Mandelblit : les médias peuvent publier les fuites des enquêtes sur Netanyahu
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Mandelblit : les médias peuvent publier les fuites des enquêtes sur Netanyahu

Le procureur général a émis un avis juridique estimant que la plainte du Likud contre la publication de retranscriptions préjudiciables avant le scrutin devait être rejetée

Le procureur-général Avichai Mandelblit lors de la cérémonie d'adieu organisée pour Emi Palmor, directrice-générale sortante du ministère de la Justice au siège du ministère de la Justice de Jérusalem, le 7 août 2019 (Crédit : Hadas Parush/Flash90)
Le procureur-général Avichai Mandelblit lors de la cérémonie d'adieu organisée pour Emi Palmor, directrice-générale sortante du ministère de la Justice au siège du ministère de la Justice de Jérusalem, le 7 août 2019 (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Le procureur général a émis lundi un avis juridique appelant à rejeter une plainte soumise par le Likud qui cherche à empêcher la publication de témoignages relevant des affaires pénales impliquant directement le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

La plainte a été déposée vendredi devant la Commission centrale électorale et dénonce « les fuites illégales visant à porter préjudice aux responsables de droite et à la réussite du Likud » au cours du prochain scrutin du 17 septembre.

Le procureur Mandelblit a néanmoins informé la Commission, lundi, qu’il était favorable au rejet de la plainte.

Ces dernières semaines, plusieurs médias en hébreu, en particulier la Douzième chaîne, ont publié des informations ayant fuité de témoignages variés, livrés devant les enquêteurs, par des personnalités déterminantes dans trois dossiers pour corruption dans lesquels le procureur général a annoncé vouloir inculper Netanyahu, sous réserve d’une audience prévue les 2 et 3 octobre.

Le Likud a réagi à l’avis juridique rendu par Mandelblit, lui reprochant d’être « particulièrement déconcertant dans la mesure où il y a seulement cinq mois, il avait émis un avis juridique contraire déclarant que le placement des éléments de l’enquête dans les dossiers liés au Premier ministre devait être reporté jusqu’au lendemain de la date des élections par crainte que les preuves ne parviennent jusqu’aux médias et qu’elles soient publiées pendant la période électorale ».

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