Meta nomme présidente une proche de Trump, qui s’en félicite
Née en Égypte, Dina Powell McCormick a été adjointe du conseiller à la sécurité du président américain lors de son premier mandat, notamment chargée du Moyen-Orient
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Lundi, la maison mère de Facebook et d’Instagram a annoncé la nomination de Dina Powell McCormick au poste de présidente, ce dont s’est félicité Donald Trump, dont elle est proche, un signal supplémentaire d’un rapprochement entre le groupe et le gouvernement actuel.
Il s’agit d’un nouveau poste qui sera axé sur la recherche de financements pour alimenter le développement de Meta dans l’intelligence artificielle (IA), notamment pour la construction de centres de données, selon un communiqué.
Née en Égypte, Powell McCormick a été adjointe du conseiller à la sécurité de Trump lors de son premier mandat, notamment chargée du Moyen-Orient.
Elle est mariée depuis 2019 au sénateur républicain de Pennsylvanie, David McCormick.
Dans un message posté sur son réseau social Truth Social, le président américain a félicité la quinquagénaire, qualifiant sa nomination « d’excellent choix de la part de Mark Z. », en référence au PDG de Meta, Mark Zuckerberg.
« C’est une personne fantastique et très talentueuse, qui a participé au gouvernement Trump avec force et distinction ! », a écrit le chef de l’État.
Powell McCormick a travaillé avec plusieurs élus républicains au Congrès, ainsi que pour le parti républicain lui-même, avant de rejoindre le gouvernement de George W. Bush de 2001 à 2007, occupant divers postes, notamment au département d’État.
Elle a également travaillé pendant seize ans au sein de la banque Goldman Sachs.
« L’expérience de Dina au plus haut niveau de la finance mondiale et son réseau de relations lui donnent une légitimité unique pour aider Meta à gérer notre prochaine phase de croissance », a déclaré Zuckerberg, cité dans le communiqué.
Comme tous les grands acteurs de l’IA générative, Meta est engagé dans un cycle d’investissements massifs pour s’assurer des capacités nécessaires au développement de cette nouvelle technologie.
Fin octobre, lors de sa dernière communication sur le sujet, le groupe avait donné une fourchette comprise entre 70 et 72 milliards de dollars pour ses dépenses d’infrastructures en 2025. Il a également indiqué tabler sur une enveloppe « sensiblement plus importante » pour 2026.
Jusqu’à présent, les géants de la technologie finançaient l’essentiel de leurs investissements grâce aux importants flux de trésorerie générés chaque année, mais l’IA a démultiplié leurs besoins et les a contraints à se tourner vers l’endettement.
Plusieurs mécanismes sont utilisés, notamment la création de sociétés ou de véhicules ad hoc qui lèvent les fonds nécessaires à la construction de centres de données et à l’achat de puces pour les équiper.
En octobre, Meta a ainsi formé une coentreprise avec la société d’investissement Blue Owl Capital pour financer la construction d’un immense centre de données en Louisiane, avec un budget de 27 milliards de dollars.
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