Média: Enquête sur des allégations de blanchiment d’argent impliquant Ehud Barak
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Média: Enquête sur des allégations de blanchiment d’argent impliquant Ehud Barak

Les enquêteurs vérifieraient si l'ancien Premier ministre a omis de déclarer des fonds détenus à l'étranger

Ehud Barak lors de l'ouverture de la « Conférence des affaires Globes », à Tel-Aviv , le 8 décembre 2014 (Crédit photo: Flash90)
Ehud Barak lors de l'ouverture de la « Conférence des affaires Globes », à Tel-Aviv , le 8 décembre 2014 (Crédit photo: Flash90)

L’unité nationale des fraudes de la police israélienne et l’Autorité de l’interdiction du blanchiment d’argent du ministère de la Justice auraient lancé une enquête préliminaire sur des allégations selon lesquelles l’ancien Premier ministre Ehud Barak serait en possession des fonds non déclarés à l’étranger d’une valeur de plusieurs millions de dollars, a rapporté mardi un journal israélien.
 
L’infraction est passible d’une peine de 10 ans de prison.

Barak, qui a servi comme Premier ministre entre 1999 et 2001 et plus tard en tant que ministre de la Défense, a été approché lundi par des enquêteurs à propos de ces allégations, mais jusqu’à présent n’a pas été convoqué par la police pour un interrogatoire formel, selon le quotidien Haaretz.

Selon le journal, le procureur général Yehuda Weinstein et le sous-procureur Raz Nizri ont été informés de l’enquête, qui est menée sous la supervision du procureur d’Etat Shai Nitzan.

La loi sur le blanchiment d’argent, qui a été adoptée par le gouvernement israélien en 2000 – pendant le mandat de Barak comme Premier ministre – statue que la détention de plus de 500 000 shekels (118 000 euros) en fonds non déclarés à l’étranger est illégale, et que ne pas informer les autorités quant à l’existence de ces actifs à l’étranger peut entraîner une peine d’emprisonnement de 10 ans ou une amende.

Après avoir perdu les élections générales face à Ariel Sharon en 2001, Barak a quitté la politique et s’est lancé dans le monde des affaires. En 2007, il revient à la politique à la tête du parti travailliste puis sert comme ministre de la Défense.

Barak s’est à nouveau retiré de la politique en 2013 et travaille depuis comme partenaire ou consultant pour diverses entreprises. Il est actuellement impliqué financièrement avec Julius Baer, ​​une banque privée suisse, ainsi qu’avec le cabinet de conseil stratégique Argo, entre autres.

Le bureau de Barak a vivement démenti les allégations portées contre lui, affirmant que l’ancien Premier ministre n’avait même pas été approché par des enquêteurs.

« Ni la police, ni l’administration fiscale n’ont approché Barak sur cette question, » dit un communiqué publié par le bureau d’Ehud Barak, selon Haaretz. « Barak détient légalement un compte bancaire à l’étranger, à la banque Julius Baer où il travaille comme consultant. »

« Le compte est déclaré comme le stipule la loi, et les taxes résultant de revenus [à la banque] sont payées légalement et scrupuleusement. Il ne fait aucun doute que l’information se révélera fausse parce que ni la police ni aucune autre autorité ne peuvent inventer un compte bancaire là où il n’y en a pas ».

Former Israeli prime minister denies that he failed to report money he held overseas and says neither the police nor tax authority has contacted him.

Posted by Haaretz.com on Tuesday, 18 August 2015

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