Manifestations de médecins, anti-coalition, parents… Les Israéliens dans la rue
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Manifestations de médecins, anti-coalition, parents… Les Israéliens dans la rue

Les internes en médecine dénoncent les gardes de 26 heures ; les opposants au Premier ministre se rassemblent et les parents s'indignent contre l'accueil limité dans les crèches

  • Les internes en médecine demandent de meilleures conditions de travail sur la place Habima de Tel Aviv, le 9 mai 2020 (Crédit : Miriam Alester/Flash90)
    Les internes en médecine demandent de meilleures conditions de travail sur la place Habima de Tel Aviv, le 9 mai 2020 (Crédit : Miriam Alester/Flash90)
  • Des Israéliens manifestent contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu en l'appelant à la démission, place Rabin à Tel Aviv, le 9 mai 2020 (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
    Des Israéliens manifestent contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu en l'appelant à la démission, place Rabin à Tel Aviv, le 9 mai 2020 (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
  • Les propriétaires de petites entreprises et des activistes lors d'un rassemblement réclamant le soutien financier du gouvernement israélien à Tel Aviv, le 9 mai 2020 (Crédit :  Tomer Neuberg/Flash90)
    Les propriétaires de petites entreprises et des activistes lors d'un rassemblement réclamant le soutien financier du gouvernement israélien à Tel Aviv, le 9 mai 2020 (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)
  • Les internes en médecine demandent de meilleures conditions de travail sur la place Habima de Tel Aviv, le 9 mai 2020 (Crédit : Miriam Alester/Flash90)
    Les internes en médecine demandent de meilleures conditions de travail sur la place Habima de Tel Aviv, le 9 mai 2020 (Crédit : Miriam Alester/Flash90)
  • Des Israéliens manifestent contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu et appellent à sa démission sur la place Rabin de Tel Aviv, le 9 mai 2020 (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
    Des Israéliens manifestent contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu et appellent à sa démission sur la place Rabin de Tel Aviv, le 9 mai 2020 (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
  • Des propriétaires de PMEs et des activistes prennent part à un rassemblement réclamant un soutien financier du gouvernement israélien à Tel Aviv, le 9 mai 2020 (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)
    Des propriétaires de PMEs et des activistes prennent part à un rassemblement réclamant un soutien financier du gouvernement israélien à Tel Aviv, le 9 mai 2020 (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

Des milliers d’Israéliens sont descendus dans les rues, samedi soir, pour manifester concernant diverses questions – de l’accord de coalition passé entre le Premier ministre Benjamin Netanyahu et Benny Gantz, de Kakhol lavan, aux heures de travail imposées aux étudiants en médecine et au manque de crèches pendant la pandémie.

Environ 3 000 personnes se sont réunies sur la place Habima de Tel Aviv, réclamant la fin des gardes de 26 heures et une amélioration des conditions de travail pour les étudiants en médecine.

Les internes ont récemment commencé à travailler pendant 12 heures d’affilée afin de tenter de réduire la circulation du coronavirus dans le pays et limiter la contagion. Ils dénoncent aujourd’hui le retour d’horaires de travail plus longs, clamant que de telles conditions de travail sont déraisonnables et que des médecins épuisés peuvent représenter un danger pour les malades.

Un médecin qui s’est présenté sous le nom de « Stas » a indiqué à la chaîne publique que ces longues heures de travail signifiaient des soins moins minutieux délivrés aux patients.

« Nous protestons contre le nombre d’heures d’affilée que nous devons passer au travail – c’est inhumain et nous ne pouvons pas nous occuper des malades correctement », a-t-il clamé.

Un manifestant israélien portant un masque de protection avec le slogan « ministre du crime » en compagnie de d’autres personnes respectant la distanciation de deux mètres imposée par le coronavirus brandit un panneau avec les visages du Premier ministre Benjamin Netanyahu et de Benny Gantz, ex-dirigeant de Kakhol lavan, lors d’une manifestation sur la place Rabin de Tel Aviv, le 9 mai 2020. (Crédit : JACK GUEZ / AFP)

Des centaines de personnes ont également pris part à un rassemblement organisé par le Mouvement pour un gouvernement de qualité sur l’emblématique place Rabin à Tel Aviv, après que la Haute cour a jugé cette semaine que Netanyahu était apte à former un gouvernement malgré les accusations de corruption à son encontre. Le tribunal a également refusé de s’opposer aux changements législatifs intervenant dans le cadre de l’accord de partage de pouvoir conclu entre Netanyahu et Gantz tout en reconnaissant la présence de « difficultés significatives ».

Des Israéliens manifestent contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu en l’appelant à la démission, place Rabin à Tel Aviv, le 9 mai 2020. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Sous les termes de la loi israélienne, un Premier ministre en exercice n’a pas à démissionner en cas d’inculpation contrairement aux autres ministres – mais ses opposants ont tenté de disqualifier Netanyahu de la mission même de former un gouvernement, ce qui, selon eux, était différent.

Des dizaines de protestataires se sont aussi rassemblés aux abords des domiciles, à Tel Aviv, des députés de Kakhol lavan Miki Haimovich et Asaf Zamir suite à leur décision de rester au sein du parti qui s’apprête à rejoindre le gouvernement.

Des manifestants des « Drapeaux noirs » aux abords du domicile, à Tel Aviv, de la députée Haimovich, le 9 mai 2020. (Capture d’écran/Kan)

« Vous nous avez tourné le dos et avez vendu votre âme au diable en faveur d’un homme accusé de crimes », a clamé un manifestant qui se trouvait devant la maison d’Haimovich, selon le site d’information Ynet. D’autres manifestants l’ont accusée d’avoir « volé nos voix » en rejoignant la coalition.

Les personnes rassemblées appartenaient au mouvement dit des « Drapeaux noirs », qui s’oppose à l’accord de coalition conclu entre Netanyahu et Gantz. L’organisation avait annoncé que dix manifestations auraient lieu dans la soirée de samedi, notamment devant l’habitation de Gantz à Rosh Haayin.

Zamir a défendu la décision de sa formation dans la journée de samedi, clamant qu’elle permettrait de donner une voix aux Israéliens qui n’auraient pas été représentés le cas échéant.

« Le fait que la majorité des citoyens se sentiront représentés à la table où seront prises les décisions sera très important lorsqu’il s’agira d’effectuer des coupes budgétaires, de faire des réformes et de prendre des initiatives difficiles », a-t-il commenté devant les caméras de la Treizième chaîne.

Un mouvement de protestation a également été organisé devant le domicile du ministre des Affaires sociales Ofir Akunis, qui a réuni les parents des enfants inscrits dans des crèches publiques. Ces établissements devaient ouvrir dimanche mais une révision à la baisse du nombre d’enfants accueillis dans les salles de classe, pour cause de pandémie, implique que les crèches ne pourront pas prendre en charge tous les enfants – ce qui place les parents dans l’incapacité de travailler.

Des propriétaires de PME et des activistes prennent part à un rassemblement réclamant un soutien financier du gouvernement israélien à Tel Aviv, le 9 mai 2020. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

De plus, un groupe de jeunes et de propriétaires de petites entreprises, notamment de restaurateurs, ont manifesté au parc Charles Clore de Tel Aviv, affirmant qu’ils n’avaient vu aucun bénéfice économique dans l’allègement récent des charges et qu’ils n’avaient reçu aucune aide du gouvernement.

« Le contrat entre les jeunes et l’État a été violé. Nous avons été renvoyés – nous n’avons pas été pris en compte, l’économie s’est rouverte – nous n’avons pas été pris en compte », a dit un organisateur à la Douzième chaîne.

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