Macron et le roi de Jordanie en accord sur la Syrie et le terrorisme
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Macron et le roi de Jordanie en accord sur la Syrie et le terrorisme

Le président français a condamné l'attentat de vendredi à Jérusalem qui a tué Hadas Malka, mais également “la poursuite de la colonisation qui menace une solution à deux Etats”

Le roi de Jordanie Abdallah II, à gauche, et le président français Emmanuel Macron au Palais de l'Elysée , à Paris, le 19 juin 2017. (Crédit : Gonzalo Fuentes/Pool/AFP)
Le roi de Jordanie Abdallah II, à gauche, et le président français Emmanuel Macron au Palais de l'Elysée , à Paris, le 19 juin 2017. (Crédit : Gonzalo Fuentes/Pool/AFP)

Le président français Emmanuel Macron et le roi de Jordanie Abdallah II ont souligné lundi leur « vision commune sur les défis du Moyen Orient », avec comme « premier sujet la lutte contre le terrorisme et la radicalisation » ainsi que la crise en Syrie.

Macron et Abdallah II ont aussi évoqué le dossier israélo-palestinien. « Je réitère ma condamnation de l’attaque vendredi à Jérusalem mais aussi la poursuite de la colonisation qui menace une solution à deux Etats », a dit Macron.

« Je veux exprimer au roi mon admiration sur sa façon de préserver la Jordanie qui reste un pôle de stabilité dans la région, alors que des fractures nombreuses auraient pu toucher votre pays », a déclaré le président français devant la presse, à l’issue d’un entretien à l’Elysée.

« La Jordanie est un membre important de la coalition internationale contre Daech et accueille une partie de notre dispositif militaire, a-t-il rappelé. L’engagement de la France au côté de la Jordanie restera entier dans la lutte contre le fléau terroriste. »

Le roi de Jordanie Abdallah II, à gauche, et le président français Emmanuel Macron au Palais de l'Elysée , à Paris, le 19 juin 2017. (Crédit : François Guillot/AFP)
Le roi de Jordanie Abdallah II, à gauche, et le président français Emmanuel Macron au Palais de l’Elysée , à Paris, le 19 juin 2017. (Crédit : François Guillot/AFP)

Quant à la crise syrienne, « nous partageons le même sentiment d’urgence de construire les moyens d’une stabilisation militaire dans le sud de la Syrie et nous souhaitons construire une solution diplomatique inclusive dans la région qui permette cette stabilité. »

« La France est fortement impliquée dans cette action diplomatique, à travers le dialogue avec plusieurs puissance de la région » ainsi que la Russie et la Turquie, a-t-il dit.

Il a enfin rendu hommage aux deux journalistes tués à Mossoul, l’un irakien et l’autre français, et à leurs deux confrères blessés, exprimant « la solidarité de la France et du chef de l’Etat à l’égard de ces hommes et ces femmes qui font leur travail et auprès desquels nous serons constamment. »

De son côté, le roi de Jordanie a dit vouloir « continuer le partenariat stratégique » avec la France. « Les défis économiques, sécuritaires ou le terrorisme doivent nous conduire à agir ensemble dans la région ». Faute de solution, « le terrorisme va continuer à se répandre », a-t-il averti.

« C’est également dans l’intérêt de l’Europe, c’est pour cela que nous avons accordé autant d’importance à nos relations avec les pays européens et la France », a-t-il poursuivi.

Le dirigeant jordanien a aussi souligné les conséquences humanitaires et économiques du flux de réfugiés syriens en Jordanie, et espéré que les investissements français en Jordanie, premier pays investisseur non-arabe dans la pays, allaient se poursuivre.

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