Manifs pro-Palestiniens : Un élu accuse Amman d’avoir sciemment coupé le courant
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Manifs pro-Palestiniens : Un élu accuse Amman d’avoir sciemment coupé le courant

Après des échauffourées, des gendarmes restent postés aux entrées de Naour, fief du député Oussama al-Ajarma, expulsé du Parlement

Des drapeaux des Frères musulmans et d'autres partis politiques lors d'une manifestation en Jordanie contre la conférence économique pour le Moyen-Orient encadrée par les États-Unis à Bahreïn, le 21 juin 2019. (Khalil Mazraawi/ AFP)
Des drapeaux des Frères musulmans et d'autres partis politiques lors d'une manifestation en Jordanie contre la conférence économique pour le Moyen-Orient encadrée par les États-Unis à Bahreïn, le 21 juin 2019. (Khalil Mazraawi/ AFP)

Le calme est revenu dimanche au sud d’Amman après des tirs en l’air et des pneus brûlés par des manifestants protestant contre l’expulsion du Parlement d’un député contestataire, a indiqué à l’AFP une source de sécurité.

Selon des témoins, les gendarmes restent cependant postés aux entrées de Naour, ville en banlieue de la capitale jordanienne et fief du député Oussama al-Ajarma, expulsé du Parlement dimanche après s’être élevé avec virulence la semaine dernière contre des coupures de courant dans plusieurs villes du royaume.

Plus tôt dans la journée, une source officielle avait indiqué que « les forces de l’ordre, confrontées à de nouvelles émeutes, avaient densifié leur présence et installé des points de contrôle autour de la ville ».

Samedi soir déjà, « quatre policiers avaient été blessés et hospitalisés alors qu’ils intervenaient à Naour pour mettre un terme à des émeutes, tirs en l’air et incendies de voiture », avait indiqué le porte-parole de la direction de la sécurité publique, Amer al-Satrawi.

Les nouveaux heurts dimanche sont intervenus après que le Parlement a voté l’exclusion définitive de M. Ajarma. Le député de 40 ans avait exigé un débat immédiat en session plénière après les coupures d’électricité, ce qui lui avait été refusé. Furieux, il avait démissionné le 2 juin.

Les autorités avaient invoqué une panne sur la ligne à haute tension entre la Jordanie et l’Egypte mais le député avait accusé le gouvernement d’avoir sciemment coupé le courant pour bloquer les pompes à essence et empêcher une marche vers Amman de tribus jordaniennes en soutien aux Palestiniens.

Des manifestants jordaniens participent à un rassemblement pour exprimer leur solidarité avec le peuple palestinien, dans la capitale Amman, le 14 mai 2021 (Crédit : Khalil MAZRAAWI / AFP)

De nombreuses manifestations de solidarité avec les Palestiniens ont eu lieu ces dernières semaines en Jordanie au moment du conflit qui a opposé Israël au groupe terroriste du Hamas palestinien et de heurts entre des policiers israéliens et des émeutiers arabes et palestiniens sur le mont du Temple.

La Jordanie, dont la moitié des 10 millions d’habitants ont des origines palestiniennes, a connu plusieurs épisodes de contestation ces derniers mois, notamment contre les mesures sanitaires et les conséquences économiques de la pandémie de Covid-19.

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