Macron recevra Poutine lundi prochain à Versailles
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Macron recevra Poutine lundi prochain à Versailles

L'ambassadeur de Russie en France a récemment estimé que le sujet “le plus brûlant” à traiter était la Syrie, notant que le président “semble plus déterminé que François Hollande”

Le président russe Vladimir Poutine pendant une rencontre avec le ministre japonais des Affaires étrangères, à Saint-Pétersbourg, le 2 décembre 2016. (Crédit : Dmitri Lovetsky/Pool/AFP)
Le président russe Vladimir Poutine pendant une rencontre avec le ministre japonais des Affaires étrangères, à Saint-Pétersbourg, le 2 décembre 2016. (Crédit : Dmitri Lovetsky/Pool/AFP)

Emmanuel Macron recevra lundi prochain son homologue russe Vladimir Poutine au Grand Trianon à Versailles, à l’occasion de l’exposition sur la visite de Pierre le Grand en France en 1717, a annoncé l’Élysée lundi.

Ce sera la première visite du président russe à Paris depuis l’entrée en fonction d’Emmanuel Macron.

Poutine avait salué le 8 mai l’élection de Macron, exhortant le successeur de François Hollande à « surmonter la méfiance mutuelle » entre la France et la Russie et à unir « leurs forces pour assurer la stabilité et la sécurité internationales ».

Les deux dirigeants avaient eu leur premier entretien téléphonique le 18 mai, à l’initiative de Poutine. Ils étaient alors convenus « travailler ensemble sur des questions d’actualité internationale et régionale, y compris la lutte contre le terrorisme ».

Le président français sortant Francois Hollande, à droite, et son successeur Emmanuel Macron pendant les cérémonies du 8 mai, à Paris, le 8 mai 2017. (Crédit : Stéphane de Sakutin/Pool/AFP)
Le président français sortant Francois Hollande, à droite, et son successeur Emmanuel Macron pendant les cérémonies du 8 mai, à Paris, le 8 mai 2017. (Crédit : Stéphane de Sakutin/Pool/AFP)

L’ambassadeur de Russie en France Alexandre Orlov a récemment estimé que le sujet « le plus brûlant » à traiter était la Syrie, notant que Macron « semble plus déterminé que François Hollande ».

« Nous attendons qu’il fasse preuve d’une plus grande autonomie de décision que François Hollande tout en restant dans le cadre des alliances traditionnelles de la France », a encore estimé l’ambassadeur.

L’affrontement était permanent entre Paris et Moscou sur le règlement du conflit syrien sous le quinquennat de l’ex-président. François Hollande reprochait, comme nombre de ses homologues, à Moscou son soutien au régime de Bashar el-Assad.

L’équipe de campagne d’Emmanuel Macron a marqué ouvertement sa méfiance vis-à-vis de la Russie qu’elle a accusée d’avoir manœuvré contre le candidat à travers les réseaux sociaux.

Marine Le Pen, le 4 mai 2017 (Crédit : capture d'écran France TvInfo)
Marine Le Pen, le 4 mai 2017 (Crédit : capture d’écran France TvInfo)

L’équipe de Macron avait ainsi accusé « des influenceurs, des médias nouveaux qui ont des liens directs avec des forces conservatrices parfois liées à des États, la Russie, mais aussi des forces conservatrices américaines » d’avoir pilonné leur campagne via des articles très positifs vis-à-vis de Marine Le Pen et extrêmement négatifs à l’égard d’Emmanuel Macron.

Fin avril, un rapport de l’entreprise japonaise de cybersécurité Trend Micro a affirmé que le mouvement En Marche ! avait été en mars la cible de tentatives de hameçonnage, qui pourraient être le fait d’un groupe russe.

Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov avait nié toute implication russe dans la campagne française.

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