Maas : La solidarité avec Israël au centre de la politique étrangère allemande
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Maas : La solidarité avec Israël au centre de la politique étrangère allemande

Avant son déplacement inaugural dans la région, le chef de la diplomatie allemande a réitéré son engagement en faveur de la sécurité de l'Etat d'Israël

Raphael Ahren est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Le ministre de la Justice allemand Heiko Maas, en novembre 2014. (Capture d'écran : YouTube/UdL Digital)
Le ministre de la Justice allemand Heiko Maas, en novembre 2014. (Capture d'écran : YouTube/UdL Digital)

La solidarité avec l’Etat Juif est la pierre d’achoppement de la politique étrangère allemande, a déclaré dimanche le nouveau ministre des Affaires étrangères de Berlin alors qu’il embarquait dans un avion à destination d’Israël pour sa première visite.

« La responsabilité et la solidarité avec l’Etat juif et démocratique d’Israël, la défense de sa sécurité et la lutte contre l’antisémitisme – voilà ce qui est au centre de notre politique étrangère », a-t-il dit. « Et c’est la boussole que j’ai toujours suivie dans ma carrière politique ».

Au cours de sa visite de deux jours dans la région, Maas devrait rencontrer le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le président Reuven Rivlin. Il se rendra également au musée de l’Holocauste de Yad Vashem et rencontrera des survivants. A Ramallah, il devrait s’entretenir avec le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

« Chaque voyage en Israël est spécial, en particulier quelques semaines avant de célébrer le 70e anniversaire de la fondation de l’Etat », a dit Maas. « Cette occasion capitale est une date importante en Allemagne », a-t-il ajouté, « parce que l’amitié que nous entretenons aujourd’hui avec Israël s’est nouée grâce à de grands hommes et à des grandes femmes qui l’ont fait croître. Pour nous, c’est un formidable cadeau ».

Maas, devenu ministre des Affaires étrangères au début du mois, a affirmé la « continuité » de la politique allemande concernant le Moyen-Orient. « Nous voulons renforcer notre lien spécial avec Israël à l’avenir », a-t-il dit.

Ses discussions avec Netanyahu devraient néanmoins porter sur des questions contentieuses alors que l’Allemagne, ainsi que d’autres pays européens, prônent actuellement le maintien de l’accord signé en 2015 sur le programme nucléaire iranien, tandis qu’Israël tente de modifier significativement ou d’abroger cette convention, dans laquelle l’Allemagne a tenu un rôle déterminant.

« L’Allemagne reste engagée dans l’accord sur le nucléaire avec l’Iran afin d’éviter une précipitation de la course aux armements au Moyen-Orient », a posté sur son site internet le ministère allemand des Affaires étrangères dans la matinée de dimanche.

Un autre point potentiel de friction entre Jérusalem et Berlin est le prochain vote pour un siège non-permanent au Conseil de sécurité des Nations unies pour l’année 2019-2020.

Les deux pays sont en concurrence pour le même fauteuil, ce qui réduit de manière spectaculaire les chances d’Israël d’entrer au sein de ce puissant conseil pour la toute première fois.

Au cours de son investiture organisée au bureau allemand des Affaires étrangères de Berlin, Maas a répété son engagement personnel envers Israël mais a clairement établi que l’Allemagne ne retirerait pas sa candidature au Conseil de sécurité.

« Pour moi, l’histoire germano-israélienne n’entraîne pas seulement une responsabilité historique. Pour moi personnellement, c’est une motivation profonde pour mon activité politique », a-t-il dit.

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