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Marche interconfessionnelle pour « les droits de l’Homme et la paix » à Jérusalem

Les manifestants ont brandi des pancartes sur lesquelles on peut lire "Justice", "Paix" et "Âme" en hébreu, en arabe et en anglais, en réaction à la Marche des Drapeaux

Des militants partisans de la coexistence, menés par des chefs religieux juifs, musulmans, chrétiens et druzes, défilant à Jérusalem pour « les droits de l'Homme et la paix », le 18 mai 2026. (Crédit : Jacob Lazarus/Rabbis for Human Rights)
Des militants partisans de la coexistence, menés par des chefs religieux juifs, musulmans, chrétiens et druzes, défilant à Jérusalem pour « les droits de l'Homme et la paix », le 18 mai 2026. (Crédit : Jacob Lazarus/Rabbis for Human Rights)

Des centaines de personnes, menées par des chefs religieux juifs, musulmans, chrétiens et druzes, se sont rendues lundi dans la Vieille Ville de Jérusalem dans le cadre d’une marche interconfessionnelle pour « les droits de l’Homme et la paix ».

Organisée depuis quatre ans par des organisations religieuses de gauche, cette marche vise à contrebalancer la « Marche des Drapeaux », une manifestation nationaliste qui traverse la Vieille Ville chaque année à l’occasion de la Journée de Jérusalem, ou Yom Yeroushalayim.

Plusieurs centaines de militants en faveur de la coexistence sont partis du YMCA de Jérusalem et ont descendu la rue King David en direction de la porte de Jaffa. De nombreux participants brandissaient des pancartes sur lesquelles figuraient les mots « Justice », « Paix » et « Âme » en hébreu, en arabe et en anglais.

Des nonnes, cibles de plus en plus fréquentes d’attaques nationalistes à Jérusalem, ont également été vues dans le cortège.

Avi Dabush, l’un des organisateurs de la marche et candidat aux primaires du parti Les Démocrates, a déclaré qu’il s’agissait d’une alternative aux festivités de Yom Yeroushalayim, la semaine dernière, au cours desquelles des groupes de jeunes juifs extrémistes ont harcelé et attaqué des résidents palestiniens de la Vieille Ville.

« Yom Yeroushalayim devrait être une célébration de cette ville dans toute sa richesse et de tous ceux qui y ont élu domicile, et non une journée où l’on chasse les autres », a-t-il déclaré.

Juifs, musulmans et chrétiens défilant lors de la « Marche interconfessionnelle pour les droits de l’Homme et la paix », à l’extérieur de la Vieille Ville de Jérusalem, le 18 mai 2026. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

« La violence et le racisme envers les membres d’autres confessions sont une honte, et ce d’autant plus au regard de notre propre tradition morale juive, qui enseigne que chaque être humain a été créé à l’image de Dieu. »

À leur arrivée à la porte de Jaffa, les manifestants ont été invités à prier par un rabbin, un prêtre et un militant associatif musulman, à différents endroits. Ils ont ensuite été accueillis par la chanteuse Noa qui a interprété la chanson représentant Israël à l’Eurovision 2009, « There Must Be Another Way ».

Le cheikh Younes Amasha, un religieux druze qui préside le Forum des chefs religieux en Israël, a lui appelé les manifestants à « faire entendre le cri des minorités en Syrie » lors de l’événement principal, en particulier celui des Druzes, « qui ont subi des massacres, des enlèvements et de graves préjudices infligés à des innocents… par des organisations extrémistes ».

Jeudi, des dizaines de milliers de jeunes Israéliens ultra-nationalistes ont marché dans la Vieille Ville de Jérusalem, certains scandant « Mort aux Arabes » et « Que vos villages brûlent ».

Des jeunes Israéliens défilant dans les rues de la Vieille Ville en scandant des slogans alors qu’ils se rassemblent pour participer à une marche marquant la Journée de Jérusalem, célébrant la réunification de Jérusalem lors de la Guerre des Six Jours de 1967, à Jérusalem, le 14 mai 2026. (Crédit : Leo Correa/AP)

Des responsables politiques ultra-nationalistes, dont le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir, ont hissé le drapeau d’Israël sur le mont du Temple et appelé à la destruction de la mosquée Al-Aqsa et à la reconstruction du Temple, alors qu’ils célébraient la Journée de Jérusalem.

Yom Yeroushalayim, qui commémore la réunification de la ville sous contrôle israélien lors de la Guerre des Six Jours de 1967, est devenu un événement largement associé à la communauté sioniste religieuse.

La marche, qui traverse le quartier musulman et se termine au mur Occidental de Jérusalem, est très souvent accompagnée de violences, de chants racistes et de provocations.

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