septembre un refus de visa des Etats-Unis.

Début décembre, lors d’un déjeuner organisé par la Maison Blanche pour les membres du Conseil de sécurité, l’ambassadeur russe à l’ONU, Vassily Nebenzia, a fait valoir à Donald Trump que ces refus de visas portaient atteinte à l’image des Etats-Unis comme nation hôte, selon des diplomates. Le président a indiqué ne pas être au courant et demandé à son entourage de voir cette question, ont ajouté ces sources.

Ces refus de visas avaient entraîné des retards dans les travaux des commissions concernées. La possibilité d’avoir en 2020 des sessions dans les QG onusiens de Genève ou Vienne plutôt qu’à New York est envisagée si le problème devait se reproduire.

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