Maliki au sujet du mont du Temple : « nous devons nous préparer pour le prochain round »
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'Nous devons agir pour protéger la mosquée Al-Aqsa et la Palestine'

Maliki au sujet du mont du Temple : « nous devons nous préparer pour le prochain round »

"Netanyahu va essayer de nouveau d'imposer son statu quo", a affirmé le chef de la diplomatie palestinienne à Istanbul lors d'une réunion de l'OCI

Le ministre de l'Autorité palestinienne des Affaires étrangères, Riyad al-Maliki. (Crédit : Issam Rimawi / Flash90 / File)
Le ministre de l'Autorité palestinienne des Affaires étrangères, Riyad al-Maliki. (Crédit : Issam Rimawi / Flash90 / File)

Des représentants des pays musulmans se sont réunis mardi à Istanbul pour apporter leur soutien aux Palestiniens dans la crise avec Israël autour du mont du Temple à Jérusalem.

La réunion au niveau ministériel des 57 membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) s’est tenue alors qu’une vive tension continue de régner autour du site saint dans la Vieille Ville de Jérusalem, en dépit du retrait des détecteurs de métaux et de toutes les mesures de sécurité mises en place par Israël à la mi-juillet après une attaque meurtrière ayant coûté la vie à deux policiers israéliens.

Parlant à l’ouverture de la réunion, le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad al-Maliki a accusé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de chercher toujours à modifier le statu quo en place depuis plusieurs décennies, aux termes duquel les musulmans ont le droit de prier sur le mont du Temple de jour comme de nuit, tandis que les Juifs peuvent s’y rendre à certaines heures, mais pas y organiser des prières.

« Netanyahu va essayer de nouveau d’imposer son statu quo et nous devons nous préparer pour le prochain round, qui pourrait arriver très bientôt et être très rude », a déclaré M. Maliki.

La levée de mesures israéliennes « est une petite victoire dans une longue bataille pour la liberté », a-t-il ajouté.

Le chef de la diplomatie turque Mevlut Cavusoglu, dont le pays est le président en exercice de l’OCI, a pour sa part appelé les pays musulmans à soutenir les Palestiniens « avec des actes et non pas des paroles ».

Mevlüt Cavusoglu, ministre turc des Affaires étrangères. (Crédit : capture d'écran YouTube)
Mevlüt Cavusoglu, ministre turc des Affaires étrangères. (Crédit : capture d’écran YouTube)

« Nous devons agir pour protéger la mosquée Al-Aqsa et la Palestine », a-t-il ajouté en réitérant l’appel lancé il y a quelques jours par le président turc Recep Tayyip Erdogan à tous les musulmans de visiter Jérusalem.

Dans un communiqué diffusé à l’issue de la réunion, l’OCI a « fermement condamné les récentes actions provocatrices d’Israël, dont la fermeture de l’esplanade des Mosquées et l’interdiction faite aux Palestiniens, musulmans et chrétiens, de prier dans les lieux saints à Jérusalem ».

Le groupe pan-islamique a affirmé que l’esplanade était « un sanctuaire appartenant à l’islam ».

Les ministres de l’OCI ont également rejeté toute mesure israélienne « susceptible de porter préjudice au droit palestinien d’une pleine souveraineté sur Jérusalem-est en tant que capitale de l’Etat de Palestine ».

Un calme relatif a été restauré à Jérusalem cette semaine après presque deux semaines de manifestations palestiniennes pour protester contre les mesures de sécurité au mont du Temple, mises en place après l’attaque terroriste du 14 juillet où trois Arabes israéliens ont abattu deux policiers israéliens avec des armes qu’ils avaient introduites clandestinement dans le complexe.

Les fidèles musulmans avaient refusé d’entrer au mont du Temple jusqu’à ce que les installations de sécurité aux entrées du site aient été enlevées et les manifestants palestiniens ont organisé des manifestations quasi-quotidiennement dans et autour de Jérusalem-Est et en Cisjordanie, dont certaines ont été violentes.

Les entrées du mont du Temple sont contrôlées par Israël. Le site est le lieu le plus saint du judaïsme mais est géré par la Jordanie via le Waqf.

Confronté à de fortes pressions internationales, Netanyahu a finalement reculé, annonçant d’abord le retrait des détecteurs de métaux puis de toutes les nouvelles mesures de sécurité.

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