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Manuel Valls règle ses comptes avec la gauche, l’extrême-gauche et Dieudonné

L'ex-Premier ministre, aujourd'hui député de la majorité présidentielle, analyse les raisons de la proximité qu'entretient la gauche, l’antisémitisme et l'idéologie terroriste

Manuel Valls pendant un débat sur l'islam radical, le 4 avril 2016. (Crédit : Lionel Bonaventure/AFP)
Manuel Valls pendant un débat sur l'islam radical, le 4 avril 2016. (Crédit : Lionel Bonaventure/AFP)

L’ancien Premier ministre Manuel Valls, qui annonce aujourd’hui avoir quitté le PS et rejoint le groupe LREM à l’Assemblée nationale, estime dans une interview à Libération publiée mardi que la gauche « est en difficulté sur les questions d’identité » et que La France insoumise en particulier « se compromet avec l’islam politique voire avec les islamistes ».

Constatant que son adversaire aux législatives, Farida Amrani, « n’a rien dit » après avoir reçu le soutien pour le second tour de Dieudonné, condamné pour incitation à la haine, Manuel Valls estime qu' »à gauche, on n’est pas à l’aise sur ce sujet-là ».

« C’est presque un angle mort. Comme on est du côté des plus faibles, on dit ‘ce sont des victimes’, on croit qu’il faut se mettre de leur côté, et on prend les voix. On est mal à l’aise, et on se retrouve à légitimer Dieudonné ».

L’ancien ministre de l’Intérieur dresse un parallèle avec l’affaire Dreyfus : « Au moment de l’affaire Dreyfus, la gauche se demande : ‘Est-ce qu’il faut défendre ce juif, militaire, bourgeois, alors que la préoccupation essentielle c’est la classe ouvrière ?’. A gauche c’est comme ça, ce sont les termes du débat », analyse-t-il dans cette interview avec l’écrivain Christine Angot.

La gauche « est en difficulté sur les questions d’identité. Hollande n’aimait pas les évoquer. Je vais être immodeste, mais quand je dis à l’Assemblée « nous sommes en guerre contre le terrorisme », je suis le premier à le dire. Ce n’est pas la première fois qu’il y a de la complaisance à gauche à propos du terrorisme », poursuit M. Valls, évoquant les Brigades rouges.

« Il y a une complaisance, parce qu’il y a une gêne et une culpabilité. Les musulmans sont le prolétariat du XXIe siècle, et en plus il y a une question religieuse… Mais on ne peut pas être naïf », assène le député de l’Essonne.

Pour lui, la gauche doit trouver « sa propre réponse » à ces questions, pour ne pas laisser « un espace à l’extrême droite, ou à la France insoumise, qui se compromet avec l’islam politique, voire avec les islamistes ».

« J’ai été ciblé aux législatives parce que j’avais porté ce combat », pense M. Valls, qui attaque aussi au passage la secrétaire d’Etat Marlène Schiappa, qui « prétend qu’il n’y a pas d’antisémitisme dans nos quartiers ».

« Il y en a un, c’est le moteur idéologique du terrorisme », affirme-t-il.

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