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Merkel a exprimé son « inquiétude » sur le nucléaire iranien à Rouhani

Les chefs de la diplomatie française, britannique et allemande doivent discuter jeudi de ce dossier avec leur homologue américain Antony Blinken

Le président Hassan Rouhani (à droite) rencontre la chancelière allemande Angela Merkel (à gauche) en marge de l'Assemblée générale des Nations unies au siège de l'ONU, le 24 septembre 2019. (Crédit : Bureau de la présidence iranienne via AP)
Le président Hassan Rouhani (à droite) rencontre la chancelière allemande Angela Merkel (à gauche) en marge de l'Assemblée générale des Nations unies au siège de l'ONU, le 24 septembre 2019. (Crédit : Bureau de la présidence iranienne via AP)

La dirigeante allemande Angela Merkel s’est entretenue mercredi par téléphone avec le président iranien Hassan Rouhani et lui a exprimé son « inquiétude » à propos des multiples entorses de Téhéran à l’accord international sur le nucléaire, a indiqué la chancellerie.

Angela Merkel « a exprimé son inquiétude quant au fait que l’Iran continue de ne pas respecter ses obligations au titre de l’accord nucléaire », selon un communiqué de la chancellerie.

Elle a également estimé que « le moment était venu de donner des signaux positifs qui renforceraient la confiance et augmenteraient les chances d’une solution diplomatique » pour préserver cet accord, ajoute le communiqué.

Les échanges diplomatiques à propos du programme nucléaire de l’Iran s’intensifient à l’approche d’une nouvelle échéance, le 23 février, qui verrait Téhéran réduire encore davantage ses engagements, alimentant les inquiétudes internationales quant à une éventuelle expulsion des inspecteurs des Nations unies.

Les chefs de la diplomatie française, britannique et allemande doivent discuter jeudi de ce dossier avec leur homologue américain Antony Blinken. Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, se rendra à Téhéran samedi.

Conformément à une nouvelle loi adoptée en décembre, le gouvernement iranien prévoit de restreindre l’accès des inspecteurs de l’AIEA à des installations non nucléaires, y compris des sites militaires suspectés d’avoir une activité nucléaire, sous certaines conditions, si les États-Unis ne lèvent pas leurs sanctions imposées depuis 2018.

Il s’agirait d’un nouveau manquement à l’accord nucléaire de 2015 alors que depuis le retrait des États-Unis de ce texte décidé par l’ancien président américain Donald Trump, l’Iran a cessé de respecter la plupart de ses engagements clés.

La nouvelle administration du président Joe Biden a exprimé sa volonté de revenir à l’accord, mais demande à l’Iran de s’y conformer pleinement en premier lieu.

Téhéran se dit prêt à revenir à ses engagements mais réclame la levée des sanctions d’abord, et rejette les appels à élargir les termes de l’accord.

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