Rechercher

Metula, marquée par les combats, retrouve l’espoir avec la réouverture d’une école

Les cours ont repris dans la ville la plus septentrionale d’Israël, où 65 % des habitants ont fait leur retour malgré les stigmates encore visibles de la guerre, un moment de fête, au terme de 3 années d’efforts

  • Après trois ans de fermeture en raison de la guerre, la commune de Metula, la plus septentrionale d'Israël, célèbre la rentrée scolaire, le 1ᵉʳ septembre 2026. (Crédit : Autorisation)
    Après trois ans de fermeture en raison de la guerre, la commune de Metula, la plus septentrionale d'Israël, célèbre la rentrée scolaire, le 1ᵉʳ septembre 2026. (Crédit : Autorisation)
  • Après trois ans de fermeture en raison de la guerre, la commune de Metula, la plus septentrionale d'Israël, célèbre la rentrée scolaire, le 1ᵉʳ septembre 2026. (Crédit : Autorisation)
    Après trois ans de fermeture en raison de la guerre, la commune de Metula, la plus septentrionale d'Israël, célèbre la rentrée scolaire, le 1ᵉʳ septembre 2026. (Crédit : Autorisation)
  • Noleen Safadi, responsable du département de l'éducation de Metula et habitante de Majdal Shams, devant un panneau indiquant « Bienvenue » devant l'école primaire Hanadiv de Metula, le 1ᵉʳ septembre 2026. (Crédit : Diana Bletter/Times of Israel)
    Noleen Safadi, responsable du département de l'éducation de Metula et habitante de Majdal Shams, devant un panneau indiquant « Bienvenue » devant l'école primaire Hanadiv de Metula, le 1ᵉʳ septembre 2026. (Crédit : Diana Bletter/Times of Israel)
  • Le maire de Metula, David Azoulay, accueillant les élèves de l’école primaire Hanadiv le 1ᵉʳ septembre 2026. (Crédit : Diana Bletter/Times of Israel)
    Le maire de Metula, David Azoulay, accueillant les élèves de l’école primaire Hanadiv le 1ᵉʳ septembre 2026. (Crédit : Diana Bletter/Times of Israel)

Pour la première fois depuis trois ans, la ville la plus au nord d’Israël a rouvert mardi son école primaire Hanadiv, accueillant 36 élèves de la CP à la 6ᵉ. Dix-huit autres enfants ont, quant à eux, commencé l’année scolaire dans une école maternelle qui venait d’ouvrir ses portes.

L’école Hanadiv était fermée depuis le 8 octobre 2023, date à laquelle le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah a commencé à tirer des roquettes, des missiles et des drones sur Israël en solidarité avec le groupe terroriste palestinien du Hamas. Cette ville pittoresque a été le théâtre de ravages quasi quotidiens, forçant la quasi-totalité de ses 2 100 habitants à fuir. Avant la guerre de 2023, 55 enfants fréquentaient cette école primaire.

Depuis le cessez-le-feu du 27 novembre 2024, environ 65 % des habitants de cette ville, située à la frontière entre Israël et le Liban, sont revenus, a déclaré un porte-parole de Metula au Times of Israel. Aujourd’hui, la frontière nord semblait paisible, avec des soldats de l’armée israélienne assis dans des cafés, profitant d’un temps relativement clément.

S’adressant au Times of Israel lors de la cérémonie de réouverture de l’école, Shimon Gino, originaire de Metula, a déclaré qu’il était revenu s’installer il y a un mois avec son épouse, Noa, et leurs quatre enfants.

« Revenir vivre ici ne sera pas facile, mais les enfants s’adapteront et ils sont très enthousiastes », a-t-il ajouté.

« Nous devons reconstruire la communauté à partir de zéro. »

Shimon Gino se tenant devant l’école primaire Hanadiv, après y avoir déposé deux de ses enfants, à Metula, le 1ᵉʳ septembre 2026. (Crédit : Diana Bletter/Times of Israel)

L’un des enfants de la famille Gino a commencé l’école pendant le COVID-19, a ensuite fréquenté deux écoles différentes lors du déménagement de la famille, et est désormais de retour à l’école à Metula pour entrer en 6ᵉ.

Il y avait beaucoup plus d’enfants lorsqu’il était élève ici, au début des années 1980 : 17 par classe, d’après ses souvenirs.

Mais les traces de la guerre sont omniprésentes.

En raison de sa proximité avec la frontière, la ville a non seulement subi des attaques à la roquette et par drone, mais aussi des tirs de missiles antichars. Sur les 650 habitations de Metula, 460 ont été endommagées par ces attaques, dont 120 gravement. Et le danger persiste : le 18 août, six travailleurs étrangers ont été blessés, dont deux grièvement, lorsqu’un ancien engin explosif a explosé dans un champ agricole de la ville.

Certains vergers n’ont toujours pas refleuri, et l’emblématique Canada Center, avec ses patinoires et sa piscine aux dimensions olympiques, n’a pas encore été reconstruit.

Cependant, la ville a remis en état la plupart de ses routes, et de nouveaux pavés ont été posés sur HaRishonim, la charmante rue principale de Metula. Tout en dégustant un café glacé au Bela Café, situé dans cette rue, après avoir déposé ses enfants à l’école, Noa Gino a expliqué qu’elle croyait en l’importance du retour de sa famille.

« Ayant grandi à Tel Aviv pendant l’Intifada, je ne suis pas naïve », a-t-elle souligné.

« La situation pourrait changer, mais je crois qu’il faut être ici… Nous ne pouvons pas abandonner le nord ni la région frontalière avec Gaza, car si nous le faisons, nos ennemis s’y installeront », a-t-elle ajouté.

