Mandats d’arrêt contre plus de 800 membres présumés de l’EI en Libye
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Mandats d’arrêt contre plus de 800 membres présumés de l’EI en Libye

Interpol serait saisi de 50 autres mandats d'arrêt visant des personnes se trouvant à l'étranger et accusées d'implication avec le groupe jihadiste

Les services de sécurité et d'urgence de la Libye entoure l'hôtel Corinthia de Tripoli (à droite), attaqué par des combattants de l'Etat islamique, le 27 janvier 2015. (Crédit : AFP/Mahmud Turkia)
Les services de sécurité et d'urgence de la Libye entoure l'hôtel Corinthia de Tripoli (à droite), attaqué par des combattants de l'Etat islamique, le 27 janvier 2015. (Crédit : AFP/Mahmud Turkia)

Le procureur général libyen a annoncé jeudi avoir délivré 830 mandats d’arrêt contre des membres présumés du groupe Etat islamique (EI) en Libye, à l’issue de plusieurs mois d’enquête sur le réseau jihadiste.

Al-Seddik al-Sour a ajouté au cours d’une conférence de presse qu’Interpol serait aussi saisi de cinquante autres mandats d’arrêt visant des personnes se trouvant à l’étranger et accusées d’implication avec le groupe jihadiste.

M. al-Sour a ajouté que les interrogatoires de plusieurs membres présumés de l’EI arrêtés dans différentes villes libyennes, avaient permis aux autorités d’obtenir des informations précieuses sur le fonctionnement du groupe et sur ses membres.

Selon lui, plusieurs combattants de l’EI, dont des dirigeants de ce groupe ultra-radical se trouvaient toujours dans le sud libyen, après avoir perdu en décembre 2016 leur bastion dans la ville de Syrte, au terme de plusieurs mois de combats.

Certains d’entre-eux ont été tués dans des frappes américaines menées la semaine dernière à environ 240 km au sud-est de Syrte, a ajouté M. al-Sour, sans autre précision.

L’armée américaine avait annoncé dimanche avoir mené six frappes en Libye visant le groupe EI qui ont tué 17 de ses combattants.

M. al-Sour a indiqué par ailleurs que l’enquête mené par son bureau sur le réseau jihadiste avait permis d’identifier ses dirigeants en Libye, dont la plupart ont été tués dans les combats de Syrte.

Selon lui, les principaux dirigeants du groupe en Libye sont de nationalité libyenne mais les combattants viennent surtout de pays voisins : la Tunisie, l’Egypte et le Soudan.

Mouammar Kadhafi, l'ancien dictateur libyen, au 12e sommet de l'Union africaine, en février 2009. (Crédit : U.S. Navy photo by Mass Communication Specialist 2nd Class Jesse B. Awalt/Domaine public/WikiCommons)
Mouammar Kadhafi, l’ancien dictateur libyen, au 12e sommet de l’Union africaine, en février 2009. (Crédit : U.S. Navy photo by Mass Communication Specialist 2nd Class Jesse B. Awalt/Domaine public/WikiCommons)

Le responsable libyen a ajouté que ses services travaillent à l’identification de 780 corps de combattants de l’EI tués notamment à Syrte et conservés toujours dans des morgues à Tripoli et Misrata (ouest).

Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est livrée aux milices alors que deux autorités se disputent le pouvoir: d’un côté, le gouvernement d’union nationale (GNA) reconnu par la communauté internationale et basé à Tripoli. De l’autre, une autorité exerçant son pouvoir dans l’est du pays avec le soutien du maréchal Khalifa Haftar.

L’EI avait profité du chaos pour s’implanter à Syrte en juin 2015. Le GNA a assuré avoir repris le contrôle de la cité en décembre 2016, avec le soutien aérien de l’armée américaine.

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