Manifestation de soignants à Jérusalem pour une hausse du budget hospitalier
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Manifestation de soignants à Jérusalem pour une hausse du budget hospitalier

En blouse blanche et avec un masque sanitaire sur le bas du visage, ces médecins, infirmiers et aide-soignants ont manifesté devant la résidence du Premier ministre

Des membres du personnel médical lors d'une manifestation devant le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à Jérusalem, le 21 janvier 2021. (Emmanuel DUNAND / AFP)
Des membres du personnel médical lors d'une manifestation devant le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à Jérusalem, le 21 janvier 2021. (Emmanuel DUNAND / AFP)

Quelque 150 soignants ont manifesté jeudi près de la résidence du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à Jérusalem pour réclamer une hausse du budget des hôpitaux, en crise à cause de la pandémie de nouveau coronavirus.

En blouse blanche et avec un masque sanitaire sur le bas du visage, ces médecins, infirmiers et aide-soignants ont brandi des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : « Nous sommes le système qui s’effondre. »

« Honte à Netanyahu », ont-ils scandé, a constaté une journaliste de l’AFP, deux jours après la fin de plusieurs mois de négociations entre des directeurs d’hôpitaux et le ministère des Finances qui n’ont pas abouti.

« Nous demandons un budget supplémentaire pour du matériel, des médicaments et pour pouvoir payer les salaires », a indiqué à l’AFP Zeev Rotstein, directeur général de l’hôpital Hadassah de Jérusalem.

« On se retrouve ici, les poches vides », a-t-il fustigé. « Et hier (mercredi) nous étions dans le froid et sous la pluie plutôt que dans nos hôpitaux à faire notre travail. »

Six hôpitaux, à Jérusalem, Netanya (ouest) et Nazareth (nord) notamment, ont indiqué jeudi au Magen David Adom, l’équivalent en Israël de la Croix-Rouge, qu’ils n’accepteraient plus que les patients « en danger de mort » à partir de dimanche.

Ces établissements ont établi une tente devant le ministère des Finances à Jérusalem la semaine dernière et continuent depuis leur sit-in quotidien.

Des membres du personnel médical lors d’une manifestation devant le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à Jérusalem, le 21 janvier 2021. (Emmanuel DUNAND / AFP)

Selon Fahd Hakim, directeur de l’Hôpital anglais de Nazareth, des millions de shekels font défaut à ces établissements dont le déficit s’est gravement creusé à cause de la pandémie.

Le ministère de la Santé israélien a officiellement recensé près de 580 000 cas de personnes contaminées au coronavirus dont environ 4 200 décès.

Dans l’hôpital de Fahd Hakim, les opérations non urgentes ont déjà cessé, a-t-il précisé.

Nadav Chen, à la tête de l’hôpital Laniado de Netanya, a indiqué à l’AFP que le déficit à la fin 2020 pour son établissement était de 23 millions de shekels (5,8 millions d’euros).

« Tout le monde salue notre travail mais on nous dit qu’on ne peut pas nous aider », a-t-il dénoncé, ajoutant que le sit-in continuerait jusqu’à ce que des fonds soient débloqués.

Les autorités ont décidé mardi de prolonger le strict confinement jusqu’à fin janvier, après avoir enregistré en 24 heures un peu plus de 10 000 cas de contamination, un record quotidien.

En parallèle, Israël mène une campagne de vaccination massive et environ un quart des neuf millions d’habitants ont reçu leur première dose de vaccin.

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