« L’optimisme prudent » de Netanyahu alors que le taux de positivité baisse
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« L’optimisme prudent » de Netanyahu alors que le taux de positivité baisse

La proportion de cas positifs a chuté à 10,2 % - ce qui pourrait être le chiffre le plus bas depuis le confinement, bien que le nombre de décès continue à augmenter

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu subissant un test de coronavirus de 15 minutes, le 6 octobre 2020. (Kobi Gideon/GPO)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu subissant un test de coronavirus de 15 minutes, le 6 octobre 2020. (Kobi Gideon/GPO)

Alors qu’il devenait le premier Israélien à effectuer un nouveau test de coronavirus qui nécessite seulement 15 minutes avant d’obtenir le résultat, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré mardi qu’il y avait des raisons d’être « prudemment optimiste » quant au fait qu’Israël était sur le point de sortir de sa deuxième vague du virus.

« Nous observons les premiers signes d’un optimisme prudent quant à l’endiguement de la pandémie, mais il est trop tôt pour le dire », a déclaré Netanyahu lors d’une visite à la maison de retraite Neve Horim à Jérusalem, où il a passé le test du coronavirus « Sofia », qui, selon le cabinet du Premier ministre, est revenu négatif. Les machines de “Sofia”, de la société américaine Quidel, testent les échantillons par écouvillonnage pour la recherche de protéines virales afin de fournir rapidement les résultats.

Netanyahu a fait ces déclarations alors que les données indiquaient que la courbe d’infection avait commencé à s’aplatir, après plusieurs jours de baisse du « taux de positivité » – le pourcentage de tests de virus qui reviennent positifs.

Les chiffres préliminaires du ministère de la Santé ont montré mardi soir que le taux de tests de coronavirus revenant positifs était tombé à 10,2 %, le chiffre le plus bas observé depuis la mi-septembre.

Il n’est pas certain que ce taux reste aussi bas, car il augmente généralement une fois que les chiffres définitifs d’une journée sont disponibles. Lundi, le taux de positivité s’est élevé à 11,4 %, ce qui reste inférieur aux précédents sommets de quelque 15 %.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (à droite) subissant un test de coronavirus de 15 minutes, le 6 octobre 2020. (Kobi Gideon/GPO)

Mais malgré les signes prometteurs d’un début de baisse du taux d’infection de l’ensemble de la population, la Douzième chaîne a rapporté mardi soir que le taux de tests positifs dans la communauté ultra-orthodoxe restait à 23 %. La chaîne a ajouté que certaines régions du pays avaient un taux de positivité de seulement 8 %.

Le professeur Ronni Gamzu a déclaré lors d’une conférence de presse mardi après-midi qu’il était trop tôt pour dire si les nouveaux chiffres représentaient une tendance significative.

« Nous constatons une certaine baisse du taux de tests positifs et du taux d’infection », a-t-il déclaré. « Le confinement a été très efficace et je peux déjà constater une baisse des contacts et des infections. Mais cela dépend de la façon dont nous allons continuer à partir de là, y compris de l’application de la loi, qui est un élément très important. »

Il a de nouveau exhorté le cabinet à augmenter les amendes infligées aux personnes qui enfreignent les règles.

Le responsable de la gestion du coronavirus israélien Ronni Gamzu, visite l’hôpital Ziv à Safed, le 27 septembre 2020. (David Cohen/FLASH90)

Netanyahu a déclaré que, malgré les signes positifs, il ne s’empresserait pas de lever le confinement national, qui est en place, avec des niveaux de restrictions variés, depuis le 18 septembre.

« Tous les experts sans exception ont dit d’attendre au moins une semaine de plus, c’est donc ce que nous faisons », a-t-il dit. La semaine dernière, Netanyahu a déclaré que le confinement durerait au moins un mois, et que certaines de ses restrictions pourraient être en place pendant un an.

La Douzième chaîne a fait état de ministres, anonymes, ayant déclaré que le gouvernement pourrait ne pas être en mesure d’attendre la baisse des cas qu’il souhaitait avant de rouvrir l’économie.

« Nous ne pouvons pas garder le pays entier en prison », a déclaré un ministre, soulignant la nécessité de sortir prudemment de l’isolement « avec une approche différentielle » des villes selon les données d’infection.

La proposition du système de « feux de circulation », longtemps retardée, visant à imposer des restrictions localisées en fonction de la gravité de l’impact du virus dans chaque ville, n’a été mise en œuvre que quelques jours avant d’être abandonnée au profit du confinement national.

Selon la Douzième chaîne, même si le confinement était assoupli selon le schéma des « feux de signalisation », plus de la moitié de la population pourrait encore rester dans des conditions de confinement. Mardi, la chaîne a indiqué que 92 zones avaient été définies comme « rouges » – où vivent quelque cinq millions d’Israéliens.

Les Israéliens protestent contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu à l’échangeur Hemed sur la route 1 à l’extérieur de Jérusalem, le 29 septembre 2020, lors d’un confinement national. (Yonatan Sindel/Flash90)

Netanyahu, s’exprimant depuis la maison de retraite de Jérusalem, a déclaré que, si Israël a été le premier pays à se confiner une deuxième fois, de nombreux pays européens suivent désormais ses traces, et que le pays pourrait également être le premier à sortir du deuxième confinement.

Faisant allusion aux différends au sein de son cabinet, en particulier à celles avec le parti Kakhol lavan, Netanyahu a déclaré que « l’unité » ainsi « qu’un public qui obéit aux règles » étaient nécessaires pour repousser l’épidémie.

« Nous agissons maintenant dans la deuxième vague de manière très responsable, comme nous l’avons fait dans la première vague. Lors de la première vague, nous étions un gouvernement uni et cohésif, avec un public réceptif. Pour que nous réussissions dans la deuxième vague, j’ai besoin de la même chose, d’un gouvernement cohésif et d’un public qui obéit aux règles », a-t-il déclaré.

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