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Marine Le Pen nie avoir reconnu un emploi fictif au Parlement européen

Le 9 février, la candidate FN avait affirmé que son garde du corps "a travaillé quelques heures pendant quelques mois"

Marine Le Pen, présidente du Front national et candidate à l'élection présidentielle française, pendant une conférence de presse, au siège de son parti à Nanterre, le 9 novembre 2016. (Crédit : Martin Bureau/AFP)
Marine Le Pen, présidente du Front national et candidate à l'élection présidentielle française, pendant une conférence de presse, au siège de son parti à Nanterre, le 9 novembre 2016. (Crédit : Martin Bureau/AFP)

La candidate de l’extrême droite française à la présidentielle, Marine Le Pen, a démenti vendredi avoir reconnu l’emploi fictif de son garde du corps comme assistant parlementaire européen, contredisant un rapport de l’organisme anti-fraude de l’UE dévoilé par deux médias français.

C’est « un mensonge éhonté, je n’ai jamais reconnu quoi que ce soit devant des enquêteurs, d’ailleurs que je n’ai jamais vus », a affirmé à une radio l’eurodéputée, présidente du parti Front national.

Selon le rapport de l’organisme anti-fraude de l’UE (Olaf) cité jeudi par le site d’information Mediapart et l’hebdomadaire Marianne, Mme Le Pen a reconnu avoir salarié fictivement son garde du corps Thierry Légier comme assistant parlementaire, pour « régulariser des salaires et charges ».

Mme Le Pen « a reconnu d’une part que les bulletins de salaire établis sur la période d’octobre à décembre 2011 pour un montant de 41.554 euros n’ont jamais été payés au bénéficiaire indiqué, Thierry Légier, et que d’autre part elle n’avait pas employé M. Légier pendant ces trois mois », est-il indiqué dans les extraits publiés.

Interrogée sur ce rapport, la candidate a expliqué qu’il y avait eu « une régularisation comptable entre le Parlement européen et le tiers payant dans cette affaire », mais « absolument rien de fictif ».

« J’ai d’ailleurs toutes les preuves que j’apporterai en temps nécessaire, que j’ai déjà transmises à l’OLAF », a-t-elle ajouté.

Interrogé jeudi par l’AFP, le bureau de presse de l’Olaf a indiqué que « l’enquête a révélé que la députée a produit un contrat de travail purement fictif concernant l’un de ses assistants ».

Achevé en juillet 2016, ce rapport a été transmis au président du Parlement européen. L’assemblée européenne en a pris acte, et devait commencer mi-février à recouvrer effectivement les sommes versées, en amputant de moitié l’indemnité de Mme Le Pen.

Après la transmission de ce rapport, le parquet de Paris a ouvert mi-décembre une information judiciaire pour abus de confiance et recel, escroqueries en bande organisée, faux et usage de faux, et travail dissimulé.

« L’OLAF est un organisme de la commission européenne contre lequel nous avons déposé une plainte pénale », a rappelé vendredi dans un communiqué l’avocat de Mme Le Pen, Marcel Ceccaldi. « Cette plainte vient justement de faire l’objet d’une désignation d’un juge d’instruction belge », a-t-il précisé.

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