Noa Gino assise avec des amis au Bela Café, dans la rue principale de Metula, après avoir déposé ses enfants pour leur premier jour d’école, le 1ᵉʳ septembre 2026. (Crédit : Diana Bletter/Times of Israel)

Le sens de l’engagement des Gino est caractéristique des habitants de Metula et de la région environnante du Golan.

Noleen Safadi, responsable du département de l’éducation de Metula, habite dans la ville druze de Majdal Shams, située à 35 kilomètres de là, sur le plateau du Golan.

Son fils, Alan, aujourd’hui âgé de 14 ans, fait partie des survivants de la terrible attaque à la roquette perpétrée par le Hezbollah le 27 juillet 2024 sur un terrain de football de Majdal Shams, qui a coûté la vie à douze enfants. Safadi a indiqué qu’Alan avait subi 23 opérations chirurgicales depuis l’attaque.

Elle se tenait à l’entrée de l’école pour accueillir les élèves, les parents et les enseignants.

Noleen Safadi, responsable du département de l’éducation de Metula et habitante de Majdal Shams, devant un panneau indiquant « Bienvenue » devant l’école primaire Hanadiv de Metula, le 1ᵉʳ septembre 2026. (Crédit : Diana Bletter/Times of Israel)

« Depuis l’attaque, nous avons rencontré tant de gens formidables », a-t-elle ajouté.

« C’est très émouvant pour moi de participer à la reconstruction du système scolaire de Metula. »

« Les Libanais nous disent : ‘Nous en avons assez de la guerre’ »

Peu après la fin de la guerre, en février 2025, le maire de Metula, David Azoulay, déplorait que la ville n’ait « ni éclairage public, ni trottoirs, ni dispensaires, ni écoles, ni épiceries », et il décourageait les habitants de revenir.

Mais le jour de la rentrée scolaire, Azoulay rayonnait de joie en accueillant les gens.

Il a expliqué avoir reçu des messages de certains Libanais – chrétiens, druzes, sunnites et même chiites – du sud du Liban.

« Ils m’ont dit : ‘Nous en avons assez de la guerre, et nous voulons quelque chose de différent’ », a-t-il rapporté.

« Nous voulons la paix. À l’heure actuelle, je suis optimiste. »

Zipora Norel s’arrêtant pendant sa promenade matinale dans la rue principale de Metula, le 1ᵉʳ septembre 2026. (Crédit : Diana Bletter/Times of Israel)

Tôt ce matin-là, Zipora Norel faisait sa promenade matinale juste à côté de l’école.

« Je suis tombée amoureuse de Metula quand je suis arrivée ici il y a un mois, et j’ai emménagé ici il y a deux jours », a-t-elle confié au Times of Israel.

« Il fait un temps magnifique. L’ambiance est très ouverte. »

Pendant la guerre, Norel a été évacuée de Kiryat Shmona et a vécu dans différents endroits.

« J’ai un peu erré », a-t-elle déclaré.

« Mais depuis mon arrivée à Metula, tout le monde veut m’aider. Je cherche un emploi à temps partiel, en cuisine ou dans l’enseignement, et je fais de l’art. »

Interrogée sur la façon dont elle vit dans cette ville frontalière, elle a répondu : « Je compte sur nos soldats. Je n’ai pas la moindre crainte. »

Erit Hod-Fine, une habitante de Metula de cinquième génération, dirige Hod Rishonim, un centre de séjour familial situé dans la rue principale de la ville.

Erit Hod-Fine tenant une photo de ses arrière-grands-parents, deux des fondateurs de Metula, à la galerie HaRishonim de Metula, rue HaRishonim, le 1ᵉʳ septembre 2026. (Crédit : Diana Bletter/Times of Israel)

Le centre était fermé pendant la guerre, mais elle a déclaré qu’à présent, « mon téléphone recommence à sonner ».

Debout dans la rue HaRishonim, elle a désigné d’un geste les différents restaurants qui ont vu le jour depuis la guerre.

« C’est désormais un haut lieu de la gastronomie », a-t-elle déclaré en désignant une pizzeria casher, un restaurant de hamburgers et un café dont les tables sont installées sur le trottoir, à l’ombre de grands arbres.

« Tant que la guerre n’est pas finie, les Israéliens vivent comme s’il n’y avait pas de guerre », a-t-elle ajouté.

Une table en terrasse au Bela Café, rue HaRishonim, à Metula, le 1ᵉʳ septembre 2026. (Crédit : Diana Bletter/Times of Israel)

« Les gens sont peut-être vigilants, ils savent ce qui se passe, mais ils vivent et célèbrent la vie. »

Elle s’est dite ravie de voir les enfants retourner à l’école tôt mardi matin.

« Entendre les cris et la joie des enfants montre que la vie a repris ici », a déclaré Hod-Fine.

« C’est ça, la victoire. »

En savoir plus sur :
Pour commenter, rejoignez
la Communauté du Times of Israël !
Rejoidre la Communauté du Times of Israël
Seuls les membres qui payent un abonnement peuvent commenter les articles. Alors rejoignez nous et profitez d'autres avantages !
Veuillez utiliser un email au format suivant : example@domain.com
Confirm Mail
Merci ! Consultez votre mail maintenant
Vous faites désormais partie de la Communauté du Times of Israël ! Un e-mail contenant votre lien de connexion a été envoyé à . Une fois configuré, vous pourrez profiter de vos avantages et commenter.

Merci pour votre fidélité !

Si vous voyez ce message, ça veut dire que vous faites partie de nos lecteurs les plus assidus. Pour continuer votre lecture, veuillez rejoindre notre Communauté. Rejoignez-nous maintenant !
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.