Ma tribu plus française, l’histoire pleine de verve d’un enfant caché
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Ma tribu plus française, l’histoire pleine de verve d’un enfant caché

Philippe Alexandre, qui s'est fait baptisé à Saint Nicolas du Chardonnet pour échapper aux nazis, a voulu comprendre comment ses parents étaient devenus 'si français'

Philippe Alexandre, à la foire du livres de Brive la Gailarde en 2010 (Crédit: Wikimedia Commons/Le Grand Cricri)
Philippe Alexandre, à la foire du livres de Brive la Gailarde en 2010 (Crédit: Wikimedia Commons/Le Grand Cricri)

Devançant l’arrivée des nazis à Paris, ‘Bob’ décide de faire baptiser ses quatre fils. Mais pas n’importe où : dans l’église de Saint Nicolas du Chardonnet, haut lieu d’une résistance chrétienne discrète et efficace qui a permis le sauvetage de plusieurs juifs.

Loin, donc, de la renommée sulfureuse qui émane du lieu depuis la fin des années 70, et l’occupation de l’église par la Fraternité St Pie X, une communauté intégriste, proche des milieux négationnistes.

« Mon père était ce que j’appelle un mauvais juif, » raconte avec humour, Philippe Alexandre le plus jeune de la fratrie, dans Ma tribu plus que française.

Pour Bernard Pivot, qui relate la sortie du livre dans le JDD, « Bob croyait plus en la bonté des hommes qu’en Dieu. Rescapé blessé, gazé et médaillé de la Première Guerre mondiale, il était tellement plus français que juif qu’il ne pouvait concevoir l’idée d’être abandonné par son pays ».

Le parcours de sa famille, de marchands de chevaux à Offenbach qui a accédé ensuite à la bourgeoise parisienne a suscité la curiosité de Philippe Alexandre, qui deviendra lui-même journaliste à RTL et auteur de livres politiques.

Philippe Alexandre, Ma tribu plus française, Robert Lafont, 288 pages, 19 euros

